STAGIAIRES EN IRAN – Amandine Drappier : "Un pays aux nombreuses opportunités"

Nous avons rencontré Amandine Drappier, une jeune étudiante de 22 ans en droit des affaires à l’Université de Nanterre et originaire du Vesinet dans les Hauts de Seine. Venue en Iran afin de réaliser un stage de 3 mois dans un cabinet d’avocats francophone, nous avons voulu connaître son ressenti sur l’Iran de façon générale.

 

lepetitjournal.com/Téhéran - Pourquoi avez vous choisi l’Iran pour venir effectuer votre stage ?

 J’étais en Turquie pour une précédente expérience professionnelle et là-bas j’ai rencontré beaucoup de personnes avec des avis très positifs sur l’Iran. De plus c’est une destination pouvant offrir beaucoup d’opportunités dans les années à venir du fait du réchauffement des relations internationales et il y a encore très peu de Français installés sur place.

 Avez-vous eu des problèmes pour communiquer avec les Iraniens par rapport à la langue ?

 Sur mon lieu de stage pas de problèmes car je travaillais au sein du cabinet d'avocats Shamlou, une structure internationaliste avec des collaborateurs qui parlaient aussi bien le français que l’anglais. Avec les gens de façon générale, il est possible de communiquer en anglais et même plus facilement qu’en Turquie, mais je dois reconnaître que si on envisage une installation permanente en Iran, le Persan est tout à fait nécessaire, surtout pour les tâches du quotidien comme les courses ou bien encore prendre le taxi.

 Après trois mois sur place, que pensez-vous de la société iranienne ?

 J’ai été agréablement surprise par l’accueil que les Iraniens réservent aux étrangers, ils sont serviables et très polis. Il y a des règles de politesse qui n’existent pas chez nous (le ta’ârof), c’est assez spécial et parfois un petit peu gênant. Je trouve en revanche qu’il y a une retenue chez les gens dans leur façon de parler, on ne dit pas les choses franchement, on préfère les sous-entendus…

 En tant que Française, avez vous eu des problèmes avec le code vestimentaire ?

 Je n’ai pas eu de problèmes particuliers, je savais au préalable qu’il fallait se couvrir les cheveux et respecter une façon de s’habiller si je voulais séjourner en Iran, ce n’était donc pas un obstacle pour moi. J’ai fait le choix de l’Iran en connaissance de cause et je me suis pliée aux règles.

Au niveau du logement, comment avez-vous fait ?

J’ai trouvé par l’intermédiaire d’une amie, une chambre chez une dame très gentille, j’ai payé 350 euros par mois avec les repas. Je pense que c’était une bonne opportunité et j’ai pu partager le quotidien d’une Iranienne.

Avez-vous trouvé de quoi vous occuper après votre travail ?

Oui, Téhéran regorge d’activités culturelles. Il y a de nombreuses expositions, des concerts, des palais et lieux culturels et de nombreux cafés avec une bonne ambiance où il est agréable de se retrouver entre collègues ou avec des amis.

 Et la cuisine iranienne ? Quels sont vos plats favoris ?

Une cuisine riche et variée, je n’ai pas eu de mal à m’y faire même si j’ai conservé mes habitudes dans ma façon de cuisiner. J’aime beaucoup la façon dont le riz est préparé et son goût très différent de ce que nous avons en France. J'ai beaucoup aimé l’Albalou polo et le zerecht polo, deux préparations de riz avec des fruits rouges accompagnés de poulet.

 Pour finir, que pensez-vous du site lepetitjournal.com et de son installation à Téhéran ?

 J’ai connu lepetitjournal.com par l’édition d’Istanbul quand j’étais en Turquie, c’est un média utile pour la communauté francophone, on peut y trouver des informations de base que l’on ne trouve pas forcément dans les sites des ambassades. Je pense que c’est une bonne chose de proposer un média pratique pour les francophones en Iran, car avant vous il n’y avait pas vraiment d’informations sur la destination.

 

 Mikael SETTI -  (www.lepetitjournal.com/teheran) - jeudi 15 septembre 2016

 
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