ENVIRONNEMENT – Le palmier à huile, une filière bientôt verte ?

 

La troisième conférence internationale sur le palmier à huile et l’environnement ICOPE (International Conference on Oil Palm and Environment) s’ouvre ce jour à Bali en Indonésie. Cette édition 2012 s’intitule: “Conserving Forest, Growing Sustainable Palm Oil Production”

La 3e Conférence internationale sur l'huile de palme et l'environnement (ICOPE) s’est ouverte à Nusa Dua, Bali et se déroulera jusqu’au 24 février. Elle vise à réunir des acteurs clés dans la production d'huile de palme et de conservation de l'environnement, y compris les producteurs de palmiers à huile, les acheteurs, les organismes de recherche et les universités, ainsi que les organisations gouvernementales et non gouvernementales afin de poursuivre et d’enrichir le dialogue.
Cet événement international est co-organisé par Pt. Smart Tbk, WWF-Indonesia et le Centre international de Réseaux Agriculture et du Développement (CIRAD). Le thème retenu pour cette édition 2012 est : "Conserving Forest, Growing Sustainable Palm Oil Production" et bénéficie du soutien du projet européen SEA-EU-NET (7è PCRD). Elle est labellisée "Événement de l'Année de la coopération scientifique et technologique entre l'Europe et l'Asie du Sud-est" .

L’huile de palme, un enjeu mondial
Les perspectives de l'industrie d'huile de palme prennent de l'ampleur depuis une dizaine d’années comme l’explique Eric Gohet, chercheur au Cirad "la demande en huile des pays du Sud est en forte progression, en particulier pour l’huile de palme dont ils consomment plus de 80% de la production. Un hectare planté en palmier à huile a le même rendement que 10 hectares de soja". L’huile du palmier Elaeis guineensis fournit plus de 30% du total des huiles végétales produites dans le monde. Tirée par l’accroissement du niveau de vie et l’augmentation de la population dans les pays émergents (Chine, Inde, Pakistan) cette demande exponentielle va demander à la filière un doublement de sa production d’ici 2050.
A noter qu’en lien depuis plus de 50 ans avec ses partenaires au Sud, le Cirad axe l’essentiel de ses recherches sur les pratiques d’exploitation durables car l’enjeu est de taille: il s’agit de concilier une augmentation nécessaire de la productivité avec le respect de l’environnement et des droits des communautés locales.
La certification de la durabilité se joue aujourd’hui très majoritairement entre Industries et ONG : il s’agit pour le Cirad d’assumer pleinement son rôle dans la génération de résultats scientifiques de qualité exploitables par l’ensemble de la filière.
Dans ce sens, l’utilisation de la  méthode d’évaluation Indigo produit des indicateurs qui permettent d’établir un diagnostic des pratiques agricoles dans les plantations. Il s’agit, par exemple, de la gestion de la fertilité à partir des risques potentiels de pollution de l’air, du sol et de l’eau. Les chercheurs travaillent également sur la question de l’implantation de nouvelles palmeraies, en faisant appel à l’écologie du paysage pour traiter des enjeux liés à la biodiversité (zones tampons autour des cours d’eau, corridors verts pour la faune, etc.). L’enjeu est de faire cohabiter durablement la culture du palmier à huile avec les zones sensibles de biodiversité définies par les grandes ONG environnementalistes, lit-on dans le communiqué de presse.

L’huile de palme, une filière en plein boom
L'Indonésie et la Malaisie sont les premiers producteurs mondiaux d'huile de palme et les deux premiers exportateurs mondiaux, avec respectivement 46% et 44% du volume total. La Malaisie a maintenu ses quotas 2012 en matière d'exportation d'huile de palme non taxé par rapport à l'année 2011. Alors qu’en octobre dernier, l’Indonésie a fortement diminué ses tarifs douaniers pour doper ses ventes à l'étranger, modifiant ainsi le marché.
A eux seuls, ces deux pays produisent 85% de l’huile de palme du marché mondial, entrainant une déforestation rapide que plusieurs ONG dénoncent. En Indonésie, 90 % des forêts ont été rasées, la biodiversité y serait gravement menacée et l’on observerait d’importants mouvements de déplacement de population, du fait notamment de l’expansion de ces grandes exploitations agricoles. Avec une demande en augmentation, il devient difficile pour ces pays de concilier développement économique et protection de l'environnement. Tout l’enjeu de cette troisième édition ICOPE 2012…

Carole Chomat (www.lepetitjournal.com-Singapour) mercredi 22 février 2012

 
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