Je lisais aujourd’hui sur un forum international les témoignages d’expatriés dans le monde entier. Ces récits avaient en commun de décrire l’énergie incroyable déployée pour nouer de nouveaux liens et reconstruire un monde perdu… de vue au moins, gommé par la distance et fragilisé par l’effort du voyage. En fait, ils parlaient tous à mots couverts de la  peur d’être seul(e), de la lutte acharnée contre la solitude, défi absolu de l’expatrié(e)

(Photo : www.freedigitalphotos.net)

Partir c’est mourir un peu…
C’est vrai. Quand nous partons nous laissons derrière nous une part de nous-mêmes. Cette part se fige dans le souvenir de ceux que nous quittons, elle devient leur prisonnière, nécessaire pour entretenir le lien. La mémoire a besoin de stabilité. Nous leur abandonnons ce cliché et prenons le risque de ne plus nous y reconnaître quand nous reviendrons. Si tant est que nous revenions… Certains expatriés permanents avouent –désorientés- avoir tellement voyagé qu’ils ne se sentent plus de nulle part et encore moins de leur pays natal.

La solitude pour toile de fond
Ailleurs est souvent une toile sur laquelle nous dessinons nos rêves de liberté, d’aventure, de révélation de soi quand l’ici et maintenant de notre quotidien est terni par le voile de l’habitude et d’un confort pesant. Cependant, à l’épreuve de la réalité c’est aussi un immense désert peuplé d’inconnus dont le regard ne s’arrête jamais sur nous, comme si nous n’existions pas. Malgré notre désir, le contact nous frôle à peine le temps d’un " bom dia ". C’est insuffisant. Bientôt le sentiment de solitude nous serre le cœur.

Prendre le temps quand le temps est compté
Nous sommes pleins de désir de rencontrer l’autre, ouverts à sa culture et pourtant rien ne se passe. L’autre n’est pas encore prêt. Nous devons accepter de respecter son rythme, sa méfiance, les épreuves qu’il nous impose pour faire partie de son histoire. L’expatrié affiche une identité particulière, incertaine. Il vient d’un endroit que l’on ne connaît pas ou peu, on ne sait pour combien de temps il sera là, il porte déjà les traces de son départ dans son arrogance à s’imposer avec urgence. Alors il reste seul car les vraies rencontres demandent du temps pour que la confiance s’installe. Il faut être patient.

La patience paie
Et puis un jour, peut-être une année, si nous avons dépassé le cap de la désespérance, que nous sommes restés sur la piste, le miracle se produit. Il y a comme une évidence à notre présence. La vraie vie peut commencer, les murs de la solitude s’effritent. Ce fut le prix à payer pour être de la fête.

Quelques " trucs " pour supporter la solitude

. Se dire que tout à une fin, même la solitude
. Accepter que la solitude est le lot de tout le monde
. Chercher des activités en relation avec ce qui nous plait vraiment
. Etre force de proposition
. Garder sa personnalité, ne pas négocier sur l’essentiel
. Accepter d’avoir des relations superficielles (mais non toxiques) pour un temps
. Identifier des personnes précises dont vous avez envie de vous rapprocher
. Organiser sa journée, instaurer des rituels qui dépendent de vous
. Choisir ses relations quotidiennes (ne fréquenter que des commerçants sympathiques,  souriants, qui savent donner de l’énergie avec un mot, un sourire)
. Identifier des endroits magiques pour vous ressourcer

Etre expatrié demande de réelles compétences relationnelles et une grande capacité d’adaptation. Derrière le fantasme du voyage se cache la difficulté de se retrouver seul face à soi-même. Pas facile mais passionnant pour celui qui trouve la force et le courage à la fois de se rencontrer et de rencontrer l’autre.

Nathalie Vogelsinger-Martinez (www.lepetitjournal.com/lisbonne.html) Reprise du lundi 21 février 2011
Coach de projets professionnels et personnels
http://www.parlerdesoi.com/

 
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