DJ CHRIS CARRIER – Nuit de Chine

 

Icône underground, le dj parisien Chris Carrier fuit pourtant les médias, délaissant les paillettes pour se consacrer à son art. De nature réservée mais curieuse, ce dj/producteur de renommée internationale a expérimenté toutes sortes de styles musicaux, du hip-hop à la drum’n’bass, en passant par la techno et la house, ainsi que l’électro… En tournée les 19 et 20 octobre à Pékin et Shanghai, ce pionnier de la musique électro a bien voulu nous accorder quelques instants afin de répondre à nos questions. Plongée dans la vie nocturne pékinoise

Le DJ Chris Carrier (Photo by Déborah)

Direction le Lantern ce soir, petit club branché aux sonorités électro-minimalistes, à quelques minutes de Sanlitun, le quartier des fêtards. La responsable marketing annonce que Chris Carrier aura un peu de retard, vu qu’il dort encore à son hôtel. La salle n’est pas tout à fait  pleine, le club est connu dans le milieu underground pékinois, par les amateurs de musique pointue, fuyant les compils qui passent en boucle dans certains bars populaires de Pékin. Arrive enfin Chris Carrier, habillé en jean et pull, amical mais fatigué. Il nous apprend qu’il vient d’arriver à 15h à Pékin, et qu’il repart le lendemain à 7h pour Shanghai. Nous nous écartons dans un coin reculé afin de commencer l’interview.

Connais-tu un peu Pékin ? Que penses-tu de la vie nocturne pékinoise ?

J’étais déjà venu en 2008 pour mixer au Tango (ndlr : boîte de nuit électro à Pékin), je connais peu la vie nocturne pékinoise, mais de ce que j’en ai vu, ça a l’air fun, mais moins fun qu’en Europe, surtout en Espagne, là où on connait véritablement le sens du mot fête !

Connais-tu un peu la scène électro chinoise ? Des Djs à nous recommander ?

Je connais mal, mais la musique électro commence vraiment à se développer ici, il y a de plus en plus de demande de djs, de festivals.

Quelques mots sur la French Touch ? (ndlr : expression désignant la musique électro des années 90)

Avant on avait Daft Punk, Cassius… Maintenant je ne sais plus vraiment où ça en est… Je n’aime plus depuis quelques temps. La scène électro française actuelle ? Je pense à Dj W !LD (autre dj français avec qui Chris Carrier a collaboré en 2003), j’ai du mal avec tous les remixs d’aujourd’hui, je préfère ceux qui créent de bout en bout…

Le Lantern, un club aux sons alternatifs

Trois mots pour qualifier ta musique ?

(Rires) ça va être dur, il y en a tellement… Si c’est par les styles musicaux, je dirais groove, house et techno. En termes d’adjectifs, je parlerais de dark hypnotic…

Le meilleur endroit où tu as mixé ?

Un club à Madrid qui abritait 15.000 personnes, une ambiance de festival, complètement folle… A Madrid, on sait réellement faire la fête ! Les espagnols sont connus pour ça !

Tu as du remarquer qu’on commence à mixer de plus en plus jeune, à acheter des logiciels comme Traktor, des tables de mixage… Que conseillerais-tu à ces apprentis djs ?

De sortir de leurs ordinateurs ! J’avais commencé avec les vinyls et je préfère en utiliser, même si c’est moins pratique. L’ordinateur, ça reste tout de même moins vivant, ça crée une sorte de mur entre toi et la musique, toi et le public…

Parce que je représente tout de même un webzine pour expatriés francophones… Un petit mot pour les Français à Pékin ? La plupart sont venus pour te voir jouer ce soir !

Déjà, merci à tous ceux qui sont venus. Je connais peu Pékin mais j’aime son canard laqué ! (Rires)

Merci beaucoup de nous avoir accordé un peu de temps, et bon mix !

Let's party! (Photo by Déborah)

Simple et discret, Chris Carrier ne fait pas penser à un célèbre dj, qui a joué dans les plus grandes salles, et les endroits les plus divers : Ibiza, Las Vegas, Miami, Londres, Milan, Amsterdam, Paris… Fêtard dans les premières raves techno, dj hétéroclite, producteur, globe-trotteur, et même père de famille, Chris Carrier refuse d’être enchaîné à une catégorie. Vingt minutes plus tard, le dj français commence son set. La foule se déchaîne en le reconnaissant. Derrière lui se déroulent des projections psychédéliques. Il est 2h du matin, la fête commence !

 

 

Lucie Bousquet (www.lepetitjournal.com/pekin.html) Lundi 22 octobre 2012

-Pour écouter les sons de Chris Carrier : http://www.myspace.com/supai1

-Le soundclound de Dj Wild (peut s’écrire avec un i ou un point d’exclamation à la place de la voyelle) : http://soundcloud.com/djwild

-Le Lantern Club, Gongti West Road, 100m north of Workers Stadium West Gate, Sanlitun, Beijing

 
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