VIE PROFESSIONNELLE - « Conjoint d'expatrié votre carrière continue !»

 

Peut-on accompagner son conjoint en expatriation sans pour autant renoncer à s’épanouir sur le plan professionnel ? Dans son livre Conjoint d'expatrié, votre carrière continue !, Stéphanie Talleux répond clairement oui. Une réponse qui n’évacue pas les difficultés, ni les ajustements ou les nécessaires compromis, mais ouvre des pistes concrètes pour concilier mobilité et carrière

Rencontre ce matin, à Paris, avec Stéphanie Talleux. L’occasion de renouer le fil d’une amitié commencée à Singapour, lorsque Stéphanie était rédactrice en chef de la Gazette de l’Association Francaise de Singapour. Entretemps, elle a vécu à Hong Kong, où elle a travaillé dans la communication et le journalisme. Elle est ensuite revenue à Paris, a développé une activité de conseil en expatriation et en gestion des carrières nomades et a écrit un livre. Un livre nourri de la pâte de son expérience et des multiples interviews réalisées, notamment à Singapour, tant auprès des expatriés que des experts de la mobilité - conseils, coachs, psychologues, médecins, DRH.

Changer de logiciel

"Oui, l’expatriation est pleine de chausse-trappes auxquelles le conjoint n’est pas forcément préparé. Oui, le "choc culturel" est parfois davantage à rechercher dans la confrontation avec la communauté des expatriés sur place, qu’avec la population locale. Non, l’expatriation n’a pas vocation à être le fossoyeur des ambitions professionnelles du conjoint. Oui à nouveau, l’expatriation est le terrain de multiples expériences qui sont génératrices de nouvelles compétences et peuvent à ce titre être valorisées ». Mais Stéphanie Talleux insiste :"le conjoint d'expatrié doit changer de logiciel pour faire de cette étape à l’étranger un tremplin vers le succès professionnel. Il faut qu’il se positionne moins comme conjoint et davantage comme un expatrié à part entière".

Poser un regard objectif sur son parcours

Dans son livre, Stéphanie passe successivement en revue les nouveaux défis du couple expatrié, les risques de rupture de carrière en expatriation, même pour les personnes les plus aguerries, et les clefs de réussite d’une carrière nomade. "Il est important d’apprendre à poser un regard objectif sur son parcours, suggère-t-elle. Or ce regard est souvent très sévère. Au cours de ses déplacements, le conjoint perd progressivement le fil rouge de sa carrière et considère à tort qu’il n’a plus de carrière ".

Abandonner la perspective d’une carrière linéaire…

"Il faut, selon elle, réinventer la notion de carrière: substituer à la logique d’une carrière linéaire, conçue traditionnellement comme une suite de postes permettant une progression en responsabilités et en salaire, souvent au sein d’une même entreprise, celle d’une carrière nomade avec ses ruptures et sa diversité, dans laquelle ce qui compte, c’est le projet professionnel et le développement de ses compétences".

… pour réussir une carrière nomade

Oui, mais comment faire ? - "Tout d’abord en retrouvant ce fil rouge, puis en saisissant toutes les opportunités que peuvent offrir l’expatriation. Je travaille  3 aspects clefs: les compétences, le réseau et l’image". "Je me suis attachée, dans la troisième partie de mon livre, à donner des conseils pratiques pour optimiser l’utilisation de ses réseaux, gérer son image, préparer son pitch et s’entrainer à le dire. En ce qui concerne les compétences, celles-ci peuvent s’acquérir dans des environnements extrêmement variés. Ce qui est essentiel, c’est d’éviter de se disperser, d’avoir en tête ses ancrages et son projet, et de choisir des engagements permettant de mettre en œuvre les compétences qui vont dans le sens de ce projet. Les activités bénévoles fournissent un bon exemple. C’est un travers très français que de sous estimer l’expérience acquise dans ce cadre. On a tendance à les cacher sous le tapis sous prétexte qu’elles n’ont pas été rémunérées. Les anglo-saxons sont beaucoup plus pragmatiques. Ce qui est important c’est la réalité de l’engagement, les réalisations, la capacité démontrée à faire avancer des projets… Tout cela est parfaitement transférable dans le secteur professionnel classique. La vraie question, c’est le regard qu’on porte soi-même sur son expérience et la manière dont on se prépare à en rendre compte."

