Varsovie

FIN D'ERASMUS - Avec José Gómez

Les vacances d’été ont commencé et il est temps pour les étudiants Erasmus de plier bagages. Avant qu’il ne quitte la Pologne, Lepetitjournal.com/Varsovie a rencontré José. Le jeune vénézuélien a passé un semestre à Poznań après avoir commencé l’année près de Paris.

Nom : José Gómez
Age : 25 ans
Originaire de : Caracas, Venezuela
Ville de résidence en Pologne : Poznań
Domaine d’études : Chimie et énergies renouvelables
Ecole en Pologne : UAM
Aime : voyager, apprendre de nouvelles langues, découvrir d’autres cultures
N’aime pas : le sédentarisme, l’incivilité, le manque de passion

Pourquoi avoir choisi la Pologne pour ton Erasmus ?

Au début, j’avais le choix entre le Portugal et la Pologne pour réaliser mon Erasmus. J’ai choisi la Pologne car la culture est totalement différente de la mienne. Je voulais être dans une situation où je ne pourrais pas communiquer facilement, comme une sorte d’expérience sociale personnelle. Je suis aussi très intéressé par la Seconde Guerre mondiale et la Pologne est un pays qui a été particulièrement touché par cette triste page de l’Histoire.   

Quel(s) conseil(s) aurais-tu aimé avoir avant d’arriver en Pologne ?

Ne pas changer d’argent à l’aéroport car cela coûte trop cher !

Etudier un peu l’histoire du pays. Elle est très longue et très complexe.

Être bien préparé si on y passe l’hiver. Cette année j’ai eu froid jusqu’en mai ! 

Qu’est-ce qui t’as le plus surpris ?

Je m’attendais à voir une population assez âgée mais ce n’est pas le cas. Poznań, Wroclaw et Varsovie sont des villes jeunes, très alternatives avec beaucoup de choses à faire.

J’ai aussi été surpris par le fait que les magasins soient ouverts le samedi et le dimanche jusque tard le soir. Ce n’était pas le cas en France. Je trouve cela très utile et très pratique.

La Pologne est-elle telle que tu l’avais imaginée ?

J’imaginais des personnes assez froides et strictes. Au contraire, j’ai découvert une population ouverte et aimable. Ils sont heureux de participer à des activités culturelles ou en communauté.

J’ai aussi été surpris par le grand nombre de personnes apprenant l’espagnol, le portugais, le français ou d’autres langues, et j’ai remarqué un grand intérêt pour la musique latine. De façon générale, ils sont ouverts aux cultures d’ailleurs. Je pense que cela s’explique par les longues années de répression pendant le communisme.

Quel est ton plus beau souvenir d’Erasmus en Pologne ?

Avoir rencontré des personnes du monde entier et échangé sur nos cultures. Avec mes amis de Belgique, des États-Unis, de Grèce ou de Pologne nous allions au musée, dans des cafés, à des concerts et avons voyagé en Pologne. Je me suis rendu compte que finalement, quelque soit l’origine, les préoccupations et les rêves ne sont pas si différents.


Qu’est-ce que tu détestes vraiment en Pologne ?

Je n’aime pas l’attitude des personnes qui ont trop bu. Dans la rue, il est fréquent de voir des gens se battre après avoir fait la fête. Mais je ne pense pas que ce soit un phénomène propre à la Pologne. Je dirais plutôt qu’il s’agit d’un problème générationnel où l’on confond abus d’alcool et divertissement.

Quelles ont été tes plus belles rencontres en Pologne ?

Pour Pâques, la famille d’une amie polonaise m’a invité à déjeuner. C’était un repas spécial. J’ai trouvé l’expérience très intéressante et l’accueil très chaleureux.

Parle-nous du système universitaire polonais.

Le système universitaire polonais n’est pas très différent des autres systèmes européens. Les professeurs sont très aimables et le contenu des cours est de qualité.

As-tu profité de cet Erasmus pour voir du pays ?

Oui. Je suis allé à Varsovie, à Wroclaw, à Torún et à Jelenia Góra. Dans le futur, je compte aussi visiter Cracovie et Gdansk.

Si c’était à refaire, reviendrais-tu en Pologne ?

Je reviendrais sans doute, oui.

Tu as passé les six premiers mois de l’année en Erasmus dans la région parisienne. Quelles différences as-tu observées entre ces deux expériences ?

A Paris la vie est plus compliquée pour les étudiants. Tout est plus cher et, du moins dans mon université, il y a moins d’activités d’intégration pour les étudiants étrangers. Les études sont aussi plus intenses en France. Je n’avais pas beaucoup de temps pour sortir et explorer la ville.  

Souhaites-tu rester en Europe ? Si oui, pourquoi ?

Dans mon domaine, la chimie et les énergies renouvelables, le Venezuela n’est pas très développé. Pour mon avenir et pour continuer à apprendre, ce serait mieux que je reste en Europe.

J’aime aussi voyager. En Europe c’est très simple. En moins de deux heures on peut être dans un autre pays.

L’année prochaine que feras-tu ? Où seras-tu ?

L’année prochaine je ferai ma deuxième année de master en énergies renouvelables à l’université Paris Saclay.

 

Propos recueillis par Méline Laffabry - (lepetitjournal.com/Varsovie) - Mardi 4 juillet 2017

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