SOCIETE - Cachez ce tatouage que je ne saurais voir

Les australiens se font tatouer comme l'on se fait se fait faire une manucure ! Et pourtant, malgré leur incessante et grandissante popularité les  tatouages, piercings et autres formes de "body art" peuvent entrainer quelques difficultés en Australie, principalement dans le monde du travail

 

 

photo:wikimedia

Les dernières statistiques officielles australiennes datent de 1998 et avaient montré que 10% de la population était déjà à l'époque tatouée. Aujourd'hui, ils seraient 38% chez les 18/25 ans et 43% chez les 26/40 ans à être passés au moins une fois sous le pistolet à encre du tatoueur. Même constat chez les personnes plus agées, puisque plus de 11% des 40/60 ans ont un tatouage ou un piercing (autre part que l'oreille), et les tatoueurs affirment qu'à l'heure actuelle 1/3 de leur clientèle à plus de 50 ans.

 

 

Dans la nuit des temps
Toutes les sociétés ont eu recours, depuis la nuit des temps aux techniques de modifications corporelles : elles ont rajouté (tatouages, bijoux, scarification) ou bien enlevé (épilation, circoncision, limage des dents). C'était un rituel de passage, la marque de l'entrée dans l'âge adulte, la preuve d'appartenance à un clan, une tribu, une religion. Le mot tatouage vient du mot tahitien tatau qui veut dire "frapper". Si on décompose "Ta" signifie "dessin" et "Atoua" esprit.

Marins, pirates et autres bandits
C'est le Capitaine James Cook qui rapportera ce mot "tatouage" de ces voyages en Océanie. Les marins européens vont se tatouer des croix dans le dos afin d'éviter le fouet en cas de punition car il est interdit d'abimer une image pieuse. La pègre, les yakuzas, les prisonniers, puis le tatouage des déportés pendant la Seconde Guerre Mondiale vont donner au tatouage une image détestable.

Aujourd'hui
Correspondant souvent à un passage marquant dans la vie d'une personne, le tatouage va trouver un regain de popularité dans les annés 70 et cela ne s'arrêtera pas. Autrefois très masculin, à l'heure actuelle les femmes se font tatouer tout autant que les hommes, et les petites coccinelles sur les hanches ont laissé la place à des tatouages beaucoup plus grands à des endroits très visibles, même avec des vêtements ! Aujourd'hui cependant il ne faut pas croire que tous les préjugés ont disparus. Dans certaines entreprises en Australie, on demande aux employés de cacher leur tatouage pendant leurs heures de présence au travail par crainte que les clients ou les collègues, se sentent offensés par les valeurs affichées par le porteur du tatouage et qui ne reflèteraient en aucun cas les valeurs de la société ou de ses dirigeants (on croirait à un message d'avertissement que l'on peut lire lorsqu'on visionne un DVD !). Par contre dans les secteurs d'activités "créatifs", les employeurs encourageraient leurs salariés à montrer leur tatouage ou piercing comme forme de libre expression.

Agnès Chupin (www.lepetitjournal.com/sydney.html) Vendredi 27 Juillet 2012

 
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