Tunis

HISTOIRE - Princesse Aziza Othmana, la bienfaitrice

Aziza Othmana (عزيزة عثمانة), née au 17e siècle, est une princesse tunisienne appartenant à la dynastie beylicale des Mouradites, connue pour sa compassion pour les démunis

Elle est la fille d'Ahmed Dey (de son nom complet Abul Al-Abbas Ahmed Ibn Mohammed Ibn Othman Dey) et la petite-fille d'Othman Dey, ce que laissent penser certains manuscrits dans lesquels son nom est reproduit "Aziza Bent Ahmed Ben Othman Dey". Tous deux ont été élus commandant militaire de la province de Tunis par la milice des janissaires.

Peu connue pas ses contemporains, malgré ses nombreuses actions en faveur des démunis, ses dates de naissance et de mort exactes sont inconnus (début du 17e et fin du 17e)

Elle grandit dans le palais de son grand-père où elle reçoit une éducation priviligiée que lui donnent des professeurs érudit qui lui font découvrir la civilisation islamique et la charia. Elle étudie également le Coran.


Un pèlerinage chargé de sens

Son père la marie à Hammouda Pacha Bey de la dynastie des Mouradite. Elle quitte le palais pour vivre auprès de son époux, et devient une épouse discrète, pieuse, vertueuse, généreuse envers les démunis. C'est une femme consciente de ses devoirs, sensible à la misère et à la douleur d'autrui.

Elle accomplit alors son hajj malgré les difficultés du voyage à cette époque, en emmenant ses serviteurs et esclaves avec elle.

Vers la fin de sa vie, elle affranchit l'ensemble de ses esclaves et constitue en habous la totalité de ses biens, soit plus de 90.000 hectares de terrains plantés ou semés, au profit d'œuvres caritatives très diverses : fonds destinés à affranchir les esclaves et racheter les prisonniers, fonds pour constituer les trousseaux de mariage des jeunes filles pauvres.

Le testament qu'elle rédige la dessaisit en effet de tout ce qu'elle possède. Elle fonde et participe au financement de l'hôpital de la rue El Azzafine à Tunis, qui devient plus tard l'actuel hôpital Aziza Othmana.

Sa tombe se trouve dans sa nécropole (tourba) située au lieu-dit Halqat Al-Naâl, au fond de l'impasse Echchammaia dans la médina de Tunis, non loin de la médersa Al-Shammiya. Le bâtiment comporte deux coupoles sous lesquelles s'alignent les tombes de ses proches parents. Un paravent en bois le fait communiquer avec la zaouïa de Sidi Ben Arous (saint célèbre de Tunis), alors qu'un mur séparait les deux bâtiments auparavant.

HOMMAGE :
Tunisair a fait l'acquisition en juillet 2012 d'un nouvel Airbus A320, immatriculé F-WWIZ 5204, et l'a baptisé "Aziza Othmana".

Le 7 juin 2013, La filiale Afrique du Nord et de l’Ouest des laboratoires biopharmaceutiques Merck Serono, a décerné, lors de ses Rencontres Scientifiques tenues dernièrement à Marrakech (Maroc), le prix de recherche « Merck Serono Fertility Grant 2013 » au Laboratoire de «procréation médicalement assistée» de l’Hôpital Aziza Othmana, Tunisie, représenté par Dr. Amel Zhioua.

La Rédaction (www.lepetitjournal.com/tunis) mardi 8 août 2017


Aziza Othmana (عزيزة عثمانة), née au 17e siècle, est une princesse tunisienne appartenant à la dynastie beylicale des Mouradites

Elle est la fille d'Ahmed Dey (de son nom complet Abul Al-Abbas Ahmed Ibn Mohammed Ibn Othman Dey) et la petite-fille d'Othman Dey, ce que laissent penser certains manuscrits dans lesquels son nom est reproduit « Aziza Bent Ahmed Ben Othman Dey ». Tous deux ont été élus commandant militaire de la province de Tunis par la milice des janissaires.

Peu connue pas ses contemporains, malgré ses nombreuses actions en faveur des démunis, ses dates de naissance et de mort sont inconnus (début du 17e et fin du 17e)

Elle grandit dans le palais de son grand-père où elle reçoit une éducation priviligiée que lui donnent des professeurs érudit qui lui font découvrir la civilisation islamique et la charia. Elle étudie également le Coran.

Son père la marie à Hammouda Pacha Bey de la dynastie des Mouradites ; elle quitte alors le palais pour vivre auprès de son époux. Elle devient une épouse discrète, pieuse, vertueuse, généreuse envers les démunis. C'est une femme consciente de ses devoirs, sensible à la misère et à la douleur d'autrui. Elle accomplit alors son hajj malgré les difficultés du voyage à cette époque, en emmenant ses serviteurs et esclaves avec elle.

Vers la fin de sa vie, elle affranchit l'ensemble de ses esclaves et constitue en habous la totalité de ses biens, soit plus de 90 000 hectares de terrains plantés ou semés, au profit d'œuvres caritatives très diverses : fonds destinés à affranchir les esclaves et racheter les prisonniers, fonds pour constituer les trousseaux de mariage des jeunes filles pauvres.

Le testament qu'elle rédige la dessaisit en effet de tout ce qu'elle possède. Elle fonde et participe au financement de l'hôpital de la rue El Azzafine à Tunis, qui devient plus tard l'actuel hôpital Aziza Othmana.

Sa tombe se trouve dans sa nécropole (tourba) située au lieu-dit Halqat Al-Naâl, au fond de l'impasse Echchammaia dans la médina de Tunis, non loin de la médersa Al-Shammiya. Le bâtiment comporte deux coupoles sous lesquelles s'alignent les tombes de ses proches parents. Un paravent en bois le fait communiquer avec la zaouïa de Sidi Ben Arous (saint célèbre de Tunis), alors qu'un mur séparaît les deux bâtiments auparavant.

HOMMAGE :
Tunisair a fait l'acquisition d'un nouvel Airbus A320, immatriculé F-WWIZ 5204, et baptisé "Aziza Othmana".

La Rédaction ( www.lepetitjournal.com/tunis.html) mardi 11 septembre 2012
 

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