N’acheter ni viande, ni produits laitiers, et refuser de porter du cuir ou de la laine : tel est le credo des vegans. Alors que le nombre de restaurants et d’adeptes veganistes se multiplie, nous avons rencontré Diana Vässen, de l’association Berlin Vegan


Diana Vässen est une adepte du véganisme. Au menu: burger sans viande et bientôt lait de soja pour sa fille (photo. S. de Chivré)

Ce midi, j’ai envie d’un burger et d’un fondant au chocolat“, déclare Diana Vässen. On imagine un steak saignant entre deux tranches de pain, suivi d’un dessert dont il vaut mieux taire la teneur en beurre. Sauf que le burger de Diana renferme du soja pané et son gâteau est cuisiné avec margarine et lait de soja. Car la jeune femme ne mange ni viande, ni laitage, et ne consomme aucun produit d’origine animale. Autrement dit, elle est vegan : “Je n’achète pas non plus de miel et d’œufs. Je bannis les cosmétiques à base de graisse animale, ainsi que le cuir, la laine, la soie et, bien sûr, la fourrure“, précise cette Berlinoise. Pour elle, la capitale allemande est la ville idéale : “On trouve plein de restaurants adaptés. Quand je fais mes courses, je peux même acheter du lait soja dans n’importe quel supermarché, alors que ce n’était pas le cas auparavant. Un litre peut coûter 1,50 euros au lieu de 50 centimes pour du lait ordinaire, mais nous acceptons ce coût : l’habillement nous revient à moins cher, comme nous n’achetons pas de chaussures en cuir“.

Sensibiliser à la cause animale
Diana partage ses convictions avec environ 20.000 Berlinois. Aucun chiffre précis n’existe pour l’Allemagne. Selon Vegan Welt, une association, entre 250.000 et 460.000 personnes auraient adopté ce mode de vie. Une minorité, en comparaison des 5 millions de végétariens avec lesquels il ne faut pas les confondre. “Avant de devenir vegan il y a trois ans, j’étais végétarienne. J’ai franchi une étape dans la protection des animaux. Je ne bois plus de lait parce que pour le produire, une vache doit donner naissance à un veau qui sera tué pour sa viande“, souligne la jeune femme. Une vision que plus d’un pourrait qualifier d’excessive : “Nous avons souvent une image radicale. La première fois que j’ai vu une manifestation de vegans, j’ai moi-même trouvé ça extrême. Après avoir discuté avec des gens, j’ai compris qu’il n’en était rien“. Elle rejoint alors une association d’une cinquantaine de membres, Berlin Vegan. L’objectif est de promouvoir le veganisme, comme lors du Welt Vegan Tag, leur journée mondiale, le 1er novembre. Cette année, le groupe avait prévu plusieurs manifestations et actions de sensibilisation entre le 31 octobre et le 2 novembre.

"Devenez vegan vous aussi!"
Pour Diana, “c’est l’occasion est de montrer qu’on a une vie normale. Nous menons aussi des opérations toute l’année. Pour notre Sommerfest, nous installons une table avec des gâteaux vegans. Les visiteurs sont surpris, certains croient que nous ne nous nourrissons que d’herbe !“ Prochaine étape, pour son association : la mise en place d’un programme de tutorat en janvier 2010, pour initier pendant deux semaines des “non vegans“ à une vie sans produit d’origine animale. À la fin, le participant pourra choisir s’il veut devenir lui aussi adepte du veganisme. Pour Diana, cette mission ne devrait pas être compliquée : ”J’ai déjà réussi à convertir ma mère et des amis !“ se réjouit-elle. 


Sophie de Chivré (www.lepetitjournal.com/berlin) mardi 16 avril 2013

Retrouvez des informations détaillées sur : http://www.berlin-vegan.de/

 

 

 
Une internationale
Bleu Blanc Box

BLEU BLANC BOX – lepetitjournal.com chouchoute les expatriés

Les produits français vous manquent ? Découvrez la dernière nouveauté concoctée spécialement pour vous par lepetitjournal.com. Chaque mois, aux quatre coins du monde, la BLEU BLANC BOX vous réserve une surprise avec des produits aussi indispensables qu’introuvables à des milliers de kilomètres !
Actu internationale
Actualités de nos partenaires

Pour lire le chinois il faut commencer tôt

Dans toute langue écrite, les mots font l’objet d’une triple correspondance : la prononciation, l’écriture, et évidemment la signification (ou plus correctement le signifié). Ainsi, le mot français cheval désigne l’animal de trait et de course, se prononce /ʃə.val/ et s’écrit c-h-e-v-a-l. L’écriture du français étant alphabétique et le mot cheval régulier, toute personne sachant lire saura prononcer correctement ce mot même s’il ne l’a jamais vu écrit auparavant. Comme nous l’explique S. Dehaene, la lecture emprunte ici la voie dite phonologique : les graphèmes sont mécaniquement convertis en phonèmes sans faire appel à des représentations sémantiques plus profondes.

Assurance santé expatriés : quel type de contrat choisir ?

Pour les expatriés résidant et travaillant hors de leur pays d'origine avoir une assurance santé de qualité n'est pas un luxe mais une nécessité. Fort heureusement un large choix d'assurances santé est aujourd'hui disponible, qu'elles soient de nature internationale, nationale ou voyage. Outre les nombreuses préoccupations liées à une expatriation (logement, écoles, activité professionnelle, etc.), choisir le bon contrat pour protéger sa santé et son bien-être peut se révéler un défi de taille compte tenue de sa complexité.
Expat
Expat - Emploi

TOURISME EN IRAN - Un secteur en expansion et des défis à surmonter

 Depuis le rétablissement et l’amélioration des relations entre l’Iran et l’Occident, il y a un secteur qui se porte à merveille... le tourisme. Annoncé par les analystes depuis déjà plusieurs années, Marc Botinelli parlait déjà en 2013 de « Bombe touristique à retardement » et il ne s’était pas trompé.
Expat - Politique

ESSAI – Comment concilier vie à l’étranger et citoyenneté ?

Etre citoyen lorsque l’on réside hors de France, ce n’est pas facile. Quels droits ? Quels devoirs ? Passionné de politique, résidant depuis plus de 20 ans à l’étranger, Jacques Saillant publie un essai engagé sur la citoyenneté des Français de l’étranger, en forme de réflexion mais aussi de « coup de gueule » face aux instances qui les représentent

AUDIOVISUEL – Haro sur les anglicismes !

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel s'agace. La multiplication des titres d'émissions en anglais, jusque dans le service public, ne convient pas à l'organe chargé d'encadrer les productions télévisées françaises. Seront donc reçus les patrons des grandes chaînes françaises afin de rappeler la règle établie par la loi du 30 septembre 1986 sur le rôle du CSA : utiliser le français autant que faire se peu.
Magazine
En direct de nos éditions locales