Singapour

R&D - Quand l’Asie cherche et trouve

 


Un visiteur sud-coréen expérimente un jeu en réalité virtuelle en utilisant le Samsung Galaxy S7 Edge à la Korea Electronics Grand Fair (KES2016) à Séoul le 26 octobre 2016. (Crédits : Seung-il Ryu/NurPhoto/via AFP)

Il est des rengaines que l’on raconte aux enfants pour les endormir, d’autres que les adultes se racontent pour éviter de voir la vérité en face. Parmi ces dernières, il en circule une qui concerne l’Asie : les Asiatiques copient et sont incapables d’inventer. Cela s’entendait à propos des Japonais, puis des Coréens et maintenant des Chinois.

Outre l’amnésie historique au cœur de ces propos, ceux qui les tiennent oublient que copier permet de progresser lorsque l’on fait soi-même des efforts. Sinon la copie est une rente contre-productive comme le démontre une recherche sur les conséquences de l’espionnage industrielle par la Stasi : les espions est-allemands avaient réussi à acquérir toutes les technologies utilisées par l’Allemagne de l’Ouest ; or non seulement cette acquisition n’a pas permis le rattrapage mais la copie a eu un effet d’éviction sur la R&D en RDA. Ce n’est pas le cas en Asie et encore moins en Chine. Comme le remarque non sans ironie J. M. Howkins, auteur d’un livre sur l’économie créatrice, dire que les Chinois sont des copieurs est une demi-vérité : ce sont d’excellents copieurs ! Si Baidu a commencé par être la copie conforme de Google, le moteur de recherche chinois a évolué. L’attention portée à la copie ne doit pas masquer l’essentiel. En même temps qu’ils copient, les pays asiatiques investissent dans la recherche et le développement. 

Investissant plus de 4 points de PIB dans la R&D, la Corée est le pays qui en fait le plus et elle a récemment dépassé Israël qui était le leader mondial. Ces deux pays coopèrent depuis 2001 et c’est en Israël que Samsung a établi son premier centre de recherche à l’étranger. En 1999, les dépenses coréennes de R&D ont dépassé la barre des 2 % du PIB, la moyenne de l’OCDE, et l’objectif de Séoul est d’atteindre 5 % en 2017. Une mobilisation exceptionnelle que justifie sa situation concurrentielle car le le pays est dans un étau. Depuis plusieurs décennies, la Corée court derrière le Japon – et le dépasse parfois – et depuis les années 2000, elle est talonnée par la Chine qui a les moyens d’investir des montants considérables et qui s’engage sur les mêmes secteurs. Près des trois quarts de la R&D coréenne sont le fait du secteur privé et les plus grands chaebols en assurent l’essentiel. L’État investit dans la recherche fondamentale et l’objectif est de porter le budget à plus d’un trillion de wons en 2020. Objectif : un prix Nobel. Vingt et un scientifiques japonais – dont trois naturalisés américains – et quatre Chinois – dont trois naturalisés américains – ont reçu le Prix Nobel. Aucun Coréen. Dans la galerie qui permet d’accéder à librairie Kyobo, au centre de Séoul, à côté des photos des prix Nobel, un cadre vide attend le futur élu coréen. Chaque automne, la communauté scientifique espère et cette tension provoque des dérapages ! Il y a dix ans, les Coréens ont espéré un prix Nobel de biologie, jusqu’à que l’on découvre que le candidat avait manipulé ses résultats.... lire la suite sur le site de notre partenaire Asialyst

 

Asialyst.com est un média d’information de qualité, d’analyse et d’enquête consacré à l’Asie. Indépendant et au contenu original, le site est destiné aux passionnés du continent asiatique et aux professionnels, qui y trouveront une information ciblée et du recul sur les événements. Asialyst s’appuie sur une équipe de correspondants, tous expérimentés, basés dans les grandes villes d’Asie. La parole est aussi donnée aux experts : chercheurs, femmes et hommes d’entreprise, ingénieurs ou étudiants. Le site permet également de partager le vécu de celles et ceux qui évoluent en Asie depuis longtemps.

 

 

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