A "cidade"  est le nouveau spectacle de danse contemporaine de Olga Roriz présenté en ouverture de saison du théâtre Camões les 12 et 13 octobre, à Lisbonne. Titre évocateur et explicite : "la ville"… Des danseurs qui mettent en scène et en mouvement l´imaginaire de l´univers urbain. Une réflexion sur le temps et l’espace de la ville, des corps qui se rencontrent, qui se frôlent.  Des danseurs qui sentent la ville.

Olga Roriz : une chorégraphe portugaise
Olga Roriz est une danseuse et chorégraphe portugaise de renommée internationale, à travers ses créations elle cherche à interpeller et questionner son public. Sa première source d´inspiration est bien le corps, ses émotions, sa sensibilité et ce spectacle "a Cidade" en est une fois de plus la preuve. Même si elle a, au départ, une formation classique, elle a en effet intégré le ballet Gulbenkian en 1976, elle prend son indépendance assez vite et crée sa propre structure dans un style beaucoup plus contemporain dès 1995.

Une réflexion sur le temps et l’espace urbain
Quatre danseurs, Catarina Câmara, Maria Cerveira, Bruno Alexandre et Pedro Santiago Cal dansent la solitude, l´apparence, la pauvreté, les déchets, la pression de l´espace urbain. Les tableaux se succèdent avec intensité et les corps se plient au rythme d´une chorégraphie contemporaine qui exprime les liens éphémères de ceux qui se croisent dans l´anonymat de la "cidade". Des danseurs qui sentent la ville. Boite de nuit, shopping, parc, jardin, un voyage dans les différents espaces urbains où naissent et se racontent les histoires, nos histoires.

Des tableaux en mouvement

Une image forte nous revient, une femme immobile sous une veste, abandonnée face à la cruauté. Un homme, étendu là au centre de la scène, et tout d’un coup un amas de détritus, tombant du ciel. Cynique métaphore de l’homme moderne battu et recouvert par ses propres déchets quotidiens. Et puis, deux corps nus qui se retrouvent avec la seule lumière d’un feu, laissant entre-apercevoir les lignes de leur corps, une brève respiration poétique. Quatre danseurs qui se rencontrent dans un rythme effréné comme celui de la foule qui nous capte et nous enferme dans notre quotidien. Des solos, chaque danseur, ou plutôt chaque interprète propose à sa manière, son regard sur la ville. Au delà des danseurs, c’est bien plus des interprètes qu’il s’agit, danse, théâtre, performance, ils nous donnent tous à voir une identité et une corporalité qui leur est propre. Une danse qui laisse place à l’individu, et qui au travers de son propre mouvement, de sa propre gestuelle offre son ressenti, son vécu. Loin de la danse épurée, et du mouvement technique pur, une danse qui parle, qui s’exprime.

Un rythme effréné
En voyant ce spectacle, le spectateur est pris dans une cadence infernale, les musiques s’enchainent, chaque tableau propose un nouvel univers. Nos oreilles et nos yeux ont du mal à suivre la cadence. Les danseurs, vont et viennent, sans que l’on puisse les distinguer et les reconnaître. Les personnages se démultiplient. Les costumes, simples, quotidiens, avec ou sans couleur se succèdent, comme une course sans fin. Une pièce qui a du rythme ou plutôt des rythmes. Des corps abimés, torturés, mais qui nous suggèrent leur poésie et leur fragilité. Une poésie urbaine, une poésie de l’individu. C’est peut être et sans doute cela que nous propose Olga Roriz, un reflet du quotidien de nos vies modernes, perdues, désorientées, dans la profusion des éléments qui nous entourent. Une histoire de corps qui se construisent et se heurtent à la réalité cynique de notre quotidien urbain.

La pièce se termine. A chacun de retourner dans la ville, avec peut-être un regard nouveau… La pièce sera présentée le 20 Octobre au théâtre Circo de Braga, et le 24 novembre au théâtre municipal d’Almada.

Elsa Loupiac (www.lepetitjournal.com/lisbonne.html) jeudi 18 octobre 2012
(elsa.loupiac@hotmail.fr)

 
Une internationale

EXPATRIATION – Toujours plus de Français à l'étranger

1.710.945. C'est le nombre de Français inscrits au registre mondial des Français établis hors de France pour l'année 2015. Quelles sont les régions où ils affluent ? Celles qu'ils désertent ? Analyse du rapport du gouvernement sur la situation des Français établis hors de France 2016.
Bleu Blanc Box

BLEU BLANC BOX – lepetitjournal.com chouchoute les expatriés

Les produits français vous manquent ? Découvrez la dernière nouveauté concoctée spécialement pour vous par lepetitjournal.com. Chaque mois, aux quatre coins du monde, la BLEU BLANC BOX vous réserve une surprise avec des produits aussi indispensables qu’introuvables à des milliers de kilomètres !
Actu internationale
Actualités de nos partenaires

3 bonnes raisons d’investir dans l’immobilier locatif en France

L’immobilier est le support d’investissement préféré des français, et les expatriés y sont également très attachés. Mais quand et comment investir dans l’immobilier locatif en France ? Réponse avec les 3 conseils de Mickael Zonta, Président de la société Investissement-Locatif.com, leader de l’investissement locatif à Paris et en Île de France.
Expat
Expat - Emploi

FEMMEXPAT - Des outils exclusifs pour un retour en France réussi!

Le retour est rarement le moment le plus facile d'une expatriation. En plus du décalage entre votre vie d'expatrié et votre vie en France, vous prenez conscience de l'écart qui s'est creusé entre votre vie avant l'expatriation et votre vie après votre retour... Expat Communication, l'éditeur de FemmExpat, vous propose quatre pistes pour faciliter ce retour !

ALEXANDRE LE BEUAN - La passion du voyage et de l'entreprenariat

Fasciné par les voyages et notamment l'Asie, Alexandre Le Beuan a fondé sa propre agence de voyage, Shanti Travel, en 2005, dans l'un des pays qui l’inspirent le plus, l'Inde. Onze ans plus tard, la société est présente dans 14 pays d'Asie, emploie près de 100 salariés, et a accompagné plus de 35.000 voyageurs.
Expat - Politique

ESSAI – Comment concilier vie à l’étranger et citoyenneté ?

Etre citoyen lorsque l’on réside hors de France, ce n’est pas facile. Quels droits ? Quels devoirs ? Passionné de politique, résidant depuis plus de 20 ans à l’étranger, Jacques Saillant publie un essai engagé sur la citoyenneté des Français de l’étranger, en forme de réflexion mais aussi de « coup de gueule » face aux instances qui les représentent

AUDIOVISUEL – Haro sur les anglicismes !

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel s'agace. La multiplication des titres d'émissions en anglais, jusque dans le service public, ne convient pas à l'organe chargé d'encadrer les productions télévisées françaises. Seront donc reçus les patrons des grandes chaînes françaises afin de rappeler la règle établie par la loi du 30 septembre 1986 sur le rôle du CSA : utiliser le français autant que faire se peu.
Magazine
En direct de nos éditions locales