São Paulo

REPORTAGE - A São Paulo, Zaz est la nouvelle star du Brésil

"Maravilhoso", "empolgamente", "genial", "top"… Les superlatifs résonnent après le concert de Zaz dimanche dernier à l’auditorium Ibirapuera – Oscar Niemeyer du parc Ibirapuera de São Paulo. Mais que diable les Brésiliens ont-ils pour l’artiste française ? Retour sur cette soirée musicale pleine de bonne humeur et de messages d’espoir !

Dimanche 22 mars, 20h passées. Voilà maintenant près de deux heures que Ceu et Tulipe Ruiz, les deux autres têtes d’affiche de l’ouverture du Circuito São Paulo de Cultura 2015, réchauffent gentiment l’abondant public – refroidi par la pluie et la fraîcheur de la ville –, quand la star de la soirée fait son apparition sur la scène de l’auditorium.

Avec ses yeux perçants, ses longs cheveux bruns et son élégante jupe noire, accompagnée de bottines en cuir, la chanteuse a pris soin d’en mettre plein les yeux à ses fans auriverdes. Et ce pendant près de deux heures. Magique dès les premières notes, le show démarre tout en douceur avec un extrait de son deuxième album – Recto Verso -, “On ira“. Véritable pile électrique, la voix éraillée a ensuite marié les plaisirs en entremêlant titres de son deuxième album comme “Gamine“, avec des plus anciens.

Antidote à la morosité
Puis, Zaz, qui possède ce don inné pour scotcher une salle, enchaîne très vite sur son dernier album Paris. A travers ces chansons, la chanteuse à la voix rauque offre une relecture majestueuse des plus grands classiques français, en passant de Piaf à Aznavour. Et là, l’inexplicable se produit ! Sans doute réveillé par ces morceaux d’histoire qu’ils ont dû entendre par-ci par-là, les spectateurs se soulèvent, reprenant quasiment l’intégralité des paroles. Mais cela n’explique pas tout. Il est vrai que ce ne sont pas seulement des chansons précises et vibrantes, ce sont des actes de foi, de résistance, des denrées impérissables, des odes à la fraternité et au partage.

Enfin, sans faire retomber la communion, c’est parti pour plus d’intimité tel ce “Samba em préludio“, qu’elle a repris, comme un clin d’œil, en portugais ou encore “J’ai tant escamoté“ puis une succession de titres élégants et racés mâtinés de piano et de guitares acoustiques. Alignant les séquences surréalistes – du groove, des solos de synthé, sollicitation de son public –, Zaz est un véritable spectacle à elle toute seule. Mais le moment à retenir, c’est sans doute la reprise – très jazzy – de son succès “Je veux“, repris par l’ensemble de l’assistance. Pour une fois, ne vous y trompez pas, Zaz est une véritable star au Brésil.

Comme chez elle au Brésil
Alors pourquoi un tel succès quand on sait que réussir à l’étranger, cela ne tombe pas du ciel et que beaucoup d’artistes français à l’image de Johnny Hallyday s’y sont “cassés la figure“ ? Cristina, 43 ans, a son idée sur la question : “Ce que j’aime chez Zaz, c’est qu’elle nous fait penser à la France, pays dont la culture et la musique est très appréciée au Brésil.“ Et l’intuition de cette mère de famille se confirme au fil des commentaires des spectateurs.

Comme le confirme Paulo, qui n’aurait manqué ce concert pour rien au monde, “Zaz a la particularité de faire une musique dans la pure tradition française ou de reprendre de grands classiques français et ça on  adore ici“. Et sa femme, Marina, acquiesce, en expliquant que “beaucoup de Brésiliens écoutent Edith Piaf, alors quand une artiste comme Zaz, qui lui ressemble, vient chez nous, on adore.“

La recette magique est donc là, surtout au Brésil, pays friand de culture française : pouvoir raccrocher un artiste francophone à un élément français incontournable, le patrimoine. Ainsi, être identifiable, avoir une référence avec un monument du patrimoine – comme par exemple Zaz avec Edith Piaf – est la clé du succès ! Mais son répertoire très français n’explique pas tou. La chanteuse de 35 ans a aussi réussi à tisser une histoire d’amour avec le Brésil en étant très généreuse, proche du public et en y passant du temps – son passage l’an dernier avait déjà été remarqué -. Bref, pour être aimé au Brésil, il suffit d’une dose de son et d’ambiance typique à la française – comme une carte postale – et d’une générosité sans nom. Cela, Zaz l’a compris et à n’en pas douter, on la reverra sur les planches auriverdes d’ici peu !

Thomas SCHOTT (www.lepetitjournal.com - Brésil) vendredi 27 mars 2015

Infos pratiques

Après Porto Alegre, Rio et São Paulo, Zaz termine sa tournée brésilienne ce vendredi soir à Curitiba (Opera de Arame) et samedi à Belo Horizonte (Music Hall). 

 
A la Une
Une internationale

EXPATRIATION ET IMPATRIATION - Le revers de la médaille

De plus en plus d’entreprises transfèrent une partie de leurs activités à l’étranger, vers des pays à moindre coût. L’expatrié et l’impatrié sont destinés à être le lien physique entre le siège et son centre d’opération délocalisé pour assurer le contrôle des opérations et procéder aux transferts de connaissances entre les deux entités. Or il s’avère que le transfert de personnel n’a pas toujours un impact positif !
Actu internationale
Expat
Expat - Emploi

EXPATRIATION ET IMPATRIATION - Le revers de la médaille

De plus en plus d’entreprises transfèrent une partie de leurs activités à l’étranger, vers des pays à moindre coût. L’expatrié et l’impatrié sont destinés à être le lien physique entre le siège et son centre d’opération délocalisé pour assurer le contrôle des opérations et procéder aux transferts de connaissances entre les deux entités. Or il s’avère que le transfert de personnel n’a pas toujours un impact positif !

EXPATRIATION – 10 pays pour booster sa carrière

Etats-Unis, Royaume-Uni, Taïwan... Sur la base des réponses apportées par 14.000 personnes expatriées (de toutes nationalités), la dernière enquête publiée par InterNations compile les pays où il faut s’expatrier si l’on veut booster sa carrière. L'Europe est mal classée.
Expat - Politique
Magazine