Tokyo

TOKYO-PARIS - Chefs-d’œuvre du Bridgestone Museum of Art, Collection Ishibashi Foundation

 

Tokyo-Paris. Paris-Tokyo. Deux capitales souvent liées, dans leur histoire, par l'art et la culture. Au fil des années, une véritable relation artistique de confiance et de respect réciproque s'est installée entre les deux villes. C'est leur amour pour l'art et la collection qui nous permet, aujourd'hui, de découvrir des chefs d'œuvre inestimables du Bridgestone Museum au cœur de la Ville Lumière.

Bridgestone Museum : le renouveau
Fondateur de l'entreprise Bridgestone, Shojiro Ishibashi était un très grand amoureux d'art. Comme tout grand collectionneur, il vouait une passion pour un genre en particulier : les arts occidentaux. Shojiro commence alors à les collectionner dès les années 1930. Quelques années plus tard, en 1952, il décide d'ouvrir le musée Bridgestone en plein cœur de Tokyo, pour partager sa collection avec tous les tokyoïtes et visiteurs. Trois générations plus tard, la collection du musée Bridgestone, issue de la dynastie industrielle des Ishibashi, est un lieu de voyage à travers les arts, où l'on peut déambuler entre Nymphéas et Abstraction.

Malheureusement pour les tokyoïtes, le Bridgestone Museum of Art a fermé ses portes il y a peu pour laisser place à un projet architectural d'envergure. A l'horizon 2019, le musée renaîtra de ses cendres au cœur d'une structure moderne, aux lignes futuristes. Le projet, tout en transparence et ouvert sur la rue, promet de faire honneur à une collection irremplaçable et de la sublimer à travers une nouvelle muséographie adaptée à la beauté des œuvres.

Tokyo-Paris, un aller-retour unique
En attendant la livraison des nouveaux bâtiments, les chefs-d'œuvre de la collection Ishibashi ont embarqué vers Paris, pour un voyage unique. Le musée de l'Orangerie a eu l'opportunité exceptionnelle de recevoir, entre ses murs, la seule étape occidentale de cette collection. Du 5 avril au 21 août 2017, cette exposition remarquable se dévoile au public. Les pièces maitresses de la famille Ishibashi sont présentées à travers un parcours précieux qui laissera le visiteur émerveillé, dans une bulle d'une rare richesse émotionnelle. Un dialogue entre les œuvres s'installe alors, la muséographie à la française les sublime ensuite et le public se met alors à voyager.

L'exposition
L'une des particularités de cette exposition est la mise en lien constante entre les œuvres, leurs acquéreurs et l'histoire du Japon moderne, ce qui permet aux visiteurs de posséder tous les éléments de contexte pour apprécier la visite mêlant entre autres impressionnisme et abstraction occidentale et orientale d'après-guerre (de Monet, Renoir et Caillebotte à Cézanne, Matisse, Picasso, Pollock et Shiraga). Pour encore mieux comprendre la relation de la dynastie Ishibashi et l'art à travers le temps, l'exposition se compose de 6 sections, à la thématique chronologique qui facilite le voyage à travers les œuvres.

Une dynastie industrielle éprise d’art
Le premier goût pour la peinture yôga
L’impressionnisme au cœur de la collection (avec des œuvres de Renoir, Monet ou Sisley)
Le post-impressionnisme dans la collection, de Cézanne à Toulouse-Lautrec
L’art moderne dans la collection, de Matisse et Picasso à l’abstraction
Entre Orient et Occident : abstractions et figurations d’après-guerre

Les amateurs d'art et d'histoire et les visiteurs curieux ne pourront être qu’ébahis devant un tel parcours aux multiples découvertes et enchantements. Comme l ’impressionnisme était la passion de Shojiro Ishibashi, cette collection ne pouvait trouver meilleur endroit que le musée de l'Orangerie pour partager ses trésors. C'est encore plus vrai pour les œuvres de Monet dont le long voyage s’apparente à un retour à la maison après tant d'années. 

La liste des œuvres présentées lors de cette exposition est consultable en ligne. Mais rien qu'en évoquant "Mademoiselle Georgette Charpentier assise" de Renoir, "Portrait de Manet par lui-même", "Nymphéas" et "Crépuscule à Venise" de Monet, "Jeune homme au piano" de Caillebotte, "La Montagne Sainte-Victoire" de Cézanne, "Moulins et jardins à Montmartre" de Van Gogh, "Saltimbanque aux bras croisés" de Picasso, "Nu dans l'atelier" de Matisse ou encore Pollock et Soulages, l'irrésistible envie de pousser les portes du musée de l'Orangerie nous submerge immédiatement. Pour les chanceux de retour en France cet été pour les vacances, une étape vient de s'ajouter au programme.

"Dans ce pays (ndlr : le Japon) où la Voie () est synonyme d'un long cheminement d'acquisition d'un art, à l'image de la Voie des fleurs (Kadô) ou de celle de la calligraphie (Shodô), la Voie du tableau pourrait désigner une philosophie alliant l'art de la collection au partage de l'art. Ce que Shôjirô Ishibashi, esprit altruiste qui ne voulait pas "être seul à admirer" sa collection, résumait ainsi : "[...] goûter de beaux tableaux est, à mes yeux, une joie que rien en vérité ne saurait dépasser."" (extrait de "La Voie du tableau - les premières œuvres de Claude Monet au Japon" de Matthieu Séguéla - Catalogue de l’exposition Tokyo - Paris Chefs-d’œuvre du Bridgestone Museum Collection Ishibashi Foundation)

Julien Loock (www.lepetitjournal.com/tokyo) le mardi 02 mai 2017

 
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