Stockholm

SPORT - Championnat du monde de hockey sur glace : les espoirs des équipes française et suédoise

Paris accueille cette année, en parallèle avec Cologne, le Championnat du monde de hockey sur glace. Si la Suède excelle habituellement dans cette discipline, ils n’ont gagné qu’un de leurs trois premiers matchs. Les Bleus, quant à eux, viennent de remporter leur deuxième victoire dans la compétition. L'occasion pour lepetitjournal.com/stockholm de revenir sur cette compétition et sur le rapport des deux pays aux patins.

Briser la malédiction

Les fans du sport originaire du Canada connaissent bien la malédiction qui touche cette compétition : depuis 1986, aucun des pays organisateurs n'a réussi à la gagner à domicile. Mais pour les aficionados français, l’espoir est permis puisque la France a réussi l'exploit de vaincre la Suisse hier, mardi 9 mai, quatre buts à trois pendant les prolongations, et la Finlande (5-1), finaliste de la dernière édition, dimanche 7 mai. S'ils continuent sur cette lancée, la France pourrait gagner son premier titre international depuis sa médaille d'or au Championnat d'Europe en... 1924 !

S'il est difficile de se faire une place dans une discipline dominée par les Russes, les Canadiens et les Américains, les Bleus peuvent compter sur certains des meilleurs “skaters” mondiaux. Parmi ces chevaliers à patins, le buteur Stéphane Da Costa, évoluant au CSKA Moscou, le défenseur Yohann Auvitu, défenseur des Devils du New Jersey, et Florian Hardy, gardien du Dornbirner EC en Autriche et auteur d'un arrêt spectaculaire dimanche dernier contre les Finlandais.

Les Trois Couronnes (Tre kronor), surnom donné à l’équipe nationale de Suède, présentent quant à elles un palmarès international impressionnant : deux médailles d'or olympiques, neuf médailles d'or en Championnat du monde, deux médailles d'or de la Coupe Karjala (compétition les opposant à la Finlande, la République Tchèque et la Russie), et douze médailles d'or lors des Oddst Hockey Games (compétition ayant lieu en Suède et opposant les mêmes équipes que la coupe Karjala).

Malgré cet historique, l'équipe au maillot jaune ne semble pas en forme en ce début de championnat puisqu'elle n'a gagné qu'un seul de ses trois premiers matchs. Il lui reste quatre rencontres pour atteindre la tête de son groupe et accéder aux quarts de finale qui auront lieu le 18 mai.

En France, le palet peine à décoller

Malgré une forte implantation dans les Alpes et quelques villes comme Angers, Bordeaux ou Rouen, le hockey sur glace est loin d'être aussi populaire que le football ou le rugby. En 2015, la FFHG (Fédération française de hockey sur glace) comptait 20.474 licenciés contre plus de deux millions pour la Fédération française de football et 455.000 pour son équivalent du ballon ovale.

 Autre son de cloche en Suède, où le hockey sur glace est un sport très populaire. La Svenska Ishockeyförbundet existe depuis 1912, ce qui en fait une des fédérations les plus vieilles du monde. Le royaume compte 598 associations et 2.406 équipes de hockey, et 65.000 licenciés. Cette célébrité est telle que certains joueurs de l'équipe nationale sont de véritables héros. En témoigne, six ans après sa retraite, la popularité toujours immense de Peter Forsberg qui a gagné les Jeux Olympiques deux fois avec la Suède et fait la majeure partie de sa carrière aux Etats-Unis. Pour l’équipe actuelle, Victor Rask ou Elias Lindholm font partie tous deux du classement des meilleurs joueurs mondiaux établi par l'IIFH, la Fédération internationale de hockey sur glace.

La Suède attire les pros

Cet engouement national a déjà séduit certains tricolores qui jouent actuellement le championnat du monde. C’est le cas de l’attaquant Pierre-Édouard Bellemare, successivement passé par Leksand (de 2006 à 2009) et Skellefteå (de 2009 à 2014) avec qui il termine deux fois premier du championnat avant de rejoindre l’élite américaine avec les Philadelphia Flyers. Son collègue d’attaque, Sacha Treille (photo), a également évolué en Suède. En une seule saison (2008/2009), il a fait partie tout d’abord du Färjestads BK en Svenska Hockeyligan (première division), puis des Nybro Vikings, du BIK Karlskoga, et des Malmö Redhawks, tous trois en Allsvenskan (deuxième division). L’ailier caennais Damien Fleury a quant à lui foulé durant la saison 2010/2011 la patinoire du Vik Västerås HK évoluant en deuxième division, avant de rejoindre le temps d’une saison l’élite suédoise avec le Luleå HF et le Timrå IK, et de retrouver de 2012 à 2014 la division inférieure avec le Södertärlje SK.

 

 Vous pouvez retrouver le planning du Mondial sur le site officiel de la compétition ainsi que le programme télé pour suivre les matchs depuis la Suède ou la France.

 

Benjamin Jung (lepetitjournal.com/stockholm) 10 mai 2017

photos droits réservés

 

 
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