Rio de Janeiro

EXPATRIATION - L’interculturel, une aventure relationnelle

Dans notre contexte de mondialisation, qui favorise les déplacements et les échanges entre pays et donc entre cultures, "l'interculturel" a fait son apparition comme le nouveau terme à la mode, de plus en plus présent dans notre vocabulaire mais souvent dénué de sens. Notre partenaire, l’entreprise de conseil et de formation Recursimo, vous en explique les principes.
 
Lorsque nous parlons d'interculturel, les principales questions oublient même la notion d'"inter" et de "culture" : "Alors vous comparez les Français et les Brésiliens au travail par exemple ?", "Vous comparez les différences culturelles entre les pays ?", "Vous pouvez donc nous donner les clés pour changer notre comportement avec les Brésiliens ?".

Mais l'interculturel veut dire bien plus que cela. Reprenons la définition du Conseil de l’Europe en 1986 : "L’emploi du mot interculturel implique nécessairement, si on attribue au préfixe 'inter' sa pleine signification : interaction, échange, élimination des barrières, réciprocité et véritable solidarité. Si, au terme 'culture', on reconnaît toute sa valeur, cela implique reconnaissance des valeurs, des modes de vie et des représentations symboliques auxquels les êtres humains se réfèrent dans les relations avec les autres et dans la conception du monde."

L'interculturel, c’est vouloir connaître l'autre
Cette définition nous amène à la connaissance et à la reconnaissance de l'autre dans sa différence. L´interculturel, c’est vouloir connaître l´autre, le comprendre ou encore donner du sens à ses comportements et non pas uniquement le juger. L'interculturel, c’est aussi d’abord se questionner sur sa propre culture et savoir reconnaître d’où viennent ses propres attitudes et réactions ainsi que sa perception du monde. C'est s'ouvrir sur soi pour pouvoir s'ouvrir aux autres.

Dans un monde qui tend vers le matérialisme et l’individualisme, l’interculturel devrait nous rapprocher davantage de l'"être" que du "faire". Oui, nous enseignons comment adopter un meilleur comportement pour mieux "faire avec les Brésiliens. Il nous arrive aussi souvent de comparer les Français et les Brésiliens pour ensuite analyser leur façon de "faire" au quotidien. 

Chaque pays est une personne entière
Mais surtout nous abordons la culture dans la compréhension et le respect de l’"être", comme si chaque pays était une personne à part entière, avec sa structure de personnalité, son histoire, ses valeurs, que chacun  des membres de sa famille, ici son peuple, porte en lui. Comme une personne, elle évolue, elle mûrit et se transforme.

C’est être conscient que cette personne n’est pas parfaite, mais qu’elle nous donne beaucoup, nous offre l’occasion de grandir, nous enrichit, et que si  nous ne comprenons pas tout de suite la complémentarité avec elle, il s'agit de chercher la richesse cachée de cette relation à l'autre, qui souvent nous renvoie à notre propre histoire. Comme une personne, on peut aimer une culture, la détester, s'identifier à elle à un certain moment de notre vie et s'en séparer lorsque nous ne nous y retrouvons plus.

Les cultures sont vivantes et évoluent avec des évènements sociaux, politiques et économiques autant qu’à travers des réactions émotionnelles et  comportementales qu’elles traversent au cours de leur histoire. Toutes ces dynamiques apportent  une vision nouvelle et constructive de la relation interculturelle. "Etre interculturel", c’est amener du sens dans la compréhension d’une culture, pouvoir se mettre dans la peau de l´autre. Ce n’est pas changer son comportement pour l'adapter à l’autre mais changer soi-même son regard en faisant confiance à notre capacité mutuelle d’évoluer ensemble.

Amandine PELLIZZARI - Recursimo, spécialiste de l'interculturel -  Cultures Pro (www.lepetitjournal.com – Brésil) lundi 13 janvier 2014 

*Photos : Daniela Ponce / Kaitlyn Larkin - National Geographic

- Voir le blog Cultures Pro

CASA FUTEBOL – Le projet fou de deux architectes français pour les stades du Brésil

"Casa Futebol" ("Maison Football"), c’est le projet imaginé par Axel de Stampa, 30 ans, et Sylvain Macaux, 29 ans, afin de donner un avenir à tous les stades construits ou rénovés pour la Coupe du monde. Dénonçant des problèmes de logements au Brésil, les deux architectes, respectivement basés à Paris et Santiago du Chili, souhaiteraient aménager ces immenses édifices, notamment les futurs "éléphants blancs", afin d'y accueillir des familles.…
Actualité Brésil

CASA FUTEBOL – Le projet fou de deux architectes français pour les stades du Brésil

"Casa Futebol" ("Maison Football"), c’est le projet imaginé par Axel de Stampa, 30 ans, et Sylvain Macaux, 29 ans, afin de donner un avenir à tous les stades construits ou rénovés pour la Coupe du monde. Dénonçant des problèmes de logements au Brésil, les deux architectes, respectivement basés à Paris et Santiago du Chili, souhaiteraient aménager ces immenses édifices, notamment les futurs "éléphants blancs", afin d'y accueillir des familles. Ils racontent leur projet au Petitjournal.com.
France/Monde
En direct des Amériques
Expat
Expat - Emploi

AMÉRIQUE LATINE - Les 50 meilleures villes pour faire des affaires

Le département de recherche de la revue América Economía vient de publier son classement version 2014 des meilleures villes pour faire des affaires en Amérique latine. Trois villes se distinguent sur le podium : respectivement Miami, Santiago du Chili et Mexico. 
Expat - Politique
Magazine
Les trophées 2014

TROPHEES 2014 – Les sept lauréats ont été récompensés au Quai d’Orsay

La cérémonie des Trophées des Français de l’étranger, organisée par lepetitjournal.com, s’est déroulée ce jeudi 6 mars, dans le cadre prestigieux du Ministère des Affaires étrangères. Devant leurs proches, les élus, les partenaires et la Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, Hélène Conway-Mouret, les sept lauréats ont été récompensés pour leur parcours d’exception.