Istanbul

A SAVOIR - Le tramway rouge d'Istiklal hors service à partir d'aujourd'hui

Le tramway dit "nostalgique" de l'avenue Istiklal, célèbre artère piétonne d'Istanbul, restera à l'arrêt pour une durée de six mois à compter d'aujourd'hui en raison de travaux sur la voie.

Pour la plupart des Stambouliotes, le nostaljik tramvay symbolise un lien fort entre le passé prestigieux de ce quartier de Beyoğlu et son présent, au cœur de la vie culturelle d'Istanbul. La métropole a d'abord utilisé le tramway à cheval, entre 1872 et 1914. Le 11 février de cette année-là, le premier tramway électrique est mis sur les rails. Il dessert la rive européenne puis, 15 ans plus tard, la rive asiatique. Les tramways électriques resteront le principal moyen de transport public de la ville jusqu’à leur disparition, en 1966.

Celui de l'avenue Istiklal a été restauré en 1991 par les mécaniciens de l’IETT, réseau de transports en commun d'Istanbul et de sa région. L’expression “nostaljik tramway" date de cette époque. Les voitures rouges et blanches, vieilles de près d’un siècle, s'accordent parfaitement avec les nombreuses carrioles des vendeurs de simit qui jalonnent les deux kilomètres de l’avenue piétonne.

(RE)LIRE: ANNIVERSAIRE - Le “tramway nostalgique” fête ses 99 ans !

 

Istanbul (http://lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 19 janvier 2017

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POLEMIQUE SUR LE NUTELLA - La Turquie annonce une étude sur l'huile de palme

Le gouvernement turc vient de commander une enquête scientifique sur les produits à base d'huile de palme, a annoncé dimanche le ministre de l'Agriculture, Faruk Çelik, citant des "articles de presse au sujet de certains produits utilisant de l'huile de palme commercialisés dans notre pays", rapporte le quotidien Hürriyet. Le ministre a toutefois précisé "qu'aucun pays au monde (n'avait) interdit l'huile de palme" et que "les travaux scientifiques réalisés à ce jour dans notre pays (n'avaient) mis à jour aucun effet négatif".
 
A l'origine de cette polémique, une étude de l’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) montrant que cette huile végétale devenait cancérigène lorsqu’elle est chauffée au-delà de 200°C. Nutella, la célèbre pâte à tartiner de la marque Ferrero, se retrouve à nouveau au cœur des débats. Le confiseur italien a fait savoir que cette température n’était jamais atteinte lors de la confection du Nutella.
 
Si l'EFSA n'a pour le moment pas émis d'interdiction stricte de l'huile de palme, elle encourage l'Union européenne à lancer de nouveaux tests scientifiques plus poussés afin de déterminer précisément le rôle de cet ingrédient dans le développement des cancers. 
 
Consommé dans le monde entier, le Nutella est une véritable manne financière pour le chocolatier puisqu'il représente un cinquième de ses ventes. Le Nutella est notamment produit avec des noisettes, dont une bonne partie est originaire... de Turquie. Celle-ci fournit 70 % de la production mondiale de noisettes. Ferrero, la société mère de Nutella, est le premier acheteur mondial de noisettes.

Istanbul (http://lepetitjournal.com/istanbul) lundi 16 janvier 2017

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EMPLOI - La Micel lance sa campagne de recrutement en Turquie

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INSOLITE – Le boucher turc "sensuel" célèbre sur Instagram

T-shirt blanc moulant, veston noir et lunettes de soleil, Nusret Gökçe –boucher turc et propriétaire de la chaîne de restaurants Nusr-Et Steackhouse- a une drôle de façon de découper la viande : érotique et comique à la fois… Il se filme en train de travailler puis poste les vidéos sur les réseaux sociaux. Résultat ? Plus d’un million de personnes le suivent sur Instagram. Une notoriété mondiale que ce boucher turc doit surtout à sa manière élégante de saupoudrer le sel sur la viande, d’où son surnom de "Salt Bae" (chéri du sel) donné par les internautes… Découvrez par vous-même :

Sur d’autres vidéos, Nusret Gökçe fesse des carcasses de viande en écoutant des tubes de pop turque ou du Vivaldi. Les internautes du monde entier n’ont pas tardé à le parodier.

Solène Permanne (http://lepetitjournal.com/istanbul) mercredi 11 janvier 2017

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REFORME - Les députés turcs débattent du régime présidentiel

Un président chef de l’Exécutif, sans Premier ministre, qui n’aura plus à couper les liens avec son parti, nommera et révoquera les ministres et vice-présidents, pourra prendre des décrets (y compris, en période d’état d’urgence, sur les droits et libertés fondamentaux) et dissoudre le Parlement : telles sont les grandes lignes du projet de révision constitutionnelle soumis par le Parti de la justice et du développement (AKP, au pouvoir) aux députés turcs lundi.

