Shanghai

FOOTBALL - L’accalmie des transferts faramineux en Chine

Vers la fin d’un épisode sans précédent dans le football chinois ? L'Association Chinoise de Football (CFA) a annoncé un règlement financier plus strict sur le transfert de joueurs, juste après l'ouverture du mercato estival, dans le but de limiter les dépenses les plus folles.

On se souvient en effet de dépenses astronomiques déboursées par quelques mastodontes locaux : Ezequiel, Lavezzi, Gervinho au Hebei Fortune, Carlos Tevez au Shanghai Shenshua, Hulk au Shanghai SIPG ou encore Axel Witsel au Tianjin Quanjian. Alors, sans surprise, la Super League chinoise avait dépassé la mythique Premier League anglaise en déboursant la somme record de 331 millions d'euros. Du jamais vu !

Dorénavant, tout club qui verse une indemnité de transfert de plus de 45 millions de yuans (6,63 millions de dollars) pour l'achat d'un footballeur étranger, doit débourser un montant équivalent à la CFA, pour une double somme donc.

Une règle similaire s'applique également aux joueurs nationaux avec un plafond de 20 millions de yuans (2,93 millions de dollars), a indiqué la CFA dans une lettre adressée aux 32 clubs chinois de la Super League et de la League One. Et pour finir, dès la saison 2018, les clubs devront également aligner sur la pelouse à chaque rencontre un nombre égal de joueurs étrangers et de footballeurs chinois U23 (moins de 23 ans).

Faire émerger de nouveaux talents pour conquérir le monde…

Malgré les velléités croissantes du président chinois Xi Jinping de faire de la Chine (81ème nation au classement FIFA actuel) une future place forte du football mondial, la situation est désormais à l'accalmie voire, plus globalement, à la réflexion sur le travail fourni dans le temps long. La fondation d'écoles de football dans l'Empire du Milieu, la venue d'entraîneurs réputés (Luiz Felipe Scolari, André Villas-Boas, Fabio Cannavaro) ou encore l'achat de grands clubs européens par de riches investisseurs (AC Milan, Atlético de Madrid à hauteur de 20%, l'Olympique lyonnais, Inter de Milan) en constituent des exemples éloquents. L'objectif est de s'inspirer du savoir-faire européen en la matière.

Reste à savoir si toutes ces mesures seront respectées … À titre de comparaison, l'UEFA avait mis en place en 2010 le fair-play financier afin d'assurer un équilibre dans la balance financière des clubs européens. Mais pour la Chine, on en est pas encore là …

Sources : transfertmarkt, sport24, l’Équipe.

Guillaume Asmanoff lepetitjournal.com/shanghai Mardi 27 juin 2017

TECHNOLOGIE - Les robots-livreurs arrivent en Chine !

L’Intelligence Artificielle est partout et nos prochains amis seront probablement des robots… Dans ce pays où l’on se fait tout livrer en un temps record (et à un tarif défiant toute concurrence), le métier de livreur en scooter semble être en péril.

En effet, JD.com, un des sites les plus célèbres et utilisés en Chine, fait actuellement des tests de livraison par robot dans six universités chinoises (dont la Renmin, la Tsinghua et la Zhejiang University). Ces facteurs déshumanisés seraient pourvus d’une intuition hors norme, leur permettant de manier aisément un GPS pour trouver le meilleur chemin, éviter les obstacles (détail important) et même informer par message les destinataires lorsqu’ils approchent à 100m du lieu d’arrivée ! Nous pourrions donc bientôt voir sur les routes et trottoirs se faufiler ces petits engins, se déplaçant à vitesse de piétons quand nécessaire, et ralentissant même sur les fameux bumpers des zones résidentielles !

Et cela n’est que la face immergée de l’iceberg, puisqu’en amont, tout le stockage, la logistique et  la préparation sont déjà sous le contrôle de la smart technology, comme l’affirme Richard Liu, patron de JD.com. C’est bien là tout un nouveau modèle économique qui se construit, pour être généralisé dans un futur sans doute proche. Sans vouloir faire vieux jeu, cette formidable invasion de l’I.A. est quand même un peu effrayante, non ?...

