Shanghai

SHANGHAI MODE D’EMPLOI – Comment circuler ? [MAJ 07.09.2016]

Par Aurélie Evalet

Parce que nous avons tous besoin d'aide à notre arrivée dans une nouvelle ville où nous n'avons pas immédiatement nos repères, voici une série d'articles concoctée pour vous d'après mon expérience personnelle sur le terrain. Et pour commencer, un petit guide des transports intra urbain !

Il est relativement aisé de se repérer dans Shanghai : les panneaux / indications sont écrits en caractères chinois et en pinyin (mais peut-être plus pour très longtemps d'après le sondage en cours!), l'orientation N/S E/O est toujours indiquée et les annonces orales dans le métro et les bus sont énoncées en chinois et en anglais. Tout ça, ça aide pas mal !

Un gigantesque réseau souterrain

Le réseau de métro de Shanghai est impressionnant : 14 lignes desservent le centre et la périphérie shanghaienne. Si vous restez jusqu’à l’horizon 2020, le réseau en comptera 18, dont une ligne qui devrait aller jusqu'à Suzhou ! Cependant, les lignes ne sont pas en service 24/24, elles suivent la vie des Chinois, à savoir une ouverture très tôt le matin (aux alentours de 5h30), et une fermeture entre 22h et 23h30 selon les lignes et les stations (alors que la vie des noctambules commence juste !) Pour emprunter le métro régulièrement, le plus simple est de se munir de la Shanghai Public Transportation Card (上海公共交通卡 Shànghǎi gōnggòng jiāotōng kǎ), carte magnétique rechargeable non nominative. Et en plus d'être utilisable dans tous les transports à Shanghai (ferries, taxi, bus), elle permet de payer péages, musées, parkings, stations services, ... Rendez-vous au guichet d’un "service center" du métro, où en échange de 20RMB de caution votre pass vous sera délivré, et vous pourrez le recharger à votre guise (max 1000RMB). De 3RMB pour le centre-ville à 10RMB pour la périphérie éloignée, voyager en métro est peu coûteux.

Le petit plus : faire personnaliser sa carte au bureau "Transportation Card Service Center" de Nanjing Lu, ou même la commander sur Taobao!

Taxis shanghaiens (montage AE)

Hep taxi !

Les taxis officiels à Shanghai sont très nombreux, plus de 50 000 lit-on sur un site, 500 000 sur un autre ! Les quatre principales compagnies pratiquent des prix fixes, leurs taxis sont identifiables par les couleurs verte, jaune, blanche et bleu clair. Deux autres compagnies avec des chauffeurs privés, les rouges/bordeaux et les bleus foncés, pratiquent quant à eux parfois des prix plus fantaisistes (à éviter si possible). Enfin, il existe depuis quelques mois à Shanghai des taxis copiés sur les British cab, puis des tourans désormais bleus, blancs ou jaunes.

Se déplacer en taxi est très accessible, la prise en charge en journée et les trois premiers kilomètres coûtent 14RMB (18RMB la nuit), puis 2.5 à 3.6RMB/kilomètre ensuite (un peu plus cher la nuit). Et évidemment vous l’aurez compris, vous pouvez ici régler avec votre carte !

Les conducteurs ne parlant pas anglais, mon conseil aux non-initiés à la langue chinoise est de préparer la destination souhaitée écrite en gros caractères chinois (une tendance à la myopie chez les chauffeurs...). Préférez toujours indiquer un croisement de rue plutôt qu’un numéro suivi du nom de rue, les rues étant longues de plusieurs kilomètres à Shanghai. Et n’oubliez pas de récupérer la  发票 fapiao (lire notre article à ce sujet) à la fin qui reprend les informations de votre course, dont le numéro du taxi et le téléphone de la compagnie, parfois utiles pour retrouver un objet égaré.

Enfin sachez que vous pouvez réserver un taxi en appelant les compagnies directement au téléphone: 6258 0000 pour la compagnie Qiansheng et 96822 pour Dazhong, les deux principales compagnies. Enfin, vous pouvez télécharger les applis Didi Dache et Uber qui vous permettent de trouver une voiture très rapidement également! Toutes les infos sur les applis qui vont changer votre vie: ici.

