Retour à Coolawanyah, dans la ferme de Leslie et Kimberly Parsons située dans la région du Pilbarra au nord ouest du plus grand état du pays, l’Australie Occidentale

 

Photo Carine Caussieu

Un avenir vache ?
"Je ne suis pas très inquiet même si sur la vingtaine de fermes du coin; on n'est plus que 4 ou 5 à être des propriétés familiales. Un quart appartient désormais aux entreprises minières mais ils ne s’en occupent pas", déplore l’aîné des Parsons.

Trêve de bavardage, la chaleur assomme le bétail qui poursuit sa marche le long d’un chemin tracé par un bulldozer en direction d’un nouvel enclos où les bovins passeront la nuit. Leslie mène le cortège, sans oublier de jeter un œil dans le rétroviseur pour surveiller les animaux indisciplinés. Sur les côtés, les motos veillent alors que Tim, un habitué et Ed ferment la marche. Dernier accroc avant de rentrer au camp, une des bêtes s’échappe. Après plusieurs tentatives vaines, les fermiers abandonnent… du moins jusqu’au lendemain et rejoignent le camp couverts de terre. "Demain ce sera plus court, prévoit Calan, on aura fini à l’heure du déjeuner".

Mais le matin venu, les péripéties s’enchaînent. Les Santa Gertrudis, (race de vache initialement originaires du Texas) n’en font qu’à leur tête et passent presque une heure à brouter sous le regard patient de ces "riders"de l’outback. Un peu plus tard, nouveau rebondissement : Richard, le pilote annonce la présence d’un dingo, un chien sauvage local, amateur de chair fraîche et surtout de jeunes génisses ou veaux. Qu’importe, Tim, part à sa rencontre et l’abat sur le champ. Les aînés sont rassurés et la "balade" se poursuit. Calan a vu juste : il est midi quand les troupes rejoignent le camp pour s’octroyer un mini repos du guerrier. Déjà deux semaines qu’ils œuvrent dans le bush sans un seul "day off".


Sur place, Wendy, la seule femme présente gère les stocks de nourriture pour ces dix cow-boys affamés. A une heure de route, Cindy, la femme de Kim prépare également des plats pour leur "tea" à savoir le dîner. "Heureusement, cette opération ne se déroule qu’une fois par an car cela nous revient très cher notamment à cause de la location de l’hélicoptère", commente cette ancienne infirmière. Le mustering effectué, Kim et ses comparses procèdent à l’étiquetage des bêtes pour distinguer mâles et femelles qui seront ensuite transportées par camion jusqu’à la ferme où sera réalisée une nouvelle sélection. Enfin, les bovins seront vendus vers l’Indonésie, le Moyen Orient ou la Grèce. Le gros de la mission est fini et pourtant voilà nos hommes repartis pour un tour à l’affût du bétail éventuellement éparpillé dans les environs. C’est peut être ça, l’amour vache.


L'Indonésie, un enjeu de taille
Yeux crevés, jambes coupées avant d’être tués, dans la presse comme dans les conversations, au pays des kangourous, la polémique fait rage sur les traitements infligés aux bovins par les Indonésiens. "On mange du bœuf depuis la nuit des temps, pas besoin pour autant d’être cruels. Nous n’aimons pas ces méthodes mais on ne va pas prendre le bateau et les empêcher de procéder à leur manière. Et puis une dizaine d’abattoirs seulement sur les 290 d’Indonésie pratique cela" répond Leslie aux attaques d’associations comme Stop live exports.org ou Animals Australia . Selon les chiffres de l’Australian Bureau of Statistics, l’Indonésie reste le principal destinataire du bétail australien puisqu’elle représente près de 60% des exportations du pays.

Carine Caussieu (www.lepetitjournal.com/sydney.html) Mardi 17 Juillet 2012 (publié pour la première fois le mercredi 31 août 2011)

(re)Lire CHRONIQUE AUSTRALIENNE - La poussière dans les yeux, première partie

 
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