

Giulia, pétillante italienne de 33 ans, mariée et maman de 2 jeunes garçons, profite de ses expatriations pour exercer sa passion : la photographie
"Je ne veux pas retourner vivre en Italie"
Après avoir vécu deux ans à Lausanne en Suisse, Giulia et sa famille sont partis à Dubaï et sont aujourd'hui installé
Aussi, même si Giulia est très attachée à son pays qu'elle "adore", "la situation politique, économique et sociale est trop difficile" et elle ne souhaite pas retourner y vivre, seulement y aller pour les vacances. "Revoir mes amis et ma famille est un grand plaisir mais lorsque je rentre en Italie, j'ai l'impression d'être un "alien" car les italiennes sont très attachées à leur pays et n'imaginent pas en partir. C'est dans l'éducation. Le week-end, on doit aller déjeuner chez ses parents ! "
Cependant, ce choix de vie amène cette maman à se poser des questions sur le devenir de ses enfants. "Est-ce qu'ils vont rester italiens ?" Certes, son mari et elle parlent italien à la maison mais Niccoló, 3 ans et demi a un peu de mal à s'y retrouver entre les différentes langues. "Il parle italien avec l'accent français !" s'étonne Giulia.
"Je me remets en question à chaque expatriation"
En décidant de suivre son mari à l'étranger, Giulia a dû quitter Milan, sa ville natale, son travail et sa famille. "A chaque nouvelle expatriation, je dois me remettre en question, chercher des solutions pour m'adapter et trouver un travail qui corresponde à ma personnalité. C'est agréable de s'interroger mais parfois, c'est difficile".
Sa première expatriation à Lausanne a été un vrai coup de c?ur. "La vie était très agréable mais je ne voulais pas rester sans activité professionnelle et vivre dans l'ombre de mon mari. Le travail que j'ai trouvé était loin de la maison et j'étais très fatiguée. J'ai alors réfléchi à ce que je pouvais faire pour travailler tout en restant auprès de mes enfants". Le déménagement à Dubaï va être le déclencheur. Nouveau pays, nouvelles règles de vie, nouvelle remise en question, Giulia a pensé les choses différemment pour combiner son besoin d'autonomie financière et son envie de profiter de ses enfants. Soutenue et encouragée par son mari, elle décide de se lancer dans sa passion, la photographie.
"Grâce à l'expatriation, mon rêve est devenu réalité"
Giulia relie l'expatriation à la photo, deux façons de découvrir le monde et de s'ouvrir aux autres. "Je dois dire merci à mon mari car sans lui, jamais je n'aurais eu le courage de partir et de faire de la photo". Cette décision de transformer sa passion en activité professionnelle n'a pas été facile à prendre car si Giulia connait ses capacités, elle avait peur que son travail ne plaise pas. Cela suppose également de reprendre son activité à zéro à chaque déménagement. Mais au fil des mois et des expériences, la photographe se fait connaitre.
"J'aime réaliser des photos de famille ou d'enfants. Ce sont des photos où l'on fait passer des sentiments et qui montrent des moments importants de la vie". Car selon Giulia, "la photographie n'est pas seulement un imagier, c'est une expérience émotionnelle".
La photographe a besoin de créer un lien avec ses clients. C'est pourquoi elle leur raconte son histoire et prend le temps de discuter avec eux afin de mieux les connaître. "C'est la relation avec la personne qui va faire la photo !" C'est pour cette raison qu'elle ne fait jamais deux fois la même photo. Les accessoires, les postures changent à chaque séance.
Lorraine Pincemail (www.lepetitjournal.com/casablanca) Mercredi 21 août 2013 (Rediffusion)
Pour découvrir l'univers de Giulia
page facebook : Giulia Bellini - PHOTO
site web : www.giuliabellini.com
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