POLITIQUE - Deux ministres veulent se rendre au sulfureux sanctuaire Yasukuni

 

Le ministre des Transports et son collègue chargé des Japonais enlevés par des agents nord-coréens ont déclaré vouloir se rendre cette semaine au sanctuaire controversé de Yasukini. Dédié aux soldats tombés pour le Japon, dont certains criminels de guerre condamnés par les Alliés, ce lieu est vénéré dans les milieux d’extrême droite japonais et considéré en Asie comme le symbole du passé militariste de l’archipel

Deux ministres japonais ont déclaré vendredi qu'ils se rendraient cette semaine au très controversé sanctuaire de Yasukuni, à Tokyo, ce qui risque de tendre les relations tant avec Pékin que Séoul. Le ministre des Transports, Yuichiro Hata, et son collègue chargé des Japonais enlevés par des agents nord-coréens, Jin Matsubara, ont indiqué leur intention d'aller au sanctuaire shintoïste, vénéré dans les milieux d'extrême droite japonais, mais considéré en Asie, et en particulier en Chine, comme le symbole du passé militariste nippon. "Je pense y aller à titre privé, étant donné que je m'y suis toujours rendu dans mon enfance avec mon père et que j'ai continué à le faire lorsque je suis devenu membre du parlement", a expliqué M. Hata. Son collègue a développé à peu près les mêmes arguments, arguant du fait qu'il y allait tous les ans au mois d'août depuis deux décennies. Ce serait la première visite de membres du gouvernement depuis l'arrivée au pouvoir en 2009 du Parti démocratique du Japon (PDJ) du Premier ministre Yoshihiko Noda.

Un lieu à la réputation sulfureuse
Comme ses deux prédécesseurs, M. Noda a demandé à ses ministres de s'abstenir de se rendre au sanctuaire à l'occasion de l'anniversaire de la capitulation du Japon le 15 août 1945. Il l'a d'ailleurs rappelé vendredi soir lors d'une conférence de presse. "Je crois que d'autres ministres s'en tiendront à cette règle", a-t-il indiqué. La réputation sulfureuse du lieu vient du fait que les noms de 14 criminels de guerre condamnés par les Alliés à la fin de la seconde guerre mondiale y ont été secrètement ajoutés en 1978 à ceux des 2,5 millions de soldats tombés pour le Japon. Parmi ces 14 noms figure notamment celui du général Hideki Tojo, le Premier ministre qui avait ordonné l'attaque contre la base américaine de Pearl Harbor le 7 décembre 1941. Il avait été pendu pour crimes de guerre. L'influent porte-parole du gouvernement Osamu Fujimura a appelé à la retenue, expliquant que jusque-là les membres du cabinet Noda se sont abstenus d'aller en pèlerinage à Yasukuni, notamment en raison des répercussions de ce genre de visites à l'étranger. Le dernier Premier ministre japonais à s'être rendu régulièrement au sanctuaire a été Junichiro Koizumi, durant sa mandature de 2001 à 2006. En réaction, la Chine avait gelé tout contact à haut niveau avec son voisin.
(http://www.lepetitjournal.com/tokyo.html) lundi 13 août 2012

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