Varsovie

CRISE POLITIQUE - L'escalade

La crise politique qui secoue la Pologne depuis le 16 décembre a semblé, Lundi, proche de pouvoir se résoudre lors d'une première réunion organisée par le président du Sénat, Stanislaw Karczewski, où étaient présents les chefs de tous les groupes parlementaires. Mais une seconde réunion de sortie de crise qui s'est tenue hier a semblé anéantir tout espoir...

Lundi...

Seul Grzegorz Schetyna, dirigeant de la Plateforme civique (PO), a refusé de participer à la réunion de sortie de crise au motif qu’il avait été informé trop tard et que le principal responsable de la crise, le président de la Diète, Marek Kuchciński, continue d’être aux abonnés absents. A l’issue de la rencontre, Jarosław Kaczyński, a déclaré que les participants se sont mis d’accord pour ne pas bloquer le pupitre lors de la reprise de la session parlementaire de Mardi. M. Karczewski a, de son côté, promis de restaurer les anciennes règles d’accès des journalistes au Parlement et de présenter au Sénat les amendements au budget qui avaient été proposés par l’opposition à la Diète afin qu’ils puissent être de nouveau débattus. Dziennik Gazeta Prawna ajoute cependant que, selon deux études commandées par le Bureau des analyses de la Diète, l’adoption du projet de budget par la chambre basse est bel et bien entachée d’irrégularités : il ne devrait donc pas pouvoir être examiné par le Sénat.

Les journaux sont enclins à pointer du doigt le rôle d’obstruction joué par la Plateforme civique PO, qui chercherait à profiter de la mauvaise passe que traverse Nowoczesna pour renforcer son statut de leader de l’opposition. En effet, Nowoczesna est affaiblie par de récentes affaires comme le voyage privé de son leader, Ryszard Petru, à l’étranger avec une députée de son parti alors que l’occupation de la Diète se poursuivait. De plus, Nowoczesna et la PO divergent sur les scenarii de sortie de crise parlementaire. En l’espace d’une semaine, observe Polska the Times , la position de l’opposition s’est fortement dégradée et elle se retrouve dans une situation beaucoup plus difficile qu’au début des protestations à la mi-décembre.

... Mardi

Ont participé à ce second tour les dirigeants des plus grands partis dont le PiS, Nowoczesna et le mouvement Kukiz'15, mais alors que M. Karczewski avait renouvelé son invitation à M. Schetyna, celui-ci a refusé d'assister à la réunion.

 

Jarosław Kaczyński, a confirmé que "l'accord final n'a pas été atteint "et qu'il était peu probable qu'une solution à la crise soit trouvée bientôt. Il a néanmoins déclaré que les dirigeants de l'opposition ayant participé à ces entretiens ont confirmé ne pas vouloir perturber la première séance parlementaire de l'année prévue aujourd'hui.

 

Ryszard Petru a déclaré que le "PiS estime que [le vote] était conforme à la loi. Nous pensons toujours que ce n'est pas le cas" et qu'il ne voit "aucune chance de réconciliation" en ajoutant que la majorité "ne veut pas arriver à un compromis".

De son côté, Paweł Kukiz, le leader du mouvement de l'opposition Kukiz'15, qui a souvent voté en accord avec la majorité gouvernementale, a dit qu'il était "effrayé" par l'escalade du différend parlementaire et que "la situation est vraiment grave dans le pays".

 

Le "sitting" des députés d'opposition qui a lieu depuis le vote controversé dans la salle principale du parlement continue. Une situation qui a été qualifiée par Jarosław Kaczyński d' "anarchique ".  

La Rédaction (lepetitjournal.com/Varsovie) - Mercredi 11 janvier 2017

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