Sur quoi sont fondées les relations entre homme et femme ? Certains répondront qu’elles sont issues de la nature, d’autres de la société... D’après la légende khmère, ce sont deux collines qui seraient responsables des rapports de couple

Si vous faites le voyage de Phnom Penh vers Kampong Cham, en empruntant la route nationale 7, regardez au Nord-Est lorsque vous arrivez à la borne kilométrique 116. A votre gauche, à environ un kilomètre de l’endroit où vous vous tenez, vous pourrez observer deux collines dressées côte à côte : l’une d’entre elle est plus haute que l’autre. La plus haute s'appelle Phnom Srei, "colline des femmes", et la moins haute est dénommée Phnom Pros, "colline des hommes".

Voici la légende concernant ces collines :

II y a très longtemps, une reine dénommée Srei Ayuthyéa régnait sur le pays des Khmers. Etant souveraine régnante, personne n'osait la demander en mariage pour en faire son épouse. Elle se décida donc à demander elle-même en mariage un bel homme qui lui plaisait.

Suivant l'exemple de la reine Srei Ayuthyéa qui avait choisi son époux, les femmes qui étaient sous son auguste autorité firent de même.

Durant ce règne, il était pitoyable de voir certaines femmes qui, ayant un physique désavantagé, demandaient les hommes en mariage ; ceux-ci les refusaient. Ils acceptaient seulement de belles femmes à prendre comme épouses. Cela dura tout le règne de cette souveraine.

Au cours du règne qui suivit, les femmes tinrent réunion et dirent :
- A présent, c'est indigne pour nous, les femmes, d'aller demander les hommes en mariage. Pour cela, nous allons prendre de la terre pour en élever des collines et nous proposons un pari aux hommes : eux, avec de la terre, devront élever une colline et nous, les filles, ferons de même. Parions ensemble.
Si les hommes perdent, ceux-ci, à leur tour, devront nous demander, nous, les femmes, en mariage.

Après avoir réfléchi à cela, elles allèrent proposer aux hommes le projet de pari comme il a été dit. On choisit des "chefs-de-recrutement" qui furent chargés d'aller quérir en grand nombre des participants et des participantes. Des hommes et des femmes étant rassemblés en nombre suffisant, ils parlèrent entre eux :
- Nous   tous,   nous   devrons  transporter   de   la   terre jusqu'à l'apparition de l'étoile du matin. Tant qu'elle ne se lèvera pas, nous ne devrons pas nous arrêter.
Ceci étant accepté, ils transportèrent de la terre en la mettant sur les épaules ou sur la tête selon la force de chacun.

A un certain moment pendant la nuit, après trois ou quatre heures de travail, les femmes, plus intelligentes, hissèrent une petite lanterne, le plus haut possible, du côté nord-est de la colline. Les hommes, voyant cette lanterne que les femmes avaient hissée à l'aide d'un bambou, la prirent pour l'étoile du matin. Ils cessèrent de travailler et s'endormirent tous sans exception pendant que les femmes transportaient de la terre jusqu'au lever de la vraie étoile du matin.

Au premier chant du coq, les hommes se réveillèrent, virent la véritable étoile du matin et s'exclamèrent :
- Nous tous, nous avons commis une erreur, la vraie étoile du matin vient de paraître.
Puis ils jetèrent leur regard sur la colline faite par les femmes, plus grande et plus haute que la leur. Ils se sentirent humiliés d'avoir été joués par les femmes.

A partir de ce moment-là jusqu'à nos jours, ce sont les hommes qui demandent les femmes en mariage.

Emilie TÔN, d'après "Contes et légendes du pays khmer" du professeur Hoc Dy Khing (www.lepetitjournal.com/cambodge) Vendredi 11 novembre 2011

 
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