Si vous avez l’âme d’un aventurier, le portugais est la langue qu’il vous faut. Parlée par plus de 190 millions de personnes, elle vous permettra d’être à l’aise un peu partout dans le monde (Portugal, Brésil, Angola, Goa, Macao…). Pour cela il vous faudra la patience d’un sage, l’attention d’un élève motivé et la souplesse articulatoire d’un chanteur entraîné. Le portugais est une langue qui se mérite

Nous sommes tous capables d’apprendre une nouvelle langue… à la naissance
Faire l’apprentissage d’une nouvelle langue n’est pas facile même pour les plus doués d’entre nous. Si nous sommes tous capables à la naissance d’apprendre n’importe quelle langue, après 25 ans notre oreille perd de sa capacité à distinguer les subtiles différences entre les sons pour ne privilégier que les plus entendus : ceux de notre langue maternelle. Le bilinguisme commence à partir du moment où l’on est capable de se débrouiller dans un environnement. Motivant, non ?

4 attitudes possibles face à l’apprentissage
Il existe plusieurs attitudes possibles face à l’apprentissage du portugais :
- le rejet pur et simple (M’intéresse pas ! Trop dur ! Pas besoin !);
- la curiosité (Tiens, c’est sympa et rigolo !);
- la passion (les 3 F : Fado, Fatima, Football);
- un mélange de tout cela (Pourquoi não ?).
A nous de savoir si nous voulons bâtir des murs ou dessiner des frontières qui nous permettent de communiquer.

Le rejet
Avouons-le sans détour, le portugais est une langue difficile. Tout d’abord, elle nous est étrangère et à ce titre comme pour toutes autres langues, elle demande des efforts (apprendre le vocabulaire, la grammaire, la conjugaison…) ce qui la rend pour beaucoup inaccessible. C’est à ce stade que certains abandonnent.

La curiosité
Passée cette première étape, la curiosité est un excellent stimulant. La langue portugaise prend les couleurs des azulejos, elle quitte la représentation scolaire pour celle des gens qui nous sourient. Il faut bien cela pour dépasser certains sons déroutants. Ce petit chuintement par exemple qui ressemble au début à de "la friture sur la ligne "ou encore les "ões "et autres nasalisations qui produisent sur l’oreille novice quelque chose de furieusement perturbant. Patience !

La motivation jusqu’à la passion
Ce n’est pas que vous vous sentez Portugais mais plutôt que vous avez envie de participer autrement, de vivre quelque chose de plus intense ou tout simplement de plus professionnel. La bonne surprise est que le portugais se lit très bien pour un Français, plus il est littéraire et plus il est accessible (ex : a teoria da aprendizagem das linguas = la théorie de l’apprentissage des langues. Epatant, non ?). Une cinquantaine de mots dont une quinzaine de verbes vous permettent de vous débrouiller au quotidien. Quant à la prononciation autant en faire le deuil dès le début et vous souvenir que tout le monde appréciera votre charmant accent français. Vous pouvez largement vous faire des compliments, bel effort !

L’immersion totale : l’idéal
Si vous êtes en immersion totale (du portugais au moins 5 heures par jour) vous parlerez cependant très bien après trois ou quatre mois. La plupart d’entre nous se contentera d’une relation approximative tout de même efficace pour vivre pleinement son expérience portugaise.

Avec l’aide d’un bon professeur (choisir absolument quelqu’un dont la parole, le ton, le rythme, la personnalité vous enchante) vous parviendrez à une certaine fluidité si vous acceptez de faire des phrases courtes et de ne pas exprimer forcément toute la subtilité de votre pensée.

Bom dia e boa sorte !

Nathalie Vogelsinger-Martinez (www.lepetitjournal.com/lisbonne.html) Reprise, vendredi 11 novembre 2011
Coach de projets personnels et professionnels
www.parlerdesoi.com
(Photos : M.J. Sobral )

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