São Paulo

GENERATION YES FUTURE - Lutte contre les inégalités des filles au Brésil

 

Plan International France a présenté des tables rondes participatives au Sénat mardi 31 janvier afin de permettre aux jeunes de dialoguer avec les parlementaires et les représentants des pouvoirs publics et société civile. La lutte contre les violences faites aux filles est l’une de leurs priorités. Nous y avons rencontré Luana et Barbara, deux jeunes Brésiliennes qui témoignent de la situation dans leur pays et agissent en conséquence.

La condition de la femme au Brésil
Le Brésil est le pays le plus peuplé d’Amérique latine où l’égalité entre genre est considérée comme un tabou. La culture du viol et la pédophilie font partie d’un quotidien dangereux pour les jeunes femmes brésiliennes. Certains événements ont profondément choqué la population comme le viol collectif diffusé sur internet en 2016.  

"Dans un Brésil machiste et misogyne, le désir masculin est présenté comme irrépressible", décrit l’éducatrice Viviana Santiago, responsable des questions de genre à l’ONG de défense des droits de l’enfance Plan international. "Une femme violée est donc volontiers accusée de '’lavoir cherché '". Cette mentalité légitime l’homme agresseur au sein des institutions et explique que les agressions sexuelles soient rarement punies.

Luana et Barbara on fait part des difficultés d’être une fille dans leur pays ; Luana évoque une phrase stéréotypée mais quotidienne "la place des femmes est dans la cuisine". De plus, lorsqu’on ne correspond pas aux critères de beauté, l’accumulation des désavantages est encore plus dangereux ; "une femme à la peau noire, d’une classe sociale moins élevée subit davantage de violences sexuelles". C’est pourquoi Luana et Barbara veulent se faire entendre pour "une société meilleure". Elles sont des "filles leaders" qui définissent des stratégies d’action pour former et mobiliser la jeunesse dans leur pays mais aussi à l’international. 

La "Génération Yes Future" se mobilise
Plan International lutte contre les inégalités dont les filles sont victimes et met en place des actions concrètes pour défendre leurs droits ; l’organisation donne aux filles les moyens de se libérer de la pauvreté et de se construire un avenir meilleur.

 Luana est une jeune fille de 18 ans originaire du Brésil, membre du projet "This is my moment" qui vise l’inclusion des filles dans les négociations pour l’Agenda du développement durable : "Comme le suggère son nom, le projet  'This My Moment' est une porte qui s’est ouverte à moi pour commencer à lutter pour un monde offrant des droits et l’égalité pour chacun et chacune d’entre nous. Je pense que les filles sont la clé du développement durable !"

Elle a également participé à l’écriture de la Déclaration des Filles du Brésil, un document qui a pour objectif la meilleure prise en compte de la place des filles et de leurs protections dans les politiques nationales et mondiales. Cette déclaration avait été remise à la présidente Dilma Rousseff, ce qui souligne l’importance du mouvement au Brésil.

Luana est aidée par Barbara, la coordinatrice du projet "Les Filles au Pouvoir" du Plan International Brésil."Je pense que les jeunes ne sont pas suffisamment impliqués dans les décisions qui les concernent dans mon pays. Le manque de connaissance et d’éducation fait obstacles à leur implication. Il manque un véritable espace pour développer leur mobilisation. Je vois et j'espère que dans l'avenir, nous pourrons participer aux décisions de notre pays et que les politiques et la société écouteront nos voix et respecteront nos idées."

Par des événements tels que celui-ci, au Sénat, elles informent et engagent les gens à se mobiliser. Sur le terrain, c’est un travail sur le long terme ; dialoguer, rendre les débats "normaux", éradiquer cette peur de tous les jours et véhiculer des conseils pour que chacune puisse vivre comme bon lui semble, libre de toutes tensions masculines. "Nous avons de l’espoir, la nouvelle génération est en train de chambouler les structures en place. Les messages que nous véhiculons lors de conférences dans les lycées par exemple sensibilisent fortement les jeunes. Il faut aussi plus de dialogue entre la jeunesse et les autorités."

Elles veulent changer les moeurs et faire de leur pays un lieu où l’égalité entre sexes est banale, où la simple notion d’infériorité n’existe pas, et où les jeunes femmes ont une voix dans les décisions politiques.

La Génération Yes Future a de l’ambition et ne compte pas s’arrêter de si tôt ; touchant, révoltant et d’une force indéniable, ces acteurs nous sont indispensables. Du haut de leur jeunesse, l’optimisme grandit de jour en jour - Oui, la jeunesse, c’est le futur.

Ariane Khos (lepetitjournal.com - Brésil) lundi 6 février 2017 

Lire aussi : GENERATION YES FUTURE – Quand la jeunesse est inspirée et inspirante !

Un mot sur Plan International France
Créée en 1993, Plan International France appartient au réseau Plan International, fondé il y a 80 ans, et qui représente aujourd’hui l’une des plus grandes organisations de développement dans le monde. Cette ONG intervient dans 52 pays en développement d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.

Plan International est maintenant une fondation reconnue d’utilité publique, qui agit pour les enfants défavorisés afin de faire avancer les droits des enfants et l’égalité pour les filles dans le monde.

 
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