"Pauvre Niagara !", se serait exclamé Eleanor Roosevelt à la vue des chutes d'Iguaçu. Époustouflant serait sans doute l'adjectif le plus adéquat, mais il est dur de décrire ce que l'on ressent face à une telle puissance. A la frontière entre le Brésil, le Paraguay et l'Argentine, trois jours sont nécessaires au minimum pour visiter Foz de Iguaçu, les deux premiers au moins consacrés aux cascades. 

Une très belle légende tupi-guarani raconte l'origine de ces incroyables cascades. Il y a longtemps, le fleuve Iguaçu ("grandes eaux") était sans précipitations. Sur les rives vivaient les Indiens caingaganques, dont le protecteur était M'Boy, dieu-serpent. Il voulait épouser une belle jeune fille du village, Naipi. Mais celle-ci était amoureuse d'un mortel, Tarobá avec qui elle tenta de s'enfuir en canoë. Furieux, M'Boy créa les énormes chutes dans lesquelles les amants périrent. Tarobá fut transformé en palmier sur le bord du précipice et Naipi en pierre en bas de la cascade, constamment fouettée par les eaux. Ainsi, les deux amants étaient condamnés pour l'éternité à se voir sans pouvoir se rejoindre.

Les chutes, côté argentin (photo LPJ)Plus impressionnantes que Niagara ?
Avec 275 cascades sur plus de 2,7 km, les chutes d'Iguaçu sont plus larges que les chutes africaines de Victoria connues comme les plus grandes du monde (1,6 km de large – 100 mètres de haut). Les cascades brésiliennes font en moyenne 60 mètres, mais la plus haute dépasse les 80 mètres. La Gorge du Diable (Garganta do Diabo), en forme de U, fait 82 mètres de haut et s'étend sur 700 mètres, offrant un spectacle inoubliable. En terme de débit, Iguaçu se positionne derrière Niagara avec une moyenne de 1.746 m3/s.

Encadrées par une riche végétation tropicale, les chutes d'Iguaçu offrent un panorama inimaginable de cascades à perte de vue. Très bien aménagées, elles permettent au visiteur de profiter pleinement du lieu, et ce avec deux grands points de vue.

La gorge du diable (photo LPJCôté brésilien ou argentin ?
Pour un week end pas cher au coeur de la végétation tropicale, ne choisissez plus entre l'Argentine et le Brésil. A cheval sur la frontière, les chutes sont accessibles des deux côtés. Chacun est très différent et vaut le détour. Il serait dommage de ne pas prendre le temps de visiter les deux. Le parc argentin est composé de trois parties : une haute, une basse et la Gorge du Diable. Un petit train amène les visiteurs jusqu'à une longue passerelle qui permet de traverser fleuve pour accéder jusqu'à cet endroit époustouflant, surplombant les chutes. Du côté brésilien, on se trouve en bas des chutes et des passerelles amènent à quelques mètres seulement. Pensez à vous munir d'imperméables, de crème solaire et de répulsif. De bonnes chaussures sont également indispensables.

Les deux parcs œuvrent pour la protection de la biodiversité de la zone et sont classés au Patrimoine Mondial de l'Unesco depuis 1984 et 1986. De nombreuses espèces d'oiseaux et de grands mammifères vivent dans cet espace préservé de mata tropical. Vous croiserez sûrement lors de vos balades un coati très gourmand.

Mais les chutes, aussi belles soient-elles, ne sont pas la seule attraction de la région. Rendez-vous dans un second article consacré au Barrage Itaipu et au Parque das Aves (parc aux oiseaux), pour compléter votre séjour dans la région.

Clémentine VAYSSE (www.lepetitjournal.com – Brésil) Jeudi 18 Juillet 2013

Foz de Iguaçu dispose d'un petit aéroport, vols depuis Buenos Aires. Il est possible de survoler les chutes en hélicoptère, ainsi que d'approcher des chutes en bateau.
Site d'information argentin : http://www.iguazuargentina.com/espanol/

Une internationale
Actu internationale
En direct de nos éditions locales
Melbourne - Actualité

"SI J'OZAIS" - Kafka chez les kangourous

On a beau être un bonze, on n’échappe pas à quelques mouvements d’humeur de temps à autre. Un exemple au hasard, lointain souvenir de…
Expat
Expat - Emploi

INTERNATIONALISATION – Les PME-ETI disent « oui »

L’internationalisation ne se limite pas aux grands groupes et concerne de plus en plus les PME (Petites et Moyennes Entreprises) et les ETI (Entreprises de Taille Intermédiaire) françaises. Elles sont chaque année plus nombreuses à sauter le pas et à vanter les mérites de l’extension de leur activité à l’étranger. 

ALAIN BENTEJAC – "La compétitivité est un enjeu majeur"

Le Comité National des Conseillers du Commerce Extérieur de la France (CNCCEF) est un réseau mondial d’entrepreneurs français ayant une expérience à l’international. Les CCE sont présents dans 140 pays. Alain Bentéjac en est le Président. Il a pour mission principale de conseiller les pouvoirs publics et de promouvoir l’attractivité du secteur privé français.
Expat - Politique

FRANÇAIS DE L'ÉTRANGER - Etude sur le vote par Internet, le cas de la République Tchèque

En 2014, les Français de l'étranger ont à nouveau pu voter par Internet. Si ce moyen est de plus en plus utilisé, l'abstention reste en hausse. Pour tenter d'expliquer ce paradoxe, Alix Guillard a utilisé les données collectées sur sa circonscription de Prague pour y voir plus clair. Curieux sur le fonctionnement des nouvelles technologies en général, Alix Guillard s'intéresse au vote par Internet depuis 2011; il a été suppléant aux élections législatives de 2012 et candidat à l'élection partielle de 2013.

ANNE-MARIE DESCOTES – "Il est nécessaire de prendre en compte les enjeux globaux du développement"

Anne-Marie Descotes est la Directrice Générale à la Mondialisation, au Développement et aux partenariats (DGM) du Ministère des Affaires Etrangères et du Développement International (MAEDI). Nommée par Laurent Fabius à l’été 2013, elle a notamment pour mission d’étendre la diplomatie économique de la France. Lepetitjournal.com l’a rencontrée en pleine préparation de la COP21, la conférence du Bourget sur le climat
Magazine