Varsovie

POLOGNE/ALLEMAGNE - Les déclarations du ministre allemand des Affaires étrangères

Bien que le ministre allemand des Affaires étrangères, Sigmar Gabriel, ait dû en définitive « reporter » sa visite à Varsovie prévue le 21 mai, il a accordé à Gazeta Wyborcza un entretien dans lequel il assure la Pologne de « l’intérêt de l’Allemagne à maintenir la cohésion et à renforcer l’Europe. Nous ne voulons repousser aucun pays en périphérie parce que cela aboutirait en fin de compte au déchirement de l’Europe. […] Les propositions que nous élaborons avec la France seront discutées avec l’ensemble des Vingt-Sept et nous nous efforcerons de les rallier à ces idées. Nous n’y arriverons pas tous seuls, nous avons aussi besoin de la Pologne à bord. […] Nous voulons [aussi] que la Pologne soit dans le groupe [sur l’avenir de l’Europe qui compte l’Allemagne, la France, l’Espagne et l’Italie]. »

Concernant l’Etat de droit, il a répété que « certaines directions éveillent notre inquiétude. Vis-à-vis des autres pays, en particulier des candidats à l’adhésion, nous ne pouvons être crédibles dans notre engagement en faveur du respect des règles de l’Etat de droit que si nous-mêmes respectons ces règles au sein de l’UE. C’est pourquoi, en tant qu’Etats membres, nous devons traiter avec sérieux les reproches et les doutes des institutions européennes à qui nous avons nous-mêmes confié la tâche de faire respecter ces règles. Le dialogue sur l’Etat de droit n’est pas donc conduit au niveau bilatéral mais au niveau approprié – c’est-à-dire au niveau de l’UE. Par ailleurs, le Conseil a montré la semaine dernière que le premier vice-président de la Commission européenne Frans Timmermans jouissait du plein soutien des Etats membres dans le dialogue mené avec le gouvernement polonais. »

Source: Gazeta Wyborcza - 23 mai 

La Rédaction (lepetitjournal.com/Varsovie) – Mercredi 24 mai 2017

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BREXIT - La Pologne satisfaite par le mandat de négociation

Konrad Szymański, secrétaire d’Etat aux affaires européennes, se déclare satisfait du mandat de négociation du Brexit adopté lundi par le Conseil et remis à la Commission. Les principales revendications de la Pologne portaient sur le règlement financier, qui ne devrait pas remettre en cause les enveloppes programmées pour la période 2014-2020, et sur les droits des citoyens de l’UE résidant au Royaume-Uni. « Si ces conditions sont remplies, la Pologne soutiendra un début rapide des négociations pour parvenir à l’accord commercial le plus ambitieux possible avec le Royaume-Uni. Toutefois, aucun accord ne peut lui donner de position privilégiée, c’est-à-dire un accès au marché unique sans ouverture aux travailleurs européens et sans contribution au budget de l’UE ».

Source: Rzeczpospolita - 23 mai

La Rédaction (lepetitjournal.com/Varsovie) – Mercredi 24 mai 2017

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ZONE EURO - "Un club de pays à problèmes"

Gazeta Wyborcza reprend en Une les conclusions publiées par le quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeintung et tirées d’un entretien à huit clos entre les commissaires européens Valdis Dombrovskis et Pierre Moscovici sur les réformes de l’UE.

Celles-ci impliqueraient entre autres la création d’un budget distinct pour la zone euro et, d’ici 2025, l’adoption obligatoire de l’euro par tous les Etats membres. Le porte-parole du gouvernement polonais Rafał Bochenek a déclaré qu’il n’y avait pas pour le moment de plan d’entrée dans la zone euro, car celle-ci constitue « un club de pays à problèmes » qui ont «une croissance économique bien moindre et une lourde dette publique ». Toutefois, le député européen (PO-PPE) et ex-commissaire au budget Janusz Lewandowski estime que le scenario évoqué par le quotidien allemand entérinerait la division entre « l’Europe à première vitesse et la périphérie » et ramènerait la Pologne au statut de « zone tampon entre la Russie et l’Europe ».

 Source: Gazeta Wyborcza - 23 mai

La Rédaction (lepetitjournal.com/Varsovie) – Mercredi 24 mai 2017

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POLOGNE/UE - La vision de Frans Timmermans

Dans son édition du weekend, Gazeta Wyborcza publie une interview de Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne élu homme de l’année 2017 par ce même quotidien qui voit en lui « le porte-parole de la démocratie » en Pologne.

M.Timmermans explique que la Pologne devrait être un leader en Europe mais qu’elle doit en même temps respecter les principes européens, notamment la séparation des pouvoirs et l'Etat de droit, au risque de se nuire à elle-même et de s'affaiblir en provoquant des tensions avec d'autres pays et avec les institutions européennes. « Nous voulons coopérer et trouver des solutions » assure M. Timmermans, et « nous allons mener le dialogue auquel, semble-il, la partie polonaise est ouverte ». Il ajoute que lors du dernier CAG, une majorité d’Etats membres a soutenu la position de la CE au sujet de la situation de l’Etat de droit en Pologne. « Le moment est venu de dire clairement que ce n’est pas un contentieux entre ma personne et la Pologne, comme l’indique le gouvernement polonais. C’est la Commission européenne qui réclame l’Etat de droit avec le soutien du Parlement européen et la majorité des Etats membres ». Selon lui, le gouvernement polonais ne peut pas dire : « Nous avons gagné [les élections], alors nous allons dicter comment doit fonctionner le pouvoir judiciaire ».

