Mercredi 12 décembre, un large public composé en majorité de dirigeants d’entreprises est venu à la rencontre du patron de Veolia Israël, Mr. Henri Starkman. Organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie Israël-France, en partenariat avec l’Association des Manufacturiers d’Israël, ce rendez-vous fait partie du cycle de conférence “Meet the leaders” qui permet au public et aux professionnels de rencontrer des personnalités de premier plan du monde économique israélien.

Starkman a introduit Veolia (ancienne Générale des Eaux) en Israël en 1992.

Sa qualité humaine, son esprit de compétition et d’adaptation lui ont permis de comprendre rapidement les enjeux et les attentes d’Israël.

Rapidement, les capacités du pays ont permis au groupe de gagner différents marchés de s'implanter dans le pays. Aujourd’hui, Veolia Israël représente une des meilleures filiales dans le monde.

Avec un bénéfice 1.5 milliards de shekels par an et quelques 2.000 employés, Veolia Israël est extrêmement dynamique.

Cette réussite du groupe en Israël, Starkman l’explique grâce à la synergie qu’il a réussi à mettre en place. "Nous avons 4 secteurs, mais tous réunis dans le même immeuble, dans le même étage, ce ne sont pas 4 divisions, mais une seule, c’est ça l’avenir de Veolia en Israël".

Véolia Israël est actif dans 4 domaines. Tout d’abord dans le secteur du traitement de l’eau. En 2002, Veolia Water et ses 2 partenaires israéliens ont remporté un important contrat en construisant l’usine de dessalement d’Ashkelon. Avec une capacité de 320.000 m3 par jour, l’usine est l’une des références les plus importantes au monde dans le domaine du dessalement d’eau de mer. Ce projet prévoit de desservir environ 1.4 million de personnes. Le domaine de l’énergie fait également partie des activités du groupe.

Le secteur du transport lui, est en recul.

Un de ses plus gros succès, mais qui a été source de nombreuses critiques, est le contrat du tramway de Jérusalem. Le groupe avait également investit dans les autobus et était devenue la 4ème compagnie du pays avec plus de 6.000 bus, mais cette activité doit prendre fin en 2013.

Enfin, le dernier secteur est celui du traitement des déchets. Veolia a créé le 1er et unique incinérateur de traitement de déchets toxiques en Israël à Ramat Hovav, près de Beersheba.

Lors de sa conférence, Mr. Starkman a regretté le chiffre encore trop bas des entreprises  françaises implantées sur le marché israélien. “C’est vraiment dommage que la France n’utilise pas les talents présents en Israël” a-t-il déploré en précisant “qu’Israël est un marché petit et très agressif”. “Il n’est pas toujours facile de travailler avec les israéliens, mais il faut parfois forcer les choses car de très beaux projets peuvent naitre” affirme-t-il. Et Mr. Starkman en est le premier exemple.

Dans un monde en crise, le groupe Véolia rencontre lui aussi des difficultés. Ce d’autant que les projets de l’entreprise sont souvent pharaoniques, en terme d’investissement ou de réalisation. C’est le cas notamment de l’usine de dessalement d’Ashkelon dont le contrat porte sur 25 ans.

"Israël est un bon pays avec tous ces problèmes" a cependant conclu Mr. Starkman en rappelant la nécessité d’encourager constamment les entreprises françaises à venir s’implanter dans le pays.

Antoine RIPAUD (www.lepetitjournal.com/telaviv) Vendredi 21 décembre 2012

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