Au cours des 19e et 20e siècles, le Mexique a connu une succession d’interventions armées sur son territoire, aussi bien de la part des Espagnols, des Américains que des Français. Un musée original, situé dans l’ancien couvent de Churubusco (Coyoacan), retrace l’histoire de ces ingérences étrangères

L'ancien couvent de Churubusco date du 17ème siècle

Espagnols, Français, Américains... Depuis son accession à l’indépendance, en 1810, et jusqu’à la fin de la première guerre mondiale, le Mexique a connu une succession quasi ininterrompue d’agressions militaires étrangères. Et la Republica -au grand dam des nationalistes mexicains- a longtemps servi d’arrière-cour aux grandes puissances, en mal de territoires sur lesquels exercer leur influence politique et économique.
Depuis bientôt 32 ans, un musée de la délégation de Coyoacan retrace l’histoire tumultueuse de ces ingérences étrangères: le Musée national des interventions. Une rétrospective à la fois insolite et instructive, située dans un cadre de toute beauté: l’ancien couvent de Churubusco, datant du 17ème siècle.
Composé principalement de lithographies, de drapeaux, d’armes et d’accessoires de l’époque, autant civils que militaires, le musée des interventions se veut avant tout un espace pédagogique. Grâce à ses panneaux et à ses frises chronologiques, il permet au visiteur de s’imprégner de l’histoire mexicaine contemporaine. Et du même coup, de comprendre les principes fondamentaux qui régissent la politique extérieure du pays, à savoir le non interventionnisme et le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Photo: INAH M. Marat

Les Français… pas en reste 
Le choix du lieu, dans cette perspective, n’est pas anodin: c’est au couvent de Churubusco, en effet, qu’eut lieu l’un des épisodes les plus héroïques (et les plus sanglants) de l’histoire mexicaine. Le 20 août 1847, plusieurs centaines de soldats mexicains, derrière le Général Anaya, décidèrent d’opposer de la résistance aux soldats américains venus défendre l’annexion du Texas par les Etats-Unis. L’opération fut un échec, mais les “résistants” marquèrent les esprits de leurs compatriotes par leur acte de bravoure.
Si les Américains (proximité géographique oblige) furent les plus prompts à venir s’immiscer dans les affaires internes du Mexique, les Français ne furent pas en reste. En 1838, prenant prétexte de la mise à sac d’une pâtisserie française de Veracruz, Paris n’hésita pas à envoyer une flotte armée pour imposer un traité commercial désavantageux au Mexique (lire: GUERRE DE LA PATISSERIE - Le premier conflit franco-mexicain). Puis en 1862, sur décision de l’empereur Napoléon III, elle ne vit aucun inconvénient à venir renverser le régime de Benito Juarez, démocratiquement élu, pour installer sur le trône le frère de l’empereur d’Autriche Maximilien de Habsbourg (lire: MAXIMILIEN DE HABSBOURG - Le dernier empereur du Mexique)… et faire du Mexique un protectorat de l’Hexagone. Euh, sans rancune ?

Valentin BONTEMPS (www.lepetitjournal.com/mexico) mardi 16 octobre 2012

Renseignements et informations:
Museo Nacional de las Intervenciones
Ex convento de Churubusco:  Calle 20 de agosto. Métro Général Anaya
Tel : 56 04 06 99 ou 56 88 79 26
Ouvert du mardi au dimanche de 9h à 18h
Site Internet: Visite virtuelle

 
Une internationale

COEXISTER - Loin des clivages et des amalgames

Faire un tour du monde n'est jamais une aventure anodine, encore moins lorsque celui-ci s'inscrit dans un projet ambitieux : explorer les initiatives interreligieuses aux quatre coins du globe et prouver, loin des clivages et des amalgames, que la pluralité religieuse de nos sociétés contemporaines est une véritable force pour le vivre-ensemble.
Actu internationale
Actualités de nos partenaires

Préparez dès maintenant votre retour en France !

La France vous manque ? Sa pointe d’Etretat, ses plages de Saint Tropez, ses vignobles bourguignons ou encore ses menhirs de Carnac ? Vous ressentez ce besoin irrépressible de revenir au pays ? A moins que ce soit pour venir profiter des grands évènements sportifs qui animeront ces mois d’été ? N’hésitez plus, revenez ! La France vous attend !
Expat
Expat - Emploi

EXPATRIATION - Pourquoi se reconvertir est important ?

Que vous soyez une femme, un homme, le conjoint suiveur ou le/la salarié(e) qui est expatrié(e), la problématique est totalement identique. Il arrive des moments (une expatriation ou une nième expatriation, un accouchement, un burn-out ou tout autre évènement) qui peuvent être un déclencheur. Ce(s) moment(s) permettent de « sortir la tête du guidon » et nous aident à prendre du recul pour nous apercevoir que nous avons été, jusque-là, en mode automatique. Nous avons suivi un chemin sans même nous poser trop de questions et/ou prendre de vraies décisions quant à la vie que nous souhaitons avoir.

STARTUPS - Où fait-il bon entreprendre ?

Le monde est chamboulé par l'arrivée massive de startups qui remettent au goût du jour l'économie collaborative et qui reconfigurent le marché du travail. Rien qu'au niveau des "licornes", ces jeunes entreprises valorisées à plus d'un milliard de dollar, on en compte actuellement 47 en Europe sur 140 dans le monde. Venez découvrir d'autres faits marquants à propos de ce nouveau business avec l'infographie ecoreuil.fr. 
Expat - Politique

MATTHIAS FEKL – "Il ne faut pas affoler tout le monde avec le Brexit"

Bientôt deux ans que Matthias Fekl occupe le poste de secrétaire d’Etat au commerce extérieur, à la promotion du tourisme et aux Français de l’étranger. Le ministre est confronté à de nombreux chantiers à commencer par les négociations en vue du futur traité transatlantique, le TTIP. Plus récemment s’est aussi posé le problème des Français au Royaume-Uni. Retour sur les principaux enjeux de la fonction de Matthias Fekl. 
Magazine
En direct de nos éditions locales