Stockholm

BOURSE DE STOCKHOLM — H&M, deux consonnes qui sonnent comme Persson !

Chaque mois, lepetitjournal.com/stockholm consacre un article à la santé de la bourse suédoise. Aujourdhui, notre spécialiste nous propose de découvrir lune des sociétés suédoises les plus emblématiques dont les deux créateurs sont bien discrets.

Qui connaît Hennes et Mauritz ? Personne. Quand je dis « personne », je fais très attention à l’orthographe parce que Persson — son nom est Persson — est à l'origine de la création de H&M, et là tout le monde connaît. Derrière le H de H&M se cachent Hennes (pronom féminin en suédois) tandis que derrière le M on trouve Mauritz, mais là encore, personne ne sait qui c'est. À l'exception de Persson, je ne sais pas si vous me suivez. Hennes et Mauritz ont fait de Persson quelqu'un. À la vérité, c'est le fils de Persson qui est devenu quelqu'un (de riche). C'est que H&M, c'est vraiment du lourd. Pas du lourd à porter, encore que l'entreprise vende également des meubles, mais du lourd en termes de poids au sein du vaste monde du prêt-à-porter, ainsi que dans la balance économique suédoise. 

Du monde en magasin

H&M, c'est du prêt-à-porter, c'est pour les femmes mais aussi pour les hommes et les enfants, et puis c'est pas cher. Ça, tout le monde le sait. Pour vendre et faire vendre, l'enseigne suédoise n'hésite pas à faire appel — ponctuellement — aux grands noms de la mode (Lagerfeld, Cavalli, Versace) ainsi qu'aux grands noms people (Madonna, David Beckham, Vanessa Paradis). Derrière tout ce beau monde, ce sont 130 000 personnes qui s'activent à travers 50 pays, principalement en Europe, mais également aux États-Unis et en Chine. Des magasins s'ouvrent en Afrique (Maroc), en Amérique du Sud (Chili), la marque évolue (nouvelles enseignes COS) et se diversifie (produits de beauté à bas prix).

Un poids lourd de la cote

Si la marque est bien connue du grand public, elle l'est également des investisseurs locaux et internationaux. Quand il s'agit de calculer l'évolution journalière de l'OMX30, sorte de CAC 40 à la suédoise, le roi du prêt-à-porter compte davantage que ces 29 autres petits sujets boursiers. Tout près de 15 % à lui tout seul. C'est dire que si H&M s'enrhume, toute la cote suédoise à la goutte au nez. Corollaire, les deux consonnes associées possèdent la plus grosse capitalisation boursière (nombre d'actions de la société qu'on multiplie par le cours du titre) du pays. 440 milliards de couronnes suédoises, c'est le poids d'H&M ! On joue dans la cour des grands. 

Tassement passager ?

Comme beaucoup, voire la totalité, des valeurs des marchés occidentaux, H&M semble à la croisée des chemins. Tout est entrepris pour que la machine économique mondiale tourne à plein régime, mais le moteur a de nombreux ratés. Du coup, les cours se tassent et l'horizon paraît incertain. Les prévisions de bénéfice sont molles pour 2016 (3 % à peine) et c'est 2017 qui est porteur d'espoirs (+ 15 % par rapport à 2015). Sans reprise généralisée de la consommation, ce genre de titre a peu de chances de briller vraiment. Son poids boursier est un handicap. Il faudra en revanche reconsidérer ce point de vue si les cours venaient à se tasser considérablement. Actuellement, le titre vaut 260 couronnes ; un retour sur 220, toutes prévisions actuelles restant égales, permettrait d'entrer à bon prix. 

Retrouvez les analyses de notre spécialiste sur son blog Objectif Bourse

Crédits photos : Simon Paulin/imagebank.sweden.se et Daniel Pertuy

 

Daniel PERTUY lepetitjournal.com/stockholm Jeudi 6 octobre 2016 (reprise) 

 
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