L’AKP et Recep Tayyip Erdoğan veulent aller vite. Le chef de l’État a dû faire pour cela quelques concessions mineures sur le texte initial, qui avait fait grincer des dents au sein de l’AKP et attisé les rumeurs d’éventuelles défections. Or le parti au pouvoir a besoin du vote de chacun de ses 316 députés (317 moins le président du Parlement, qui ne vote pas) pour faire passer le projet. Il doit aussi obtenir l’aval de 14 des 39 élus du MHP (Parti d’action nationaliste), avec lequel le projet a été rédigé, pour réunir les 330 votes qui conduiront ce texte à un référendum en avril. A cette date, rien n’indique que la Turquie sera sortie de l’état d’urgence dans lequel elle se trouve depuis la tentative de putsch de juillet 2016.

Alors que les débats devraient durer une quinzaine de jours, Recep Tayyip Erdoğan fait donc face à deux défis immédiats : maintenir la discipline dans ses rangs et convaincre une quinzaine d’élus d’opposition de le suivre. S’il y parvient, un autre défi l’attendra : celui de l’opinion publique. Selon un sondage réalisé fin décembre par l’institut ANAR, 78% des électeurs se disent "pas, très peu ou peu informés" sur le projet.

Les deux principaux partis d’opposition, le Parti républicain du peuple (CHP, social-démocrate) et le Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde), ont signifié dès le début leur refus d’un texte qu’ils accusent d’avoir été rédigé sur-mesure, pour Recep Tayyip Erdogan. "Depuis sa fondation en 2000, puis entre 2000 et 2012 [Erdogan a été Premier ministre de 2003 à 2014, NDLR], les programmes de l’AKP ont toujours vanté les mérites du régime parlementaire. Est-ce qu’une pierre vous est tombée sur la tête pour que vous souhaitiez désormais anéantir le Parlement ?" a ironisé le député CHP Engin Altay lundi.

Le projet prévoit également l'organisation simultanée, en novembre 2019, d’élections législatives et présidentielle. Le chef de l'Etat serait élu pour un mandat de cinq ans renouvelable. Si le texte est adopté, Tayyip Erdoğan pourrait donc tenir les rênes du pays jusqu’en 2029.

Istanbul (http://lepetitjournal.com/istanbul) mardi 10 janvier 2017

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REINA - Le tueur de la boîte de nuit est toujours en cavale

Quatre jours de traque, d’opérations de police et d’interrogatoires, mais toujours aucune trace, mercredi soir, de l’homme qui a tué 39 personnes dans une discothèque d’Istanbul lors de la nuit du Nouvel An. Les services antiterroristes maintenaient en garde à vue hier au moins 36 suspects – des étrangers en majorité, dont 20 arrêtés hier à Izmir. Ces personnes sont soupçonnées d’avoir communiqué avec le terroriste avant ou après l’attentat, revendiqué lundi par l’État islamique (Daech). Parmi elles, une femme présentée comme son épouse et la mère de ses deux enfants. Selon l’agence de presse Ihlas, qui a diffusé des selfies inédits du tueur présumé, cette femme aurait déclaré ignorer les sympathies de son mari pour le groupe djihadiste et avoir appris la nouvelle de la fusillade à la télévision.

Toujours selon l’agence Ihlas – qui cite des sources de sécurité mais dont les informations n’ont pas été confirmées officiellement – la famille serait entrée en Turquie fin novembre 2016. Ils se seraient rendus à Konya, en Anatolie centrale, sous prétexte d’y travailler. Le terroriste présumé aurait ensuite voyagé seul vers Istanbul en bus courant décembre. Les enquêteurs privilégient la piste d’un homme originaire d’Asie centrale, formé en Syrie au maniement des armes de guerre. Son nom et sa nationalité, connus des enquêteurs, n’ont pas été dévoilés. Les autorités cherchent notamment à savoir si le terroriste de la discothèque appartient à la même cellule que les auteurs du triple attentat-suicide de l’aéroport Atatürk en juin 2016 (45 morts). Leur commanditaire présumé, Ahmed Tchataïev, est un Tchéchène considéré comme le principal recruteur de candidats au djihad issus de l’ex-URSS.

"Aucun pays au monde ne lutte contre tant d’organisations terroristes à la fois", a déclaré mardi le premier ministre, Binali Yıldırım, affirmant que l’armée turque poursuivrait sans relâche son opération terrestre dans le nord de la Syrie. Cette offensive lancée le 24 août vise à reprendre aux djihadistes leur bastion d’al-Bab et à empêcher les milices kurdes du PYD/YPD – considérées comme terroristes car liées au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) – de créer une zone autonome à la frontière turco-syrienne. "Nous avons déjà neutralisé 1270 membres de Daech (…) Les Etats-Unis ne font rien, et les autres non plus, à part livrer des armes aux PYD et YPG pour qu’il y ait davantage d’anarchie et de terrorisme en Turquie", a fustigé Binali Yıldırım, espérant que le président élu Donald Trump "mettra fin à cette infamie". Sans surprise, l’état d’urgence décrété le 21 juillet après la tentative de putsch a été reconduit pour trois mois jusqu’au 20 avril après un vote au Parlement mardi.

