CONSTANTIN A MILAN - De l’édit à l’Empire

Saviez-vous que l’édit romain qui légalise la religion chrétienne a été signé à Milan, à la hauteur de l’Eglise S. Giorgio sur via Torino (en face de la Fnac)? Précisément là où se trouvait une aile du palais impérial. A la découverte de Mediolanum

crédit photos  : Electa

Milan, il y a 1.700 ans
A l'époque, Milan est une des quatre capitales de l’Empire romain. Partant de l’édit de 313, l’exposition au Palazzo Reale propose une série d’indices qui réveillent notre curiosité et permet de nous (ré)approprier nos racines romaines. Les objets présentés sont en fait des agréments au texte des légendes qui tapissent les murs. Il faut donc prendre le temps de les lire pour s’imprégner de ce chapitre de l’histoire et de ses protagonistes.

Un parcours à thèmes
Une main d’un mètre de long tient un globe. Elle laisse imaginer la statue colossale dédiée à Constantin. Une statue à l’échelle de son ambition. Une salle de tapisseries du XVII° siècle relate ses batailles. En particulier celle en 312 du Pont Milvio à Rome contre Massenzio, qu'il aurait gagnée dit-on, grâce à une vision de la croix chrétienne apparue en songe. Cette légende serait à l'origine de l’édit de la Tolérance signé l’année suivante à Milan. Il est toutefois plus facile de penser que Constantin ait subi l’influence de sa mère Sainte Hélène, femme pieuse convertie au christianisme. Une salle entière lui est dédiée. A moins qu'il n'ait voulu se rendre populaire auprès de ses nombreux soldats chrétiens, même parmi les barbares convertis enrôlés. L'étendard qui ne quittera plus Constantin dans ses campagnes a été reconstitué à l'occasion de l'exposition. A partir de 313, il s'ornera du symbole religieux du "Kris môn", un symbole graphique qui unit les deux lettres grecques initiales du nom du Christ. Une partie du parcours est ainsi dédiée au symbolisme fascinant des christogrammes que l'on retrouve dans les pièces exposées et que les enfants peuvent reproduire dans les ateliers organisés par Ad Artem.

L'héritage de Rome à Milan
Milan, Mediolanum, a vécu ses années de gloire romaine entre 284 et 402. C'est à Massimiano que l'on doit la construction d’un palais impérial, siège de l’Auguste d’Occident, qui communiquait sur un côté avec un cirque pour les courses de chevaux. La résidence, le centre militaire et bureaucratique occupaient tout le quartier de Corso Magenta à via Torino. C’est ici aussi que l’on a aménagé le musée archéologique, derrière lequel on entrevoit deux tours romaines qui faisaient parties des murailles de la ville. A Via Brisa, les fondations du palais ont été remises à jour alors que le théâtre romain se trouve sous la Bourse. On peut y accéder par la Chambre de Commerce sur via Meravigli. Non loin de là, le forum, devenu piazza S. Sepolcro. On accède également aux ruines de l’arène par un palazzo de via De Amicis, au coin de via Arena. L’exposition présente un plan de la ville impériale et reconstitue à l’aide de dessins, le quartier des artisans qui occupaient la zone de piazza Meda.

En 330, Constantin s’installe en Orient où il crée Constantinople. Sous la pression des invasions barbares, la cour impériale milanaise se déplace vers l’est, à Aquileia, près d’Udine, à partir du V° siècle.

Monica La Rivière pour www.lepetitjournal.com/milan - jeudi 1er novembre 2012

Informations pratiques

Costantino 313 d.c. Palazzo Reale

www.mostracostantino.it

Piazza Duomo 12

Horaires :
Lundi : 14.30 - 19.30
Mardi, Mercredi, Vendredi, Dimanche : 9.30 - 19.30
Jeudi, Samedi : 9.30 - 22.30

 
Milan
Actualité Italie

POLITIQUE – L’introduction du droit du sol électrise les débats

La semaine dernière, la question de la réforme de la ius solis (le droit du sol) a fait la Une des journaux italiens, dans un pays où prévaut le droit du sang. Le Sénat italien a en effet étudié l’introduction du droit du sol dans la Péninsule, dans un climat extrêmement tendu et électrique. Dans un pays qui verra débarquer 200.000 migrants encore cette année, qu’est-ce qui devrait changer ?
Une internationale

EXPATRIATION – 10 pays pour booster sa carrière

Etats-Unis, Royaume-Uni, Taïwan... Sur la base des réponses apportées par 14.000 personnes expatriées (de toutes nationalités), la dernière enquête publiée par InterNations compile les pays où il faut s’expatrier si l’on veut booster sa carrière. L'Europe est mal classée.
Actu internationale
En direct d'Europe
Expat
Expat - Emploi

EXPATRIATION – 10 pays pour booster sa carrière

Etats-Unis, Royaume-Uni, Taïwan... Sur la base des réponses apportées par 14.000 personnes expatriées (de toutes nationalités), la dernière enquête publiée par InterNations compile les pays où il faut s’expatrier si l’on veut booster sa carrière. L'Europe est mal classée.

COACHING - Le sacrifice du conjoint suiveur

Selon une enquête récente auprès de la population francophone expatriée, 49% des conjoints suiveurs en recherche d’emploi auraient le sentiment d’avoir sacrifié leur carrière*. Ce chiffre m’a interpellée, car je trouve cela dommage de voir autant de personnes qui voient leur expatriation comme un sacrifice de leur carrière. 
Expat - Politique
Magazine