EURO 2012 - Hôtels particuliers


Jacuzzi, sauna géant, bowling, VTT avec le nom des joueurs gravé… Les hôteliers ont redoublé d’efforts pour accueillir les sélections nationales pendant l’Euro : en tout, environ 230.000 euros par jour seront déboursés par les treize équipes résidant en Pologne. Le grand luxe… sauf pour la France !

Lors de la dernière coupe du monde en Afrique du sud, le luxueux hôtel des Bleus à Knysna avait fait couler beaucoup d’encre… Aussi cette année, la Fédération a décidé de tout miser sur la sobriété : si Laurent Blanc aurait souhaité séjourner en Pologne, Noël Le Gräet, président de la FFF, a rapidement décidé que la France logerait en Ukraine, à Kirsha, afin d’éviter « toutes dépenses inutiles ».

Kirsha, c'est pas Knysna...
A la place de saunas et de salles de massages, les Français n’auront donc le droit qu’à des salles de consultations médicales. Les tricolores ne sont cependant pas à plaindre, ils disposent tout de même d’une piscine, d’une salle de musculation et d’un complexe sportif de 43 hectares… Le meilleur camp de base selon l’UEFA ! Tout cela pour une des factures les moins élevées de cet Euro.

Tout le contraire des Portugais, qui déboursent 33.000 euros par jour en logeant près de Poznan, au luxueux hôtel Remes. Spa, bar, bowling, jacuzzi et même boîte de nuit, l’accent est mis sur le loisir. La chambre de Cristiano Ronaldo s’étale même sur deux étages et comprend un séjour et un grand dressing. Les dirigeants lusitaniens ont préféré taire son prix…

Cet hôtel était initialement prévu pour l’équipe espagnole, qui l’a refusé au profit de l’hôtel le moins cher de la compétition à 4.700 euros par jour. Ils ont, comme les Français, préféré la qualité des installations sportives à la taille des chambres et des écrans télés.

Les deux équipes qui résident à Varsovie (Russie et Pologne) payent quant à elles le prix fort : 30.000 euros pour les Russes, et 24.000 pour l’équipe hôte. Les Allemands détiennent cependant la palme des plus exigeants : ils ont demandé la construction d’un sauna pouvant accueillir dix personnes, et d’un nouveau terrain de foot. L’hôtel, situé à Gdansk, a ainsi investi 150.000 euros pour être à même d’accueillir la Mannschaft…

Tout sauf l’Ukraine ?
Sur les 16 équipes, hors pays organisateurs, seules 2 séjournent en Ukraine... L’Angleterre, les Pays-Bas ou encore l’Allemagne, qui y jouent pourtant, sont ainsi logés à Cracovie ou Gdansk, préférant de longs allers-retours en avion à chaque match (1.600 km par exemple entre Gdansk et Kharkiv...).

Le choix britannique d’un hôtel en plein centre ville de Cracovie fait aussi débat. En théorie, que des avantages, avec la proximité de tous les points touristiques importants, ainsi que des bars ou restaurants. L’entraîneur Roy Hogdson avait insisté pour être au plus près de la population, tirant les leçons de la dernière coupe du monde : l’équipe s’était alors plainte de l’ennui, le complexe sportif se situant alors à plus de quinze kilomètres du village le plus proche...

Mais être dans le centre touristique entraîne aussi certains inconvénients, avec une présence de fans et de touristes quasi permanente en bas de l’hôtel. Quelques semaines avant l’Euro, la presse anglaise avait aussi déploré l’état du camp d’entraînement, critiquant la qualité de la pelouse et des vestiaires. Les Polonais avaient rapidement réagi et une petite chose seulement a été oubliée : les Anglais ont eu la surprise de découvrir qu’on avait oublié de dessiner un point de penalty…

Russes et Tchèques ne déménagent pas
L’équipe russe, résidant à Varsovie, a elle aussi fait les gros titres de la presse polonaise avant le début de la compétition, quand la ministre polonaise des sports leur a proposé (en vain) de choisir un autre hôtel. Le Bristol est en effet contigu au palais présidentiel où le 10 de chaque mois on commémore encore la catastrophe aérienne de Smolensk.

La République tchèque, basée à Wroclaw, aurait, elle, voulu rester à Prague ! Quelques jours avant l’arrivée de la sélection, des légionelles avaient été découvertes dans leur hôtel cinq étoiles. Le sélectionneur avait alors proposé que l’équipe reste loger à Prague le temps de la compétition. L’UEFA avait exprimé son désaccord, et après un contrôle d’hygiène effectué à l’hôtel qui s’est révélé négatif, les Tchèques ont finalement pris possession des lieux.

Malgré ces petits désagréments, les joueurs sont moins à plaindre que leurs fans. Surtout ceux qui, suivant des équipes jouant en Ukraine, n'ont pas eu la drôle d'idée de choisir un hôtel à Gdansk ou Cracovie. Heureusement comme le logement des champions, les hôtels borgnes, les chambre hors de pris, et les campings particulièrement rustiques des supporters contribuent pleinement à rendre leur aventure (polono-)ukrainienne si particulière.

Marie Guillo (www.lepetitjournal.com/varsovie) vendredi 15 juin 2012


 
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