Shanghai

J’AI TESTÉ - Da Hu Chun, Bib Gourmand à Shanghai !

C’est en flânant comme j’aime le faire à Shanghai, dans l’arrière-boutique du Bund, ce quartier qui sent le fleuve boueux et l’huile frite (avec le linge qui pend de gros immeubles néo-classiques ressemblant à des coffres forts) que je suis tombée sur une queue impressionnante ! À midi pétante, un aéropage de cadres proprets se pressaient pour manger dans leur cantine : Da Hu Chun au 136 Sichuan zhong Lu.

Par Marie-Eve Richet

Avec sa façade de shikumen récemment restaurée, exhibant l’affiche de notre sympathique Bibendum Michelin et une plaque en cuivre avec le nom du restaurant en caractères, le restaurant se veut engageant. Les rideaux en plastique sont la seule trace de ce que sont encore la plupart des gargotes chinoises…

Petit mode d’emploi du Da Hu Chun

On s’aligne sagement dans la queue, mais comme souvent en Chine où on paie avant de manger (et oui c’est un côté peu sympathique mais tellement pragmatique !), on s’aperçoit assez vite qu’avant de se mettre dans la file d’attente, il faut avoir payé sa commande. Bon, maintenant, concentrez-vous car ça va vite, mais heureusement, il y a les photos des plats pour les analphabètes occidentaux ! Une habituée vient à ma rescousse et me conseille de prendre l’assortiment de baozi grillés au crabe, à la crevette et au porc, servis sur une poêle, le tout pour 30 RMB (le prix classique à Shanghai). Elle insiste pour que je prenne une soupe car dans les restaurants populaires, c’est ce breuvage qui fait office de boisson. Meyou la piejiao qui va pourtant si bien avec les jiaozi grillés…

En cuisine, travail à la chaîne ! (photo MER)

À table !

Après avoir récupéré le repas devant la cuisine où les cuisiniers s’activent à la chaîne, on se munit d’un plateau, de baguettes fraîchement nettoyées dans un appareil automatique, du jamais vu… Ici c’est le self-service ! Une serveuse attentionnée (parlant anglais !) me "dégote" une place à la table de deux copines rivées sur leurs portables, je ne serai donc pas dérangée par leur conversation… Côté gustatif, les dim sum sont bons, mais la pâte est vraiment épaisse pour ne pas dire bourrative… Et à vrai dire, c’est toujours les jiaozi au porc que je préfère, surtout ceux de mon fournisseur préféré à Hongqiao… La soupe que j’ai choisie (au bœuf dans un bol de couleur jaune, 8 RMB) est en revanche délicieusement parfumée de coriandre, et relevée de poivre. Mais pour un étoilé, même un Bib gourmand, on aurait pu s’attendre à plus !

Le spectacle est plutôt dans la salle (photo MER)

Restent la décoration et l’ambiance : claustras à vitraux colorés, lanternes rouges, vieux posters en noir et blanc… Et même des cages très décoratives ! La touche rétro est très pittoresque. Certes beaucoup plus sympathique que les tables en formica, les tabourets en plastique de la plupart des cantines chinoises….

Pour conclure, aller au Da Hu Chun, c’est avant tout l’assurance de l’authentique petit resto local, de l’assiette jusqu’à l’addition, et sans craindre les crampes d’estomac ! Et si l’on sort assurément des standards du Michelin, cela sera sans doute un incontournable de la prochaine édition du Routard de Shanghai !

Da Hu Chun 
Guide MICHELIN 2017
136 Middle Sichuan Road, Huangpu, Shanghai

Pour retrouver tous les détails sur le guide Michelin :
GUIDE MICHELIN SHANGHAI 2017 – 26 restaurants étoilés dans cette première édition du fameux guide rouge…
GUIDE MICHELIN SHANGHAI - Le "petit livre rouge étoilé" sort (enfin) son édition de Shanghai !

Pour télécharger l’application iOS, taper Guide Michelin Shanghai


Marie-Eve Richet (www.lepetitjournal.com/shanghai) Jeudi 16 mars 2017

 
Shanghai

SEXISME – Audi retire une publicité chinoise

La scène en question qui a attisé la polémique. En chine, le constructeur automobile allemand Audi a dû s’excuser puis retirer sa publicité qui mettait en scène une jeune mariée comparée à une voiture d’occasion. Une vidéo qui a choqué la toile, les internautes étaient nombreux à l’accuser de sexisme.
Une internationale

FRANÇAIS EN INDONÉSIE - Chanee le protecteur des gibbons

Aurélien Brulé dit Chanee est français et installé en Indonésie depuis 19 ans. Il est le fondateur de la fondation Kalaweit qui recueille les gibbons, ces petits singes à la fourrure laineuse. Au nombre de vues des ses vidéos sur internet, il est également un des principaux défenseurs de la forêt tropicale et de sa faune. Chanee nous raconte son parcours et son combat quotidien face à la déforestation 
Actu internationale
Expat
Expat - Emploi

COACHING – L’effet miroir de mes parents

Chaque fois que ses parents viennent lui rendre visite à New-York, Bertrand a comme l’impression de se regarder dans « un miroir déformant ». Il ne se sent pas à l’aise en leur présence, culpabilise et a la désagréable impression d’être un fils indigne… Alors qu’il croyait qu’en fuyant la France il résoudrait son problème, il réalise en fait qu’il doit avant tout se faire face à lui-même. 
Expat - Politique

GESTION DE CRISE – Les consuls face à l’exceptionnel

Peu importe l’endroit ou le pays dans lequel vous pouvez vous trouver dans le monde : en situation de crise, la France par le biais de ses consuls protège ses concitoyens. Cette année, 89 consuls et consuls généraux exercent leurs missions à travers le monde. Mais attention, ils ne doivent pas être confondus avec les ambassadeurs… Petit tour d’horizon de leurs missions et des actions qu’ils peuvent mener en cas de crise. 

TRIBUNE - La marginalisation des Français de l'étranger est En Marche

"Make French People abroad great again !Je me permets d'interpeller officiellement les 10 députés de la République En MARCHE à l'étranger. Dans le discours du President de la Republique à Versailles, comme dans le discours de politique générale du Premier Ministre on ne trouve aucune mention aux Français de l'étranger". Une tribune de Boris Faure, Conseiller consulaire des Français de Belgique
Magazine