EN VADROUILLE A PEKIN - Le ventre de la Chine

Un ancien dicton chinois proclame : "Pour un homme, la nourriture est la chose la plus importante". La nourriture en Chine est chargée d’importance et de sens, mais peut aussi parfois entrainer quelques incompréhensions et désagréments…

On a faim ! (Photo LB)

L'embarras du choix

Je me demande parfois comment font les Chinois pour ne pas devenir obèses. Je n’ai jamais vu autant de tentations et de mises à l’épreuve pour mon estomac… Ainsi, si j’ai un petit creux ou une paresse monumentale pour cuisiner (on ne va pas se mentir, je ne connais aucun expatrié qui cuisine régulièrement en Chine, à part les nostalgiques de la nourriture occidentale, ou les Master Chef qui ont appris la cuisine chinoise) je n’ai qu’à descendre pour retrouver la farandole des stands. Dés de pommes de terres, brochettes grillées, petites crêpes épicées, je n’ai qu’à pointer du doigt ce qui me tente, et me régaler pour quelques yuans… Si je veux manger quelque chose de plus consistant, je me traine au "boui boui". C’est là que les choses se corsent. Si vous vous trouvez dans une gargote un tant soit peu sophistiquée, mais on ne va pas rêver, (ou située dans un quartier touristique), le menu sera traduit en anglais. Sinon, il sera accompagné de photos et vous devrez choisir au hasard. Je connais des personnes qui ont dû choisir sur un menu en chinois, et sans photos, et se sont retrouvés avec des nouilles et du tofu… Attention aux mauvaises surprises, jeunes expatriés affamés ! Les Chinois mangent tous les morceaux de l’animal, donc même les plus improbables : ainsi, le petit plat qui semble être de délicieux morceaux de poulets accompagnés de légumes frais, peut en fait se révéler de petits morceaux visqueux de peaux de poulet, ou ces innocentes brochettes qui vous font de l’œil sont en fait des brochettes de cartilages… Un autre mystère : Les saucisses que j’achète en supermarché, avec un "Ham flavour" (Arôme porc), inscrit nonchalamment sur l’emballage. No comment.

Etal coloré (Photo M-E R)

Habitudes culinaires
Malgré cela, la nourriture chinoise recèle toute sorte de délices, et reste une chaleureuse tradition. Les plats ne sont pas individuels, mais pour toute la tablée, qui peut ainsi picorer dans les différentes assiettes et goûter aux diverses saveurs. En Chine, la culture de la nourriture est à l’inverse de la nôtre : les portions servies sont proportionnelles à la taille de l’assiette, mais pas à celle du portefeuille (je ne pleure plus en mangeant dans un restaurant, une minuscule portion de gratin dauphinois à 15 euros mais joliment décoré par des herbes, qui ne servent à rien disons-le). Par contre, je pleure quand même en achetant des gâteaux, moi qui suis accro aux sucre et aux pâtisseries (Le sucre ici est moins courant que le piment) puisqu’ils ne ressemblent jamais aux photos sur l’emballage : Parfois, les cookies que j’achète n’ont pas de pépites de chocolat (C’est bien le principe d’un cookie, non, d’avoir des pépites de chocolat ?).
Je pense aussi que les Chinois ont un palais à toute épreuve. Ils ne rajoutent ni beurre, ni crème, mais compensent avec de nombreuses épices. Je me suis surprise à m’habituer aux plats épicés (moi qui ne pouvait manger trop de moutarde sous peine d’avoir le nez et les yeux en flammes), et même, à rajouter du piment dans mes pâtes…

Lucie Bousquet (www.lepetitjournal.com/pekin.html). Vendredi 26 octobre 2012

Pékin

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