Et pour vous détendre : puisque la livraison alimentaire est en plein développement en Chine, un conducteur s’est permis il y a peu, par un jour de pluie torrentielle, de tester un nouveau genre de drive : il est entré dans une superette, en VOITURE, sans daigner descendre de sa petite Smart ! Et le vendeur de se précipiter pour le servir, le faire payer et même l’aider à sortir sans encombre du magasin ! Pas sûr qu’un robot eut été aussi indulgent… Only in China !

Voir la vidéo (avec VPN).

Source : Shanghai Expat Official

Crédits photo : Droits Réservés

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Delphine Gourgues lepetitjournal.com/shanghai Mercredi 21 juin 2017

EXPOSITION - Rembrandt sur la place Tiananmen grâce à un milliardaire américain

C’est l’histoire d’un homme de 54 ans, Thomas Kaplan, issu de la bourgeoisie new yorkaise, qui est tombé amoureux des toiles du peintre Rembrandt, alors qu’il n’avait que 6 ans. Depuis ses rêveries d’enfants, le collectionneur a réuni, en une quinzaine d'années, 250 toiles de peintres néerlandais, dont une bonne partie tourne en permanence dans différentes salles d'expositions autour du monde.

Après le Louvre, le milliardaire américain expose depuis ce samedi au Musée National de Chine, sur l'immense place Tiananmen à Pékin, sa collection privée de Rembrandt et d'autres œuvres du Siècle d'or hollandais. La sélection de 70 tableaux, dont 11 Rembrandt et un Vermeer, est exposée jusqu'au 3 septembre dans l'imposant musée pékinois, situé en face du mausolée qui abrite le corps embaumé de Mao Zedong, le fondateur du régime communiste.

L’exposition bientôt accueillie à Shanghai …

La Chine constitue la première étape de la tournée mondiale de cette nouvelle exposition. "L'influence culturelle de la Chine va décupler dans la prochaine décennie", assure M. Kaplan à l’AFP. Pour lui, l'avenir de l'œuvre de Rembrandt "sera très différent en fonction de la réaction de la Chine à son art".

Le collectionneur espère que le public chinois "ne verra pas simplement en Rembrandt un artiste occidental". "Nous sommes absolument persuadés qu'il peut servir de pont (...) C'est véritablement un artiste universel", note-t-il.

Après trois mois à Pékin, l'exposition sera accueillie par un musée privé à Shanghai, avant de repartir pour la Russie puis les Émirats arabes unis.

Sources : le Parisien, Libération

Retrouvez aussi sur lepetitjournal Shanghai : 
- Galeries d’art à Shanghai : le top 5 de la rédaction 

Guillaume Asmanoff lepetitjournal.com/shanghai Mardi 20 juin 2017

DISNEYLAND SHANGHAI - Un an après … des chiffres records

Pour son premier anniversaire, Disneyland Shanghai peut se réjouir d’une prouesse de taille avec ses 11 millions de visiteurs sur l’année, dont la moitié n’était pas de Shanghai.

D’autant plus que le parc vient d’atteindre le seuil de rentabilité lors de sa première année d'exploitation et devient le premier parc d'attractions de cette taille le plus rapide dans le monde à atteindre cet objectif. 

D'une valeur de 5,5 milliards de dollars, Disneyland Shanghai est le deuxième parc à thème chinois de la firme américaine, puisque Hong Kong dispose déjà d'une adresse depuis 2005. Toutefois, Shanghai est le parc Disneyland le plus cher et le plus innovateur du réseau. En comparaison avec les visiteurs européens, les visiteurs chinois du parc d'attractions sont plus intéressés par les dernières tendances technologiques, ce qui pousse le parc à innover en la matière. 

Un parc unique 

Il a été imaginé sur le même principe que celui de Paris, c'est-à-dire en proposant son propre ADN, contrairement au site de Hong Kong qui est une copie conforme de Disneyland Californie. Dans son quartier "Tomorrowland", Shanghai propose une adaptation du film Tron : l'Héritage. Un manège en lieu et place de Space Mountain, par exemple. Dans "Fantasyland", le train de la mine a été imaginé en conformité avec le conte de Blanche-Neige. Le Disneyland chinois a aussi reproduit le voyage de Peter Pan ou le vol de Dumbo

Disneyland Shanghai développe actuellement un quartier dédié à la saga Toy Story, attendu pour 2018.

