N’est pas révolutionnaire qui le veut. Pourtant, Asrawy, ce nouveau personnage (Photo) fétiche des Facebookeurs, l’est et l’assume. Inventé par un journaliste égyptien, le nouveau concept est dédié à ces Egyptiens qui, au lendemain du 25 janvier 2011, se sont improvisés révolutionnaires et qui sont parvenus aujourd’hui à devenir les porte-drapeaux de ladite révolution égyptienne

Alors qu’ils n’avaient pas le droit à la parole lors de l’ancien régime, plusieurs millions de jeunes Egyptiens se sont transformés, en un claquement de doigts, en de fervents défenseurs des droits de l’Homme et de la liberté d’expression. Cette image, pour la moins caricaturale, a inspiré le journaliste égyptien Kareem Kamal et lui a donné envie de créer un personnage de bande dessinée susceptible de s’adresser à plusieurs catégories de la société égyptienne.

Non sans humour, le jeune homme de 28 ans puise ses conversations dans le quotidien des familles égyptiennes mais aussi dans leur interminable duel "pro" et "anti" révolution. Ayant lui-même fait partie des manifestants de la place Tahrir, Kareem rappelle que sans ces jeunes qu’on comparait jadis à des vaut-rien, le changement n’aurait pas eu lieu.

Kareem Kamal, l'auteur du personnage (Photo: Mohamed Adel)De "Loghat El Asr" à Facebook…
Le concept de la BD n’a pas tardé à séduire les éditions Al Ahram, société éditrice du magazine "Loghat El Asr". Lequel support publie, in extenso, le houleux quotidien du jeune Asrawy, qui avant la révolution savait à peine manier un ordinateur et rencontrer des filles au travers des sites communautaires.

Soudainement, le jeune Egyptien a découvert que la technologie de la communication est capable de prononcer l’oraison funèbre de plus qu’une dictature et d’en enterrer le souvenir à tout jamais.

Le personnage qui existe depuis un mois seulement s’est vite attiré des sympathisants sur le site communautaire Facebook. Comme quoi, la sacro-sainte révolution continue de faire parler d’elle, mettant sur les devants de la scène politique du pays, une jeunesse à la fois plurielle et singulière, espiègle, instruite et critique à l’égard de la chose publique, même quand ses moyens intellectuels ne dépassent pas ceux d’un bachelier en quête d’une identité politique.

Asmaa Mahfouz …et les autres !
"La présence des figures emblématiques des manifestations de Tahrir dans les conversations de la bande dessinée n’est pas fortuite. En effet, ils sont le canal par lequel passent les interrogations de mon personnage. Ainsi, Asrawy se plaît tant à leur poser toutes les questions qui lui taraudent l’esprit et essaie surtout de comprendre ce qu’ils sont devenus aujourd’hui", explique l’auteur de la BD.

Somme toute, si certains ont déjà tourné la page du renversement de l’ancien régime, d’autres croient qu’il n’existe qu’un fil entre l’avant et l’après révolution. D’autres encore ont retenu la leçon et croient dur comme fer au "pouvoir de la rue". Asrawy, lui, préfère vers l’avant.

Houda Belabd (www.lepetitjournal.com/le-caire.html) lundi 29 octobre 2012

 
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