"C’est mon expérience d’expatriée qui a fait la différence… "

Parmi les témoignages, dont Stéphanie Talleux se fait l’écho dans son livre, celui d’Isis est particulièrement éloquent. Isis est DRH en France lorsqu’elle interrompt sa carrière pour accompagner son conjoint en Asie. Arrivée sur place, les promesses initiales s’évaporent. Malgré de nombreuses démarches, elle ne parvient pas à retrouver un emploi. "Je suis restée deux ans là bas et je suis rentrée en France avant la fin du contrat de mon mari pour trouver du travail….J’ai finalement été employée pour un poste à plus forte responsabilité que celui que j’occupais avant l’expatriation. C’est mon expérience d’expatriée qui a fait la différence pour obtenir mon poste de DRH mobilité internationale d’un grand groupe français. Je connais à présent parfaitement les rouages et les codes du monde expatrié …"

Propos recueillis par Bertrand Fouquoire (www.lepetitjournal.com-Singapour). Vendredi 19 octobre 2012

 
Pékin
Actualité Chine

MON SHANGHAI, MON QUARTIER – Top 10 des bonnes adresses à Qingpu

"Les bonnes adresses à Qingpu ? Ça va être rapide !". Telle a été la première réaction de mon amie Lidia quand je lui ai demandé de me faire découvrir son quartier… Mais après quelques minutes de réflexion, les idées ont fusé et nous avons même du faire un certain tri pour s’arrêter à 10 ! Le quartier Qingpu, principalement connu de la communauté francophone pour le LFS (Lycée Français de Shanghai) - et pour le site Acadomia Asia juste à côté - n’est pas qu’une zone résidentielle de belles et grandes maisons ! Nous vous embarquons donc aujourd’hui en visite, à la conquête du grand ouest du centre ville, y découvrir quelques bons plans et bonnes adresses, qui devraient séduire les nouveaux arrivants…tout comme les anciens
Une internationale

EXPATRIATION – Toujours plus de Français à l'étranger

1.710.945. C'est le nombre de Français inscrits au registre mondial des Français établis hors de France pour l'année 2015. Quelles sont les régions où ils affluent ? Celles qu'ils désertent ? Analyse du rapport du gouvernement sur la situation des Français établis hors de France 2016.
Bleu Blanc Box

BLEU BLANC BOX – lepetitjournal.com chouchoute les expatriés

Les produits français vous manquent ? Découvrez la dernière nouveauté concoctée spécialement pour vous par lepetitjournal.com. Chaque mois, aux quatre coins du monde, la BLEU BLANC BOX vous réserve une surprise avec des produits aussi indispensables qu’introuvables à des milliers de kilomètres !
Actu internationale
En direct d'Asie Pacifique
Expat
Expat - Emploi

FEMMEXPAT - Des outils exclusifs pour un retour en France réussi!

Le retour est rarement le moment le plus facile d'une expatriation. En plus du décalage entre votre vie d'expatrié et votre vie en France, vous prenez conscience de l'écart qui s'est creusé entre votre vie avant l'expatriation et votre vie après votre retour... Expat Communication, l'éditeur de FemmExpat, vous propose quatre pistes pour faciliter ce retour !

ALEXANDRE LE BEUAN - La passion du voyage et de l'entreprenariat

Fasciné par les voyages et notamment l'Asie, Alexandre Le Beuan a fondé sa propre agence de voyage, Shanti Travel, en 2005, dans l'un des pays qui l’inspirent le plus, l'Inde. Onze ans plus tard, la société est présente dans 14 pays d'Asie, emploie près de 100 salariés, et a accompagné plus de 35.000 voyageurs.
Expat - Politique

ESSAI – Comment concilier vie à l’étranger et citoyenneté ?

Etre citoyen lorsque l’on réside hors de France, ce n’est pas facile. Quels droits ? Quels devoirs ? Passionné de politique, résidant depuis plus de 20 ans à l’étranger, Jacques Saillant publie un essai engagé sur la citoyenneté des Français de l’étranger, en forme de réflexion mais aussi de « coup de gueule » face aux instances qui les représentent

AUDIOVISUEL – Haro sur les anglicismes !

Le Conseil supérieur de l'audiovisuel s'agace. La multiplication des titres d'émissions en anglais, jusque dans le service public, ne convient pas à l'organe chargé d'encadrer les productions télévisées françaises. Seront donc reçus les patrons des grandes chaînes françaises afin de rappeler la règle établie par la loi du 30 septembre 1986 sur le rôle du CSA : utiliser le français autant que faire se peu.
Magazine