Les traditionnels "Schoolies" ont débuté ce week end à Surfer Paradise, la ville la plus  kitsch de la Gold Coast. Pendant trois semaines, des dizaines de milliers de lycéens australiens vont célébrer la fin de leurs années de lycée avec une semaine de fête ininterrompue. La presse australienne titre: "Schoolies Time to Panic ".

Photo Flickr

Les Schoolies sont une tradition australienne bien ancrée où les jeunes partent (généralement en groupe) faire une semaine de fête ininterrompue sur la Gold Coast. Car c'est là que l'idée est née en 1979 lorsque l'hôtel Broadbeach à Surfer Paradise commença à organiser des séjours spéciaux pour les jeunes des écoles privées du coin voulant célébrer la fin de leurs examens. Depuis lors, la coutume s'est répandue à tout le pays et chaque année des lycéens de toute l'Australie débarquent dans le Queensland pour une semaine de "teuf".

Rite de passage
Les Schoolies sont considérés par un grand nombre de jeunes Australiens comme un rite de passage, une transition entre l'adolescence et l'âge adulte et la liberté qu'elle implique. La tradition veut d'ailleurs que les jeunes diplômés commencent leur célébration en se jetant dans l'océan, un symbole du plongeon vers la liberté. Le plongeon ne se fait pas malheureusement que dans l'eau fraiche, mais aussi dans l'alcool, le sexe et parfois la drogue. Liberté rime parfois avec irresponsabilité et c'est un peu ce que le concept des Schoolies a engendré.

Débordements
Le succès de l'événement présenté des années durant par les médias australiens comme une semaine de liberté totale et d'anarchie a soulevé également de nombreuses critiques car suscitant des comportements de dépravation et de multiples accidents, agressions sexuelles ou encore bagarres en tous genres dus à l'alcool et à la drogue. On a beaucoup focalisé sur les "Toolies" jeunes gens plus âgés non diplômés mais participant aux célébrations qui ont provoqué de vives controverses car représentant une population particulièrement dangereuse. Après le pic d'arrestations qui eut lieu en 2009, le contrôle policier s'est très nettement accentué pour encadrer les débordements qui ne manquent jamais de se produire et les dernières années ont été relativement plus calmes. Il faut que jeunesse se passe….
Flore Gregorini (www.lepetitjournal.com/sydney), lundi 19 novembre 2012

En savoir plus:

"Blurred", un long-metrage mis en scène par Evan Clarry consacré aux Schoolies en 2002

 
Une internationale

HISTOIRE – Le mystique soufi Mansur al Hallaj, premier "expatrié"?

On connaît les pérégrinations de Paul de Tarse dans le monde méditerranéen ou encore l'épopée légendaire de l'apôtre Thomas jusqu'en Inde. Moins connue est la vie de Mansur al-Hallaj, mystique persan du soufisme, qui s'installa longtemps en terre non-musulmane pour répandre sa religion et son amour de Dieu. Cette grande figure mystique a donné lieu à une biographie rédigée par l'islamologue Stéphane Ruspoli qui lui attribue le titre d'"expatrié".
Bleu Blanc Box

BLEU BLANC BOX – lepetitjournal.com chouchoute les expatriés

Les produits français vous manquent ? Découvrez la dernière nouveauté concoctée spécialement pour vous par lepetitjournal.com. Chaque mois, aux quatre coins du monde, la BLEU BLANC BOX vous réserve une surprise avec des produits aussi indispensables qu’introuvables à des milliers de kilomètres !
Actu internationale
Actualités de nos partenaires
Expat
Expat - Emploi

TOURISME EN IRAN - Un secteur en expansion et des défis à surmonter

 Depuis le rétablissement et l’amélioration des relations entre l’Iran et l’Occident, il y a un secteur qui se porte à merveille... le tourisme. Annoncé par les analystes depuis déjà plusieurs années, Marc Botinelli parlait déjà en 2013 de « Bombe touristique à retardement » et il ne s’était pas trompé.
Expat - Politique

ESSAI – Comment concilier vie à l’étranger et citoyenneté ?

Etre citoyen lorsque l’on réside hors de France, ce n’est pas facile. Quels droits ? Quels devoirs ? Passionné de politique, résidant depuis plus de 20 ans à l’étranger, Jacques Saillant publie un essai engagé sur la citoyenneté des Français de l’étranger, en forme de réflexion mais aussi de « coup de gueule » face aux instances qui les représentent

AUDIOVISUEL – Haro sur les anglicismes !

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel s'agace. La multiplication des titres d'émissions en anglais, jusque dans le service public, ne convient pas à l'organe chargé d'encadrer les productions télévisées françaises. Seront donc reçus les patrons des grandes chaînes françaises afin de rappeler la règle établie par la loi du 30 septembre 1986 sur le rôle du CSA : utiliser le français autant que faire se peu.
Magazine
En direct de nos éditions locales