Stockholm

SOCIETE - Être mauvais cycliste, un crime inacceptable à Stockholm

N’ayons pas peur des clichés, en général, les habitants de Stockholm gardent leur distance, coûte que coûte, on évite tout interaction avec d’autres. Engager une conversation avec un inconnu tient le plus souvent du blasphème sauf…. quand un cycliste enfreint le codes, là, le Stockholmois intervient ! La preuve en quelques anecdotes vécues par Annie, notre contributrice suédoise qui après plusieurs années passées à l’étranger est récemment revenue en Suède.
Une terrible cycliste
D’abord, je dois admettre que je ne suis pas une cycliste exemplaire - à vrai dire je suis une cycliste terrible. Toutefois, j’ai des excuses ! J’ai grandi dans une ville de taille moyenne, où la circulation était limitée. Puis, j’ai fait mes études à Lund et dans cette ville universitaire, les règles de conduite ne s’appliquent pas aux cyclistes: les milliers d’étudiants à vélo dominent la circulation et les automobilistes sont relégués au deuxième rang. Ensuite, j’ai vécu à l’étranger et j’ai dû suspendre ma carrière de cycliste.
Mais, l’année dernière, je suis retournée en Suède pour m’installer à Stockholm. J’ai vite fait venir mon vélo qui était resté chez mes parents depuis des années. Toute contente de le revoir, je l’ai enfourché mais j’ai tout de suite compris que rouler dans une grande ville avec des milliers de cyclistes et une circulation intensive était totalement différent de ce que j’avais vécu…. 

Au début, je me sentais un peu perdue sur les pistes cyclables de Stockholm. C’était sans compter sur mes co-cyclistes qui se chargent depuis de m’éduquer, avec plus ou moins de succès. Une fois, une jeune femme m’a arrêtée pour me dire que je l’avais dépassée dangereusement: j’aurais dû laisser plus d’espace entre nos vélos.


Le trottoir, cet interdit
Un autre exemple vient de mon mari. Il venait de sortir de notre immeuble sur son vélo. Au lieu de traverser le trottoir et gagner la rue, il a continué quelques mètres avant de joindre la rue. Mal l’en a prit: au moment où il voulait descendre du trottoir, un homme lui a bloqué le chemin, criant“ Tu n’as pas droit de rouler sur le trottoir”. Pédagogiquement, mon mari a tenté de lui expliquer qu’il venait de sortir par la porte et qu’il voulait justement joindre la rue. L’homme refusait de bouger ”C’est interdit!”, martelait-il avant de céder, outré d’un tel manque de savoir vivre cycliste.
Mon troisième exemple est le plus récent. J’étais en train de renter à la maison en vélo. Je venais de Norrlandsgatan et pour joindre la piste cyclable à Birger Jarlsgatan, j’ai du rouler sur le trottoir jusqu’au point de passage. Tout à coup, un homme m’a arrêté. Il m’a frappé sur l’épaule et me disait “Tu ne roules pas sur le trottoir!” Je me suis arrêtée alors que l’homme a continué à marcher. Les gens autour nous regardaient. J’étais choquée.  D’accord un cycliste ne devrait pas rouler sur le trottoir – mais le pousser reste selon moi une réaction assez extrême.


Quelles conclusions peut-on tirer de ces petites histoires?  Certes, avant tout que je suis une mauvaise cycliste - mon mari serait le premier à corroborer cette thèse ! - mais aussi et surtout que les Stockholmois resteront dans leur coin, jusqu’à ce qu’ils trouvent l’opportunité de discipliner un cycliste mal éduqué !  Alors, si tu as du mal à entrer en contact avec eux, roule en vélo sur le trottoir – tout de suite plein de gens veulent te parler!

 

Annie Sturesson (lepetitjournal.com/stochkolm) 10 mars 2017

 

photo: Werner Nystrand, Images Bank Sweden

 
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