UN MOIS, UN SITE... - La Chronique culturelle de Patrick Ringgenberg - Shiraz

 

La ville même de Shiraz abrite néanmoins des monuments intéressants, bien appartenant à l’histoire tardive de l’Iran. De fondation ancienne, sans doute sassanide (IIIe-VIIe siècle), Shiraz fut régulièrement affectée par des tremblements de terre et des inondations, qui ont progressivement fait disparaître ses édifices les plus anciens. Elle doit sa physionomie actuelle à Karim Khan, fondateur de la brève dynastie des Zand, qui fit de la ville sa capitale et l’embellit au XVIIIe siècle. Le cœur historique de Shiraz est ainsi formé de plusieurs édifices de l’époque Zand. La citadelle du Régent (Arg-e Karim Khan) est un palais fortifié à tours d’angle, qui abrite un jardin, un hammam et plusieurs pièces au décor souvent malheureusement endommagé. Près de la citadelle, on verra un pavillon de réception devenu musée, le Bagh-e Nazar. Le bazar Vakil, de même que la belle mosquée Vakil ainsi que le hammam du même nom, situé juste  côté, datent également du XVIIIe siècle de Karim Khan.

La citadelle du Régent (Arg-e Karim Khan).

 

La mosquée Vakil.

 

Le bazar Vakil.

 

Le hammam Vakil.

 

Tout autour de ce noyau historique, on peut visiter plusieurs édifices d’époque qadjare (XIXe siècle). Le circuit le plus usuel, au long de la rue Lotf Ali Khan Zand, débute par la maison Narendjestan-Qavam, construite entre 1879 et 1886, et qui fut la maison de réception du gouverneur de la ville.  En prenant la direction du bazar Vakil, deux monuments sont à voir aux abords de la même rue : la mosquée Nasir ol-Molk, au charme doucereux, construite entre 1876 et 1887 ; la madrasa du Khan, fondée en 1615 déjà, mais redécorée au XIXe siècle.

La maison Narendjestan-Qavam.

 

La mosquée Nasir ol-Molk.

 

La madrasa du Khan

 

Pendant des siècles, Shiraz fut connue pour être une ville de pèlerinage et une ville de soufis. Le principal lieu de pèlerinage est le Shah Cheragh, un mausolée consacré à un frère de l’Imam Reza enterré à Mashhad : les bâtiments les plus anciens remontent au XIXe siècle, mais l’ensemble a fait l’objet de réaménagements conséquents dans les années 2000. Depuis le Shah Cheragh, on peut accéder à l’ancienne mosquée du Vendredi (masdjed-e djame atiq), plusieurs fois restaurée et reconstruite.

 

Le Shah Cheragh.

 

Le mausolée de Hafez.

 

La porte du Coran, sur la route vers Persépolis.

 

Pour visiter l’essentiel de Shiraz, une journée suffit. Il faut ajouter une seconde journée pour Persépolis et Naqsh-e Rostam, une troisième et une quatrième pour Firuzabad et Bishapur, si vous désirez visiter ces sites depuis Shiraz. L’hôtellerie de Shiraz est de très bonne qualité (comparée à celle d’Ispahan par exemple) et la ville offre d’excellents restaurants.

 

Texte et images : Patrick Ringgenberg

http://patrickringgenberg.com/

(www.lepetitjournal.com/teheran) - Mercredi 15 février 2017

 

Pour en savoir plus :

BEHESHTI Oksana, Travel guide to Fars, Rowzaneh, Tehrân, 2006 (1re edition).

HAFEZ DE CHIRAZ, Le Divân, Traduit par Charles-Henri de Fouchécour, Verdier, Lagrasse, 2006.

SAADI, Le Jardin des roses, Traduit par Omar Ali Shah, Albin Michel, Paris, 1991.

 

 
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