Tokyo

PROCES – Renvoyée après 21 ans de service, elle poursuit la NHK en justice

Animatrice pendant plus de 20 ans pour la section française de Radio Japan à la NHK une Française, Emmanuelle Bodin, a décidé de poursuivre son ancien employeur en justice. Après avoir quitté temporairement le Japon en plein dans la crise de Fukushima, elle avait été notifiée de son licenciement par le radiodiffuseur public.

Emmanuelle Bodin, ancienne animatrice à la NHK pour la section française de Radio Japan, a décidé de poursuivre son ancien employeur pour licenciement abusif. Ses avocats ont déposé une plainte mardi dernier contre le radiodiffuseur public, et demandent 22,17 millions de yens en dommage et intérêts (190.000 euros). Le procès devrait durer environ un an et demi.

Notification de licenciement par e-mail
Après avoir travaillé 21 ans à la NHK, Emmanuelle Bodin avait quitté le Japon avec ses deux filles le 15 mars 2011, en pleine crise de Fukushima, suivant alors une recommandation du gouvernement français. "Lors de la crise, nous n’avons eu aucun contact de la part de la NHK, qui a fait comme si de rien n’était. Les animateurs ont totalement été livrés à eux-mêmes", explique-t-elle. Sans nouvelle, Emmanuelle Bodin décide d’appeler son employeur en lui affirmant vouloir reprendre le travail le 30, et obtient une permission de quitter le Japon de son supérieur hiérarchique. Mais le 22 mars, elle reçoit un e-mail avec un document joint lui notifiant la fin de son contrat annuel, et l’annulation de celui en cours de renouvellement, au motif de "désertion" de poste. Selon ses avocats, le contrat stipule que la NHK peut la licencier en cas de travail inadéquat sans perspective d’amélioration, ou si une situation survient et oblige l’entreprise à y mettre fin. Des dispositions sujettes à interprétation à partir desquelles la NHK aurait pris sa décision. "Sur les onze de notre service, huit personnes sont parties en cinq jours, or j’ai été la seule à avoir été renvoyée".

Un départ du Japon unilatéral, selon la NHK
Pour la NHK, Mme. Bodin aurait prévenu unilatéralement son employeur qu'elle ne se rendrait pas à son travail, un comportement qui aurait "causé du tort à la société", selon un porte-parole du radiodiffuseur. Ce dernier précise que les autres animateurs étrangers avaient notifié de leur départ au moins un jour à l’avance, tandis qu’Emmanuelle Bodin aurait attendu 3 heures et demie avant le début de son programme. Sur ce point, la Française de 55 ans explique s’être au préalable arrangée pour qu’un collègue la remplace, ne causant aucun problème au bon déroulement de son émission. "Ce procès, c’est aussi au nom de tous ceux qui n’ont pas pu le faire. Il y a de nombreux abus au sein de la NHK. Les employés ont peur pour leur poste, tout est toujours caché, et il faut amener le groupe à avoir plus de transparence sur sa gestion de personnel", ajoute-t-elle. "Cette affaire m’a d’autant plus blessée après 21 ans de service, car j’aimais beaucoup mon travail."
(http://www.lepetitjournal.com/tokyo.html) mardi 22 janvier 2013

 
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