SAO PAULO ANTIGA – Douglas Nascimento : "L’objectif est de faire aimer leur ville aux Paulistes"

Le site São Paulo Antiga a à coeur de faire découvrir des lieux oubliés de la villes et de raconter de belles histoires paulistes à ses lecteurs. C'est aussi le nouveau partenaire du Petitjournal.com. Rencontre avec Douglas Nascimento, son fondateur.

Lepetitjournal.com – Comment l’idée d’un site sur l’histoire de São Paulo est-elle née ?
Douglas NASCIMENTO - A l’origine, j’étais photographe. J’ai ensuite entamé des études de journalisme. Fin 2008, l’idée de créer un site racontant des histoires sur São Paulo est née. Je me suis notamment inspiré du site portugais Lisboa Abandonada (qui n’est actuellement plus en ligne ndr), de Forgotten NY et aussi de l’argentin Basta Demoler. Ces sites proposent des photographies et des documents iconographiques évoquant des bâtiments maintenant détruits dans les trois villes. Le 25 janvier 2009, jour de l’anniversaire de la fondation de la ville de São Paulo, naissait donc le site São Paulo Abandonada (São Paulo abandonnée), inspiré du même concept.

Vous avez pourtant par la suite modifié l’angle de votre site ?
En effet, je me suis rendu compte que le nom "São Paulo abandonada" était trop restrictif. Il s’est avéré que nous ne voulions pas seulement évoquer des bâtiments détruits ou abandonnés, mais bien parler de l’histoire de São Paulo et des diverses périodes de transformation qu’elle avait connues. Durant l’année 2010, le projet a donc peu à peu évolué, et le site est devenu São Paulo Antiga, ce qui nous a permis d’élargir notre lectorat.

Le site n’a-t-il pour objectif que de raconter des histoires ?
L’objectif est de faire aimer leur ville aux Paulistes. Trop souvent, l’histoire de São Paulo est réservée aux universitaires. J’ai souhaité démocratiser les histoires curieuses de la ville. C’est dans ce but que j’ai mis en place des promenades thématiques à travers São Paulo. Si vous souhaitez connaître votre ville, il faut parvenir à avoir un regard de touriste. Il y a deux semaines, nous avons par exemple organisé une ballade dans le quartier des Campos Eliseos, qui a été fondé par les barons du café. Aucune promenade touristique n’avait jamais été organisée dans cette région de la ville. Occuper les territoires laissés à l’abandon dans la ville, c’est aussi une manière de travailler à leur réhabilitation.

Vous limitez-vous à parler de la capitale pauliste ?
Au début, le site ne proposait des articles que sur São Paulo, puis peu à peu j’ai commencé à aller un peu plus loin dans l’état. Plus de 38 villes sont actuellement évoquées. Une nouvelle section a été récemment ajoutée : elle parle de lieux à la limite de l’état de São Paulo.

Quels sont vos lieux préférés à São Paulo ?
Il y a deux lieux que j’affectionne particulièrement : le quartier de Campos Eliseos, parce que lorsque je m’y promène, j’ai l’impression d’entrer dans l’histoire de la ville, mais aussi la région de Bras, qui est un quartier d’ouvriers.

Propos recueillis par Amélie PERRAUD-BOULARD (www.lepetitjournal.com/sao-paulo) jeudi 23 août 2013

Retrouvez bientôt sur Lepetitjournal.com le premier article de São Paulo Antiga !


 
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