Sources : leparisien, gb times

À lire aussi sur lepetitjournal :
-Top 5 des parcs d’attractions autour de Shanghai 
- J’AI TESTE POUR VOUS - Disneyland Shanghai 

Guillaume Asmanoff lepetitjournal.com/shanghai Lundi 19 Juin 2017

RÉSEAUX SOCIAUX EN CHINE - Les "people" dans le viseur

Le gouvernement chinois a clôturé plusieurs dizaines de comptes sociaux people mettant en cause leur contenu "vulgaire" faisant appel aux "bas instincts" du peuple. La clôture a été autorisée par la nouvelle loi sur la cyber-sécurité adoptée en novembre 2016 et qui est entrée en vigueur le 1er juin 2017.

Ainsi, ce sont des comptes Wechat tels que Dush Movie, comptant 30 millions d’abonnés ainsi que celui de Zhuowei, "le premier paparazzi de Chine" qui comptabilisait 7 millions de fans, qui ont été fermés. D’autres comptes moins trash comme ceux de magazines de mode ont également été fermés.

Rendre l’environnement en ligne plus sain et plus sûr

Car jusqu’ici le domaine du show-business n’était pas soumis à la réglementation de l’État. Depuis le 1er juin, c’est chose faite, montrant la volonté toujours constante du gouvernement central de lutter contre le contenu vulgaire, pornographique, violent, superstitieux, ou incitant à parier de l’argent.

Et il n’y a pas que les comptes Wechat et Weibo (le Twitter chinois) qui sont touchés. Le 25 mai dernier, une dizaine d’applications de live streaming étaient fermées, dont la plateforme Qianshu. À cela s’ajoute l’obligation de s’enregistrer sous son nom réel pour pouvoir diffuser du contenu sur ses plateformes.

Certains estiment que cela attristera de nombreux adolescents qui, les vacances scolaires approchant, vont devoir se trouver des loisirs un peu plus sérieux…

Source : Les Echos, People Daily

La rédaction  lepetitjournal.com/shanghai Jeudi 15 juin 2017

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SAISON DES PLUIES - En Chine, après les vélos à louer en partage, voici les parapluies !

L’économie du partage n’en finit pas de se développer en Chine! Pour les bicyclettes, à chaque jour sa nouvelle couleur (dorée récemment) et son nouveau modèle…  Avec le début de la saison des pluies, on a vu fleurir à Shanghai un nouvel objet à louer, le temps d’une averse, le parapluie !

Avec une mécanique similaire à celle de Mobike et autre Ofo, il vous suffit, en cas de gouttes persistantes, de scanner le QR code du dit-objet, de payer une caution de 20 RMB, de déverrouiller le parapluie grâce au code envoyé sur votre téléphone, et de vous mettre à l’abri pour la modique somme de 1 RMB/jour.

L’essai reste certes à confirmer, car le prix d’achat d’un parapluie standard en Chine est souvent de l’ordre de 20 RMB… sans toutefois en garantir la qualité, chacun sait que ce type d’accessoire tient plus du jetable que de l’investissement durable !

Une quinzaine d’investisseurs et sociétés se sont déjà lancés dans plusieurs villes de Chine, comme OTO ou Molisan à Shanghai. Les modalités d’utilisation peuvent différer : certains ne demandent pas d’enregistrement préalable, d’autres n’ont pas de GPS tracking pour la géolocalisation… Nul doute que des ajustements vont s’opérer dans les semaines à venir. Un test a été initié fin mai avec 100 parapluies dans le quartier de Lujiazui, et il se dit d’ailleurs que ces parapluies ne sont jamais réapparus…

Plusieurs éléments pourraient cependant donner une chance à ce nouveau business, et le désaisonnaliser, comme une qualité minimum, la géolocalisation, en faire un support de publicité, proposer des modèles anti-UV pour les jours ensoleillés... Un autre point à valider sera le "rangement" dans un endroit approprié : l’expérience de la pagaille observée par endroits avec les vélos ces derniers mois sera sûrement très utile aux gestionnaires du parapluie à partager !

La société chinoise fait décidemment tout en accéléré, à peine installée dans une ère de consommation, elle prône désormais non pas la possession, mais la location à tout prix, le plus bas possible de préférence… "To have or to rent, China may have the answer" !