Istanbul (http://lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 5 janvier 2017

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REINA - Daech revendique la fusillade meurtrière d’Istanbul

La chasse à l’homme se poursuivait lundi en Turquie pour retrouver l’auteur de la fusillade qui a tué 39 personnes, parmi lesquelles au moins 27 étrangers dont une Franco-Tunisienne, dans la discothèque Reina d’Istanbul lors de la nuit du Nouvel An. Dans un communiqué également diffusé en turc, l’État islamique (EI ou Daech) a revendiqué l’attentat. L’organisation affirme qu’ "un des soldats du califat" a mené l’assaut contre "l’une des plus célèbres boîtes de nuit, où les chrétiens célèbrent leur fête apostate". C’est la première fois que le groupe djihadiste assume la responsabilité d’un attentat sur le sol turc (à l’exception d’une attaque à Diyarbakir en novembre, finalement revendiquée par les séparatistes kurdes), alors que les autorités lui ont attribué au moins huit actions meurtrières contre des civils depuis juin 2015. C’est aussi la première fois que le terroriste ne se fait pas exploser parmi ses victimes et qu’il parvient à s’enfuir, abandonnant son arme, une Kalachnikov.

Cette fuite s’explique d’abord par la rapidité de l’attaque – moins de dix minutes – et par ce que les enquêteurs décrivent comme le "professionnalisme" du tireur. "Le sang froid de l’assaillant, son professionnalisme dans l’usage de son arme, le fait qu’il ait choisi comme munitions des balles blindées qui sont plus efficaces au milieu d’une foule, le fait qu’il ait vidé quatre chargeurs en trois minutes et qu’il ait pu s’enfuir tranquillement suggèrent une expérience du terrain. Ce terrain est sûrement la Syrie et/ou l’Irak", explique au quotidien Hürriyet un haut responsable sécuritaire, sous couvert d’anonymat. A la recherche de complices, la police d’Istanbul a placé huit personnes en garde à vue lundi.

Les vidéos de la discothèque montrent un tireur déterminé, rapide, visant le haut du corps de ses victimes. Les autorités ont interdit la diffusion d’images liées à l’attaque, comme elles le font généralement après les attentats, mais ont distribué aux médias des photos du tireur issues des vidéos de surveillance. Des photos d’un homme brun, jeune, peut-être originaire d’Asie centrale, selon les premiers éléments dévoilés. Parmi les pistes explorées, les enquêteurs cherchent à savoir si le terroriste appartient à la même cellule djihadiste que les auteurs du triple attentat-suicide de l’aéroport Atatürk en juin 2016 (45 morts).

Istanbul (http://lepetitjournal.com/istanbul) mardi 3 janvier 2017

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Une internationale

UNE ETUDIANTE LILLOISE A JAVA - 24h dans la peau d'une Indonésienne

Quand Chloé accepte de suivre Pipin et Punta, deux étudiants indonésiens de son université d’accueil, dans leur ville natale près de Yogyakarta, elle est loin d’imaginer la richesse de la culture qu’elle s’apprête à découvrir. Une escapade touristique qui se transforme vite en excursion au sein de la réalité des habitants du pays. Récit d’une journée à l’indonésienne, vécue par une étudiante française nouvellement arrivée à Jakarta.
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CINEMA FRANÇAIS - 2016, une année sombre dans les salles obscures étrangères

Les films français n’ont pas su attirer les spectateurs étrangers en 2016. Cette année, ils étaient seulement 34 millions à profiter de la création cinématographique française sur grand écran, contre 111 millions en 2015. Une baisse temporaire, espère-t-on chez UniFrance, l’agence de promotion du cinéma français à l’étranger.

TÉLÉTRAVAIL – Les entreprises françaises championnes!

Je télétravaille, tu télétravailles, ils télétravaillent… Plus de 70% des entreprises françaises autorisent à des degrés divers leurs salariés à travailler depuis leur domicile. Elles répondent à une demande des salariés qui invoquent en premier lieu un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Pour les expatriés, le télétravail peut aussi être un moyen de mieux appréhender la mobilité souvent inhérente aux carrières internationales.
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ELECTIONS – Trop coûteuses pour des Français de l’étranger peu mobilisés ?

Entre 2011 et 2014, le coût des élections organisées pour les Français établis hors de France a été supérieur à 34 millions d’euros, un montant pointé par la Cour des Comptes qui s’inquiète de nombreuses faiblesses relatives à la fiabilité de la Liste électorale consulaire ou au vote par internet, et surtout d’une faible participation.

IMPÔT UNIVERSEL – Mélenchon veut en imposer aux expatriés

Le candidat de La France Insoumise à la présidentielle, a annoncé vouloir créer un impôt universel basé sur la nationalité du cotisant, inspiré du modèle américain. Cette proposition censée éviter l'évasion fiscale vise les expatriés payant un faible impôt dans leur pays d'accueil.
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