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ECONOMIE – Rencontre avec Benjamin MASLEN, Managing Director de LASSARAT Australia

Expert français dans les traitements de surface et revêtements industriels depuis 1947, le groupe LASSARAT a depuis développé ses activités à l’international. Avec des filiales dans plusieurs pays d’Afrique et d’Amérique du Sud, le groupe a récemment choisi de s'implanter en Australie. A cette occasion, et grâce à la Chambre de Commerce Franco-Australienne (FACCI), notre équipe du petit journal de Perth est allée à la rencontre, de Benjamin MASLEN Managing Director de Lassarat Australia.


Lepetitjournal.com/Perth – Parlez-nous un peu de votre parcours avant votre arrivée à Perth

Benjamin MASLEN – Je suis de nationalité britannique. J’ai fait mes études jusqu'à l'équivalent du baccalauréat en Angleterre. J'ai suivi mes études supérieures en France ; un master en management des entreprises à l'Ecole de Management de Normandie. Par la suite, j'ai travaillé au sein du groupe Safran chez Aircelle au Havre où j'étais responsable des achats partenaires. J’ai été contacté par l'entreprise LASSARAT qui m'a demandé de rejoindre l'équipe fin 2010. A cet époque, l’entreprise cherchait quelqu'un de bilingue avec déjà une certaine expérience dans le domaine des achats. J'ai donc rejoint LASSARAT en janvier 2011 en tant que responsable des achats et je gérais également la logistique export.


Quand et pourquoi êtes-vous arrivé à Perth ?

En février 2016, Monsieur Lassarat m'a demandé de venir en Australie pour y faire une étude de marché. Suite à cette première étude, nous y sommes retournés ensembles au mois d’avril 2016 et nous avons rencontré des fournisseurs et partenaires à Perth mais aussi du côté Est à Sydney afin de visualiser les différentes opportunités permettant une croissance en Australie. Nous avons constaté que les grands projets de construction étant terminés, certains depuis longtemps, le moment était opportun pour nous de proposer nos services de maintenance et donc de nous implanter ici.
Je suis revenu plusieurs fois dans l'année pour multiplier les contacts avant de revenir finalement au mois de février avec Monsieur Lassarat pour finaliser l'implantation. Je suis installé à Perth depuis le mois d’avril. L'objectif pour le groupe c'est que Perth nous serve de base non seulement pour l'Australie mais aussi pour tout le Pacifique.


Vous avez rencontré des partenaires et fournisseurs partout en Australie, pourquoi finalement avoir choisi Perth pour s'implanter ?

Nous avons remarqué qu'en Western Australia il y avait beaucoup de potentiel au niveau du mining et oil&gas que ce soit offshore ou onshore, domaines que nous connaissons bien. C'est aussi beaucoup plus pratique pour nous de travailler avec la France depuis Perth car le décalage horaire est moins grand que depuis Sydney. En plus, pour faire venir des experts c'est un peu moins long au niveau des trajets depuis l’Europe.


Quel a été le rôle de la FACCI (Chambre de Commerce et d'Industrie Franco-Australienne) dans votre arrivée ?

Depuis notre première visite, je rencontre la présidente de la branche FACCI WA régulièrement. Ce qui est très important ici c'est le networking donc Christine m'a aidé à rencontrer beaucoup de personnes, elle a ouvert beaucoup de portes pour nous. Le rôle de la FACCI a aussi été d'expliquer quelques différences qu'il peut y avoir entre ici et la France mais c'est surtout les contacts qui sont très importants.


Au jour d'aujourd'hui quelles sont vos actions pour LASSARAT Australie ?

Il y a déjà plusieurs projets que nous sommes en train d'étudier pour l'instant. Pour moi la première phase c'est le développement commercial, c'est-à-dire de rentrer en contact avec les clients et les partenaires pour avoir les opportunités de chiffrer sur les premiers chantiers. En parallèle, je suis en train de regarder pour le recrutement de personnel opérationnel sur place. La phase 2, c'est de continuer au niveau des embauches en fonction de l'évolution des chantiers. Une fois que nous aurons réussi à avoir une taille assez importante ici, nous souhaitons pouvoir installer un atelier afin de compléter notre offre de services dans un second temps.


Au niveau culturel, avez-vous remarqué des différences sur la façon de faire des affaires en Australie par rapport à la France et à l'Angleterre ?

C'est quand même plus proche de la façon de faire anglo-saxonne donc moi je ne suis pas trop dépaysé par contre c'est très différent de la France. Ce que j'ai déjà remarqué ici c'est qu'au premier abord tout est facile mais quand on commence un peu à rentrer dans le vif du sujet ça devient plus compliqué. Alors qu'en France c'est un peu plus méthodique : les problèmes sont abordés dès le départ et comme ça on sait tout de suite à quoi s'attendre.


En France, le groupe LASSARAT a une certaine notoriété mais qu'est-ce qui vous différencie ici en Australie ?

Je pense que les clés pour notre succès ici, ce sont celles qui font notre succès partout dans le monde c'est-à-dire : la qualité des travaux, les solutions innovantes et la sécurité.
Ce qui nous différencie ici en Australie, c'est notre technologie. A travers l'étude de marché, j'ai constaté qu'ici il y a beaucoup de sociétés de peinture industrielle qui utilisent des techniques très classiques alors que nous nous essayons de toujours rester à la pointe de la technologie au niveau de notre expertise. C'est d'ailleurs pour ça que nous avons un centre de recherche et développement en France où selon les projets, nous pouvons fabriquer nos propres robots de décapage adaptés à des chantiers particuliers.
La robotique nous permet non seulement de nous adapter à des contextes particuliers, mais également d’augmenter la sécurité des intervenants, de limiter les déchets et aussi les coûts.

 

 

Sur cette photo vous pouvez voir une conduite forcée dans les Alpes sur laquelle nous avons travaillé pour EDF. Pour ce projet, nous avons élaboré et construit avec nos ingénieurs un robot de décapage UHP.

 

 

 

 

 

 

 

Le fait que LASSARAT existe depuis 70 ans est également un point important pour les australiens, ils apprécient l’expérience et l'expertise. La taille aussi est importante pour eux, ça les rassure.

 

Beaucoup d'entreprises françaises tentent leur chance en Australie mais elles ne réussissent pas toutes à s'implanter de façon permanente. D'après vous, qu'est-ce qui est le plus important pour réussir à s'implanter en Australie pour les entreprises françaises ?

Avant de venir ici, il faut prendre le temps de faire une étude de marché. En effet, ce n'est pas toujours évident pour les entreprises françaises, il faut montrer que l’on veut générer de l'argent en Australie, c'est très important. Il faut aussi prendre en compte les contraintes et les coûts au niveau des visa parce que c'est devenu encore plus compliqué récemment.
Je pense qu'il y a de la place pour les entreprises françaises ici. En général elles ont une bonne réputation par rapport à la qualité. Ce qui est sûr c'est qu'il ne faut pas hésiter à venir plusieurs fois et de faire une étude assez approfondie avant de s'implanter. Il faut également savoir s’intégrer à la culture et aux pratiques australiennes tout en montrant ses particularités et son expertise.

 

 

Julie, www.lepetitjournal.com/perth le 14 juin 2017 

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Pour plus d'informations sur LASSARAT : http://www.lassarat.fr/

Retrouvez la FACCI WA : http://www.facci.com.au/about-us/about-the-chamber/wa/

 

 

 
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