ARAUCARIA ARAUCANA - L'arbre emblématique du Chili sur les écrans français

La chaîne thématique Ushuaia TV diffuse, à partir du 21 mars, un documentaire franco-chilien sur l’Araucaria, un arbre millénaire, emblème du Chili, dont la survie est menacée par les incendies et l’exploitation forestière. Lepetitjournal.com s’est entretenu avec Danièle Ball, une écrivaine française installée au Chili depuis 2002 et passionnée de botanique. Son livre, « Pehuen, l’arbre d’un peuple », a largement inspiré le documentaire.

Lepetitjournal.com/Santiago : La gestation du documentaire « Araucaria Araucana » est particulièrement originale. Produit par une société de production française, il a été tourné par deux cinéastes, l’un français, l’autre chilien, et s’inspire du livre d’une française vivant au Chili. Comment en est-on arrivé là ?
Danièle Ball : Ce documentaire a été produit par le français Rémi Rappe et le chilien Santiago Serrano, deux jeunes réalisateurs qui se sont connus dans une école de cinéma spécialisée en nature à Poitiers. Ils avaient tous les deux envie de réaliser un documentaire sur l’Araucaria. En cherchant de l’information, qui est rare, sur cet arbre millénaire, ils sont tombés sur mon livre. Leur but étant de faire un film artistique et trouvant mon livre très poétique, ils m’ont contactée et demandée l’autorisation d’utiliser mon texte pour la voix-off de leur documentaire.

Le documentaire, comme votre livre, parle du lien sacré qui existe entre l’Araucaria et les Pehuenches, une communauté mapuche avec laquelle vous avez vous-même vécu. Détaillez-nous un peu plus ce lien.
Les Pehuenches ont survécu pendant des siècles dans l’inhospitalière cordillère des Andes grâce aux fruits de l’Araucaria, les pignons. Adoubé comme cadeau du ciel par leur chef spirituel, le « lanco », cet arbre est pour eux un lien entre l’homme et Dieu, entre la terre et le ciel. Pour fêter cette union spirituelle, ils célèbrent chaque année le « nguillatun », une cérémonie religieuse mapuche dans laquelle un Araucaria est planté au centre de chaque culte.

Quelles réponses à nos problématiques environnementales pouvons-nous trouver dans cette relation particulière ?
Nous pouvons trouver le respect total de la nature. Ce qu’ont compris les Pehuenches depuis longtemps, c’est que les arbres sont des êtres vivants et que, comme l’homme, ils ont le droit de vivre. Et l’être humain a besoin des arbres parce qu’ils perçoivent et émettent des informations. Ils communiquent par des particules volatiles, par leurs racines. Ils parlent, réagissent, dorment, et s’alimentent entre eux via leurs racines. Ils participent à l’équilibre des écosystèmes. C’est un paramètre que l’on ignorait il y a encore trente ans et dont les Pehuenches ont toujours eu conscience.

La défense de cette harmonie entre l’homme et la nature semble être le parti pris des auteurs du documentaire. Quel message veulent-ils faire passer ?
Au moyen de prises d’images époustouflantes et de grande qualité, les deux cinéastes veulent faire passer ce message : « regardons cette beauté à couper le souffle et protégeons-la ». Le documentaire montre les conséquences dramatiques des incendies, de la pollution et de l’exploitation forestière sur la survie de plus en plus menacée de l’Araucaria. Il invite les téléspectateurs à se rendre compte de la lenteur de la reproduction de cet arbre qui ne pousse qu’un centimètre par an.

Pour connaître les jours et les horaires de diffusion du documentaire sur Ushuaia TV, cliquez sur ce lien. Nous vous invitons également à découvrir sa bande annonce ci-dessous :

Si vous êtes intéressés de lire le livre de Danièle Ball, « Pehuen, l’arbre d’un peuple », publié aux Editions Les Deux Océans, il est disponible à la vente à la librairie française Le Comptoir (Avenida Vitacura 6780, Santiago).

Propos recueillis par Alexandre Hamon (lepetitjournal.com/santiago) - Jeudi 16 mars 2017

Photo de @AndyUrbina

 
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