MILAN A LIVRE OUVERT - L’exploit de Book City Milano

Pas moins de 350 activités autour de la lecture sont proposées du 15 au 18 novembre un peu partout dans Milan. En ouvrant salles et remparts aux auteurs et lecteurs, le Castello Sforzesco est un des lieux forts de ce long weekend. Partez à la découverte de votre ville, le livre sous le bras

C’est l’auteur chilien Sepulveda avec son conte sur l’amitié entre un chat aveugle et une souris qui inaugure Book City Milano. Un beau départ pour ce nouvel évènement milanais, tout en spontanéité. Quelques autres noms bien connus du grand public comme Umberto Eco, David Grossman, Salman Rushdie, Riccardo Muti ont répondu présents à l’initiative.

Ce qui fait la spécificité de Book City Milano, c’est la ferveur qu’elle suscite et la diversité des attractions littéraires, dans les lieux les plus insolites : des blagues juives à la Synagogue Centrale aux lectures théâtrales dans les métros et les pâtisseries ; des livres pour enfants lus par des trapézistes sous le chapiteau, aux dialogues entres auteurs et détenus à la prison de via San Vittore.
Les théâtres, musées et palazzi accueillent eux aussi l’événement : un dîner de Babette reconstitué au Palazzo Serbelloni, le duel de Conrad à la salle des armes du Castello, un débat sur les chansonniers français et les Comicanti italiens au théâtre dal Verme, des ateliers pour les plus petits à Villa Necchi et Sforzinda.

A ne pas manquer, la lecture collective inspirée de Fahrenheit 451 de Ray Bradbury, vendredi 16, à la tombée de la nuit, dans les cours du Castello. Pour y participer, il vous suffit de venir avec votre livre et votre mégaphone (7 euros chez Tiger à via Nerino 12)!

 

La rédaction du Petitjournal.com est allée dans les coulisses de Book City Milano et a rencontré Valeria Cantoni de l’agence Trivioquadrivio responsable de l’organisation

Lepetitjournal.com : Comment est née l’initiative Book City Milano?
Valeria Cantoni : L’idée est partie d’un constat. Il y a plus d’un an, les Fondations des trois plus grandes maisons d’édition de Milan - Rizzoli, Feltrinelli et Mondadori - et le département culturel de la Ville, ont pris conscience que près de la moitié des volumes publiés en Italie étaient distribués en Lombardie. De ce fait, Milan peut se prévaloir du titre de capitale italienne de l’édition et proposer en toute légitimité ce type d’événement pour ses lecteurs.

Comment se situe-t-elle par rapport à la foire du livre de Turin ou au Festival de Mantoue?
Ce n’est pas une foire du livre comme à Turin, car il n’y a pas de marché professionnel du livre, ni de stands de vente au public, exceptées les librairies.  Ce n’est pas non plus un Festival comme à Mantoue : il n’existe aucun comité scientifique qui sélectionne les auteurs ou décide d’un thème en particulier. Ici, toutes les propositions des éditeurs et tous les thèmes sont acceptés.

Venons-en alors à son fonctionnement …
Notre rôle consiste à coordonner la demande et l’offre des lieux publics où seront présentés les livres, les lectures, les animations et les conférences. Mais ce n’est pas à sens unique: les bibliothèques, librairies, musées, théâtres et associations sont quant à eux invités à accueillir le projet d’une maison d’édition ou à produire le leur. Nous leur fournissons alors un kit de communication graphique. Quelques écoles ont également saisi l’occasion.

Quelle est la réaction des Milanais ?
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : Plus de 350 évènements au programme, gratuits et ouverts au public. Autant de volontaires pour veiller au bon déroulement de cette manifestation unique en son genre !

Propos recueillis par Monica La Rivière pour lepetitjournal.com/milan – jeudi 15 novembre 2012

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créditphoto : trivioquadrivio

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