Sources : Time Out Shanghai, ShanghaiWOWeng compte WeChat, Sixth Tone

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Delphine Gourgues lepetitjournal.com/shanghai Mardi 13 juin 2017

INSOLITE - Dégustez une bière chinoise vieille de 3400 avant JC !

En mai 2016, des traces de bière retrouvées sur des fragments de vaisseaux d'argile datant du quatrième millénaire avant notre ère ont été découvertes dans la province chinoise de Shaanxi près de la rivière Wei. Une découverte archéologique qui a de quoi inspirer des brasseurs chinois qui veulent ainsi recréer la boisson telle qu’elle pouvait être bue en Chine à cette époque lointaine.

C’est en effet une simple "trace jaune" retrouvée sur des fragments de vaisseaux qui contient des traces d'orge, de millet et de tubercules qui pourront ressusciter cette bière d’antan. De plus, les scientifiques ont indiqué que la présence d'orge prouvait que la céréale était apparue en Chine 1 000 ans avant ce que supposaient les botanistes. Probablement, avant de devenir le principal produit de l'agriculture, l'herbe était utilisée à l'origine comme un ingrédient pour la bière.

Néanmoins, Le professeur d'archéologie Liu Li de l'Université de Stanford, a fait savoir dans une interview pour Keji Ribao, que cette vieille bière, qui remonte à une période entre 3 400 et 2 900 avant notre ère, différait par ses composés des boissons modernes. Selon lui, son goût ressemblait à un vin doux à faible teneur en alcool. Néanmoins, les scientifiques ont précisé qu'il serait impossible de connaître le goût exact de cette bière, puisque les proportions des ingrédients restaient inconnues.

Guillaume Asmanoff lepetitjournal.com/shanghai Mercredi 7 juin 2017 

Shanghai

LYCÉE FRANÇAIS DE SHANGHAI - Samuel Jourdan et Fabien Lacroix s’envolent vers d’autres horizons !

Juin tire à sa fin avec son cortège - tristement interminable - d’annonces de départs et autres farewells. Le Lycée Français de Shanghai n’y échappe pas et voit cette année partir notamment deux personnes importantes et appréciées : Samuel Jourdan, proviseur adjoint, et Fabien Lacroix, professeur d’EPS et directeur athlétique, chargé du développement des ASC (Associations Sportives et Culturelles). M. Jourdan sera à la rentrée 2017 principal du…

HANGZHOU - Top 10 des bonnes adresses

À juste 200 km au sud de Shanghai, un week-end à Hangzhou est un incontournable et vous ne pourrez être que séduit par son vieux quartier, ses…
Actualité Chine

EDUCATION - La langue de Lu Xun, vecteur d’intégration au Xinjiang (Le Vent de la Chine)

Depuis 2004, la Chine pratique le bilinguisme scolaire au Xinjiang dans 78% des établissements — système qui en vérité privilégie le mandarin sur le ouïghour (cinq matières dans l’un, seulement une dans l’autre). Mais il "intéresse" le jeune Ouïghour au résultat, lui octroyant jusqu’à 50 points supplémentaires au Gaokao (Bac) et aux concours de cadres, pourvu qu’ils le présentent dans la langue de Lu Xun.
Une internationale

EXPATRIATION – 10 pays pour booster sa carrière

Etats-Unis, Royaume-Uni, Taïwan... Sur la base des réponses apportées par 14.000 personnes expatriées (de toutes nationalités), la dernière enquête publiée par InterNations compile les pays où il faut s’expatrier si l’on veut booster sa carrière. L'Europe est mal classée.
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EXPATRIATION – 10 pays pour booster sa carrière

Etats-Unis, Royaume-Uni, Taïwan... Sur la base des réponses apportées par 14.000 personnes expatriées (de toutes nationalités), la dernière enquête publiée par InterNations compile les pays où il faut s’expatrier si l’on veut booster sa carrière. L'Europe est mal classée.

COACHING - Le sacrifice du conjoint suiveur

Selon une enquête récente auprès de la population francophone expatriée, 49% des conjoints suiveurs en recherche d’emploi auraient le sentiment d’avoir sacrifié leur carrière*. Ce chiffre m’a interpellée, car je trouve cela dommage de voir autant de personnes qui voient leur expatriation comme un sacrifice de leur carrière. 
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