A la Une

NAISSANCES EN ITALIE - Une natalité toujours en berne

 

Les derniers chiffres publiés confirment la continuelle baisse des naissances en Italie. Comme dans les autres pays d’Europe du sud, les femmes font de moins en moins d’enfants en Italie, et la proportion de femmes sans enfant ne cesse d’augmenter. Lepetitjournal.com revient aussi sur les prénoms en Italie les plus donnés à la naissance, et vous révèle le dernier palmarès des prénoms italiens !

Chaque année, l’institut national de statistique ISTAT (Istituto nazionale di statistica) publie un rapport sur la natalité et la fécondité de la population italienne et dévoile les préférences des Italiens en matière de prénom pour leurs enfants. 

Voyons donc les derniers chiffres, publiés fin 2016, pour l’année 2015, ainsi que les grandes tendances du moment. 

Toujours moins de naissance en Italie

Le rapport ISTAT révèle que le nombre de naissances a diminué par rapport aux autres années : ainsi en 2015 sont nés 485 780 enfants, soit 17 000 de moins qu’en 2014. Ce résultat confirme la forte chute de la natalité qu’on observe depuis quelques années. Cette baisse concerne surtout les couples de parents italiens qui restent sous le seuil des 400 000, avec 385 014 naissances, ce qui fait 95 000 de moins au cours des sept dernières années. Ceci s’explique en partie par le fait que les femmes italiennes en âge de procréer sont de moins en moins nombreuses et ont de moins en moins d’enfants. 

Les naissances hors mariage ont tendance à augmenter légèrement, pour atteindre 140 000, soit 28,7% des naissances.

Contrairement à l’année précédente, le nombre d’enfants nés d’au moins un parent étranger a légèrement diminué. Ils étaient 101 000 en 2015, soit 20,7% des naissances au total. On constate une disparité selon les régions : les enfants nés d’au moins un parent étranger représentent une proportion plus importante dans le nord (29%) que dans le sud et les iles (8%).

Les enfants nés de parents tous deux étrangers sont en légère baisse avec 72 096 naissances, soit presque 3 000 de moins que l’année précédente, ce qui fait 14,8% du total des naissances. 

Si l’on considère la nationalité des mères étrangères, on trouve à la première place les mères roumaines (19 123 enfants nés en Italie en 2015), suivies des marocaines (11 888), puis des albanaises (9 257) et enfin des chinoises (4 070). Ces quatre communautés rassemblent 47% des naissances de mères étrangères en Italie.

L’âge des mères a lui aussi changé. En effet, près de 8,3% des enfants nés en 2015 ont une mère d’au moins 40 ans tandis que 10,3% des mères ont moins de 25 ans. La tendance est encore accentuée dans les cas des mères italiennes : 9,3% des mères ont plus de 40 ans contre 8,2% ont moins de 25 ans. 

Le rapport souligne également la diminution de la fécondité depuis 2010 : en 2015 le nombre moyen d’enfants par femme descend à 1,35 par rapport à 1,46 en 2010.  Les femmes italiennes ont en moyenne 1,27 enfants contre 1,94 pour les femmes de nationalité étrangère résidentes en Italie. Pour ces dernières, la baisse est frappante par rapport à 2008, où il était de 2,65. 

Il s’agit là d’une véritable démographie de temps de guerre pour le pays le plus âgé du monde après le Japon. 

 Infographie de l'ISTAT

 

Le palmarès des prénoms en Italie

Pour les nouveau-nés de sexe féminin, on garde le meme trio de test que l’année dernière : Sofia, Giulia et Aurora - mais Aurora devance Giulia cette année.

Ces 3 prénoms se distinguent nettement de tous les autres prénoms féminins, Alice est monté en puissance jusqu’à la 5ème place, et Martina est entré dans les 10 premiers.

Chez les garçons, les 2 premiers, Francesco et Alessandro confirment leur succès, et c’est Mattia qui se hisse en 3ème position.

 

La rédaction (Lepetitjournal.com de Rome) - Mise à jour d’un article de Véronique Mignot-Bari - Lundi 13 février 2017.

Retrouvez tous nos articles Société ici. 

Recevez gratuitement tous les matins l'actu des français et francophones de Rome !