Il se réjouit par ailleurs de la victoire d’Emmanuel Macron, qui a obtenu une majorité de voix tout en défendant l’UE. Le vice-président de la Commission se dit très préoccupé par les millions des personnes qui ont perdu l’espoir et se sentent déçues et en colère. Il estime que si l’Europe parvient, dans les années qui viennent, à rester unie et à ne pas céder au nationalisme, les 450 millions des Européens peuvent remporter tous les défis. Et de conclure : « l’Union européenne  n’est pas un projet économique, c’est un projet politique, appuyé sur un puissant fondement moral. La raison d'être de l'Union européenne, ce n'est pas la monnaie unique, l’ouverture des frontières et le marché commun. La raison d'être de l'UE, c'est d’empêcher que les Européens se fassent la guerre les uns aux autres ».  

La Rédaction (lepetitjournal.com/Varsovie) –  Mardi 23 mai 2017

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OPPOSITION - Le congrès de Nowoczesna

Rzeczpospolita  fait savoir que le congrès de Nowoczesna a réuni dimanche 21 mai à Varsovie plus de mille militants. Le parti tient à se redéfinir comme un parti libéral avec un nouveau slogan « À pleine vitesse » et un nouveau programme consistant à reconnaître les unions civiles, liquider le fonds public pour l’Église, réellement laïciser l’école accueillir des réfugiés et transformer le programme « 500+ » en « Famille active » (allégements fiscaux plutôt qu’allocation familiale). Nowoczesna a par ailleurs présenté son projet de loi sur le planning familial qui retire entre autres aux médecins le droit de recourir à la clause de conscience pour refuser de pratiquer l’IVG. M. Guy Verhofstadt, invité d’honneur du congrès, a souligné dans son discours le rôle de Nowoczesna dans la bataille européenne contre les populistes. M. Andrzej Halicki, représentant du principal parti d’opposition Plateforme civique (PO), a de son côté appelé à la composition de listes électorales communes. Selon le journal, ce congrès devait convaincre les électeurs qu’en dépit de problèmes passagers, Nowoczesna est toujours plein d’énergie et de force pour agir (Gazeta Wyborcza).

Sources: Gazeta Wyborcza, Rzeczpospolita - 21 mai

La Rédaction (lepetitjournal.com/Varsovie) – Mardi 23 mai 2017

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POLOGNE/ALLEMAGNE - Le président allemand à Varsovie

Gazeta Wyborcza du weekend relate la visite à Varsovie du président allemand, venu deux mois après son élection «tendre la main à son homologue polonais ».

M. Steinmeier a souligné qu’après le Brexit, les Vingt-Sept devaient rester ensemble. Il a assuré qu'il était clair pour lui que la Pologne était le « noyau de l'Europe » et que l'approfondissement de l'intégration ne pouvait pas avoir lieu sans la Pologne. Il a par ailleurs proposé de réactiver le Triangle de Weimar, ce à quoi le président Andrzej Duda a répondu qu’il comptait sur une invitation de l’Elysée. Selon le journal, M. Steinmeier a été surpris par les propos d'Andrzej Duda sur les réfugiés. Ce dernier a indiqué que la Pologne était ouverte et que tout réfugié y recevrait de l'aide mais a insisté sur le fait que les réfugiés ne devaient pas être forcés à venir en Pologne. Pour lui, la procédure de relocalisation des demandeurs d’asile proposée par l'UE est contraire aux droits de l’Homme.

La Rédaction (lepetitjournal.com/Varsovie) – Mardi 23 mai 2017

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DIPLOMATIE - Les relations France-Pologne d'après Ryszard Czarnecki

Le député européen Ryszard Czarnecki (PiS) remarque dans un entretien pour Polska The Times que la victoire d’Emmanuel Macron n’a pas été une surprise car les sondages réalisés en France, plus précis et fiables qu’en Pologne, montraient dès le début cette tendance. M. Czarnecki déplore les propos critiques formulés à l’égard de la Pologne par M. Macron pendant sa campagne. Il espère maintenant une « nouvelle ouverture » dans les relations franco-polonaises mais aussi une coopération plus étroite dans le cadre du Triangle de Weimar, de l’UE et de l’OTAN. Il appelle à un dialogue entre Varsovie et Paris qui s’appuierait sur des intérêts économiques et politiques communs, sans l’intermédiaire de Berlin. Il apprécie la position de M. Macron vis-à-vis de l’OTAN et de la Russie mais considère que sa vision de l’UE est confuse : le nouveau président français devrait se prononcer clairement pour une « Europe à deux ou plusieurs vitesses ».

Source: Polska The Times - 20 mai 

La Rédaction (lepetitjournal.com/Varsovie) – Mardi 22 mai 2017 

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POLITIQUE MIGRATOIRE - « La Pologne ne peut pas accueillir de réfugiés »

Dans le cadre du programme de relocalisation, la Commission européenne a menacé, mardi dernier, de sanctionner la Pologne, la Hongrie et l’Autriche si elles continuaient à refuser, d'ici juin, d’accueillir des demandeurs d'asile depuis l'Italie et la Grèce. Suite à ce communiqué, la Première ministre polonaise, Beata Szydło s’est exprimée en déclarant que la Pologne ne pouvait accepter qu’on lui impose, à elle ou à tout autre Etat membre de…

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