Varsovie

REFORME DE L'EDUCATION - La protestation

 

Tous les quotidiens se font l’écho de la décision du président de la République, Andrzej Duda, de promulguer la loi controversée portant sur la réforme de l’éducation, en dépit des protestations des enseignants et des parents d’élèves. « Duda a signé un acte de soumission », commente Gazeta Wyborcza.

Que contient la loi?

En vertu de la nouvelle loi, à compter du 1er septembre 2017, le collège (gimnazjum, qui durait 3 ans) sera supprimé, l’école primaire durera 8 ans (au lieu de 6), le lycée 4 ans (au lieu de 3) et 5 ans dans les établissements professionnels. L’actuel système à trois niveaux (école primaire, collège et lycée) laisse donc place à un système à deux niveaux. La réforme doit entrer en vigueur à partir du 1er septembre 2017. Il est prévu que l’Etat assigne pour sa réalisation 900 millions de zlotys.

Quelles sont les craintes des enseignants?

Les enseignants reprochent d'abord au gouvernement "Droit et Justice" (PiS) une droitisation des programmes. Selon eux, la réforme centrerait davantage l’enseignement sur l’histoire, la langue polonaise et les valeurs patriotiques. En plus d'une dérive nationaliste, ils redoutent également que 37.000 emplois soient supprimés. 

Toutefois, la Première ministre, Beata Szydło, a déclaré lundi que la réforme pourrait être, au contraire, à l'origine de 5.000 nouveaux emplois. 

Les opposants à la réforme ne désarment pas

En octobre dernier, des milliers d'enseignants et parents d'élèves étaient descendus dans les rues pour dénoncer la réforme. Aujourd'hui l'association des enseignants se dit "décue" par la décision du président, d'autant plus que ce dernier avait semblé manifester de l'empathie envers les inquiétudes dont les enseignants lui avaient fait part. Aujourd'hui, d'autres manifestations se préparent et l'Association des enseignants, à l'origine déjà de plusieurs grèves, ne compte pas en rester là en tentant d'obtenir qu'un referendum soit décrété sur la question. 


La Rédaction (lepetitjournal.com/Varsovie) - Mercredi 11 janvier 2017

 

 

 

 

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