UN MOIS, UN SITE... - La Chronique culturelle de Patrick Ringgenberg - Yazd

 

Conquise par les Arabes en 642, elle devint une riche cité commerçante, connue pour ses textiles. Préservée par les Mongols (XIIIe s.), plus tard par Tamerlan (XIVe s.), elle connut encore la prospérité sous les Safavides (XVIe-XVIIe s.). Elle connut des temps difficiles lors de l’invasion afghane (1722) et au XIXe s. Au XXe s., l’industrialisation de la filature et du tissage, l’implantation d’usines et la création de liaisons ferroviaires et aériennes, redonnèrent une vitalité économique à la ville.  

 

Le principal monument de la ville est la mosquée du Vendredi, superbe édifice remontant essentiellement au XIVe siècle (portail, iwan, salle à coupole), avec des ajouts ou des réaménagements ultérieurs (cour, salle de prière).

 

 

 

 La mosquée du Vendredi.

 

Près de la mosquée du Vendredi, le mausolée de Rokn od-Din, construit en 1326, est tout ce qu’il reste d’une ancienne mosquée-madrasa : la salle à coupole conserve un beau décor au symbolisme astrologique. Dans la vieille ville, on verra plusieurs mausolées, notamment la « prison d’Alexandre » (XIIIe siècle), transformé en centre d’artisanat, et plusieurs maisons anciennes (Lariha est la plus visitée), souvent transformées en hôtel de charme (Malek-o Todjar, Fahadan, Golshan, Laleh, etc.).  On verra partout dressées les fameuses tours à vent ou bâdgir, qui ventilent de l’air frais dans les pièces. Le seul palais ancien qui subsiste est le Bagh-e Dowlatabad, construit en 1748 : son jardin (on peut y prendre thé ou café) est traversé par un long bassin, à l’extrémité duquel se dresse un beau pavillon à coupole. 

 

 Hôtel Fahadan.

 

Hôtel Laleh.

Bagh-e Dowlatabad.

 

Un autre pôle de visite de Yazd est la place Amir Chaqmaq, où l’on verra une mosquée du XVe siècle et un portail du XIXe siècle, qui autrefois formait le côté d’un tekieh ou théâtre religieux, destiné aux célébrations rituelles et théâtralisées  du martyre de l’Imam Hossein au mois de muharram.  Aux abords de la place, on pourra déguster les célèbres douceurs de Yazd dans la pâtisserie la plus célèbre de la ville et visiter également un intéressant musée de l’eau, installé dans une ancienne maison traditionnelle.

Place Amir Chaqmaq.

 

Yazd conserve plusieurs traces d’une religion zoroastrienne encore vivante et toujours tolérée. Deux sites sont incontournables : le temple du feu (Atashkadeh), construit en 1934 dans un style à la fois iranien et européen, et qui abrite le feu-symbole de la lumière divine, et les tours du silence (dakhmeh), d’époque islamique, autrefois utilisées pour les rites funéraires : on déposait au centre de ces édifices circulaires, juchés sur des collines rocheuses, les cadavres, qui étaient dévorés par les rapaces.

Temple du feu.

 Tours du silence.

On peut visiter la ville en une seule journée ; une seconde et une troisième journée permettent d’explorer les alentours, de visiter par exemple l’ancienne mosquée de Fahradj, le village fortifié de Saryazd, le caravansérail de Zein od-Din, le site zoroastrien de Chak Chak, les anciens quartiers et la citadelle de Meybod.

 

Texte et images : Patrick Ringgenberg

http://patrickringgenberg.com/

(www.lepetitjournal.com/teheran) - Mercredi 21 décembre 2016

 
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