Le Bus au quotidien (montage AE)

Prendre le bus

Avec plus de 1000 lignes de bus à Shanghai et sa périphérie, il n’existe pas d’horaire ou de fréquence de passage, mais simplement un horaire journalier de premier et dernier passage (voir le site msittig, en anglais). Cependant les stations qui regroupent plusieurs lignes disposent désormais d'écrans indiquant l'horaire d'arrivée des prochains bus.  En toute originalité, les noms des arrêts sont les croisements de rues.

Je me suis lancée dans l’aventure des trajets en bus AVEC correspondance(s) en cours de route en faisant confiance à google maps (avec VPN)  et sa fonction "itinéraire en transports en commun". Mise à part de petites imprécisions de quelques mètres sur le positionnement de l’arrêt, je suis toujours arrivée à bon port avec cette technique, le secret étant de bien compter les arrêts à effectuer. Le prix du billet est en général de 2RMB, quel que soit le nombre d’arrêts. En entrant dans le bus, il suffit de glisser les pièces dans la boîte prévue à cet effet, ou bien sûr de faire biper sa super carte de transport. A noter que depuis le 26 juin, les personnes âgées ne peuvent plus voyager gratuitement dans les transports en commun , aussi y a t-il désormais un peu moins de monde dans les bus!

L’inconvénient des bus reste la façon de conduire des chauffeurs… mieux vaut ne pas être de nature peureuse ! Les chauffeurs donnent toujours l’impression d’être pressés et, puisqu’ils ont un gros véhicule, d’être les rois de la route. Car en Chine, sur la route, c'est la loi du plus gros qui l’emporte ! Alors accrochez-vous (lire à ce sujet notre article "LES TAXIS EN CHINE – Accrochez vos ceintures !")

 Quelques infos supplémentaires

Je le disais en introduction, se repérer est plutôt simple à Shanghai. Néanmoins, le plus pratique est d'utiliser la fonction GPS de votre smartphone en ayant préalablement chargé une carte de la ville via un wifi et les applications Google Maps  ou Maps with me (lire notre article à ce sujet). Nul besoin d’avoir un quelconque accès à internet une fois dans la ville, tout fonctionne en hors connexion.

Ainsi, à pieds ou à deux roues, vous trouverez toujours votre chemin ! D’ailleurs, vous remarquerez rapidement qu’en plus du grand nombre de taxis et de voitures, il y a énormément de scooters (en grande majorité électriques). C'est un moyen de locomotion très pratique, qui ne nécessite aucun permis mais un enregistrement à la police locale (lire notre article à ce sujet). Cependant la conduite n’est pas sans risque, le code de la route n’étant pas le même que chez nous. De plus, de nombreux contrôle sont fait depuis le mois de mars pour lutter contre les infractions au code de la route. Soyez vigilants et respectez les règles!

Enfin sachez que depuis le mois de mai, la société Mobike mets à disposition des vélos à louer, 1RMB la demie-heure! Plus d'infos ici. Et depuis le 31 août, les e-scooters et segways sont désormais interdits de circulation.

Qu’en est-il des voitures ? Et bien sachez que le permis français n’est pas reconnu en Chine, ni le permis international. Si vous souhaitez conduire à Shanghai, il vous faudra passer le permis chinois (lire notre article à ce sujet), une expérience… spéciale ! Il s’agit d’une procédure allégée si vous êtes détenteur d’un permis en France : passage seulement de la partie théorique sous forme d’un QCM. Les questions/réponses sont à apprendre par cœur en amont, tant leurs sens ne sont pas toujours évidents. De préférence, optez pour la langue anglaise, les traductions du chinois au français étant disons… plus aléatoires !

D'autres infos sur les moyens de transports à Shanghai dans nos adresses utiles.

Aurélie Evalet lepetitjournal.com/shanghai Lundi 24 août 2015 (mise à jour GD 7 Septembre 2016)

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