 

 
A la Une à Rome

STREET ART - Toutes ses facettes dévoilées au MACRO

Le musée MACRO de la via Nizza propose jusqu’au 1er Octobre une exposition sur le Street Art, intitulée Cross the streets. Cette initiative permet de mettre un nom sur les oeuvres que l’on peut voir dans la rue, mais également de connaître toutes les variantes de cet art. Des oeuvres éphémères aux oeuvres sur support en passant par les statues, le Street Art montre ici toutes ses facettes. 

ROME EN GIFS #2 : L'été

L'été s'est déjà bien installé dans la capitale et avec lui cette chaleur insurmontable, les premiers après-midi à la mer, les glaces ... et nos…

VILLA MEDICI - Cinema en plein air

Pour la onzième édition, la Villa Medici ouvre les portes de ses magnifiques jardins pour le festival Cinema all’aperto qui se tiendra du 17 au 21…

MACRO TESTACCIO - Le jardin du temps

Jusqu’au 17 septembre, le pavillon 9A du MACRO Testaccio accueille les oeuvres de Giancarlo Limoni. Ces 25 toiles grand format sont l’occasion de…
Actualité Italie

DEBAT – La France après les élections vue par E. Letta et M. Lazar

Deux mois après les élections présidentielles qui ont porté Emmanuel Macron au pouvoir, l’ex-président du Conseil des ministres italien, Enrico Letta et le politologue Marc Lazar ont partagé vendredi 7 juillet dernier à Milan leurs analyses et réflexions sur cette nouvelle page de l’histoire de la politique française. Un débat animé par Jérôme Gautheret, correspondant du quotidien Le Monde à Rome.
Une internationale

ÎLE-DE-FRANCE – Ouverture de 3 lycées internationaux

Jusqu’à l’année dernière l’Ile-de-France ne bénéficiait que d’un seul lycée international public. Mais la région semble aujourd’hui déterminée à remédier à cette situation, souhaitant devenir attirer de plus en plus de talents venus de l’étranger. Il est prévu que 3 nouveaux établissements internationaux publics voient le jour prochainement. Le premier devrait d’ailleurs ouvrir ses portes pour la rentrée 2018.
Actu internationale
En direct d'Europe
Expat
Expat - Emploi

COACHING – L’effet miroir de mes parents

Chaque fois que ses parents viennent lui rendre visite à New-York, Bertrand a comme l’impression de se regarder dans « un miroir déformant ». Il ne se sent pas à l’aise en leur présence, culpabilise et a la désagréable impression d’être un fils indigne… Alors qu’il croyait qu’en fuyant la France il résoudrait son problème, il réalise en fait qu’il doit avant tout se faire face à lui-même. 

CARRIÈRE EXPAT – 5 trucs simples pour que le retour estival booste votre recherche professionnelle

L’année scolaire s’achève et votre recherche professionnelle n’a pas encore abouti. Dans ces circonstances, nous sommes souvent partagés entre plusieurs sentiments : le soulagement de faire une pause et de s’échapper de cette recherche qui patine ; la frustration d’interrompre le fil d’une démarche qui a été si difficile à mettre en place ; l'angoisse à l’idée qu’il faudra reprendre, qu’on ne saura plus faire à la rentrée, qu’on n’y arrivera peut-être pas ; la joie à l’idée des vacances qui se présentent.
Expat - Politique

GESTION DE CRISE – Les consuls face à l’exceptionnel

Peu importe l’endroit ou le pays dans lequel vous pouvez vous trouver dans le monde : en situation de crise, la France par le biais de ses consuls protège ses concitoyens. Cette année, 89 consuls et consuls généraux exercent leurs missions à travers le monde. Mais attention, ils ne doivent pas être confondus avec les ambassadeurs… Petit tour d’horizon de leurs missions et des actions qu’ils peuvent mener en cas de crise. 

TRIBUNE - La marginalisation des Français de l'étranger est En Marche

"Make French People abroad great again !Je me permets d'interpeller officiellement les 10 députés de la République En MARCHE à l'étranger. Dans le discours du President de la Republique à Versailles, comme dans le discours de politique générale du Premier Ministre on ne trouve aucune mention aux Français de l'étranger". Une tribune de Boris Faure, Conseiller consulaire des Français de Belgique
Magazine