Milan

ECONOMIE – La fuite des travailleurs d’Italie

En 7 ans, un demi-million d’italiens se sont désinscrits des registres de leur commune de résidence pour aller vivre en dehors des frontières du Belpaese. Allemagne, Grande-Bretagne et France sont les destinations préférées de ces travailleurs transalpins. On arrive à 800.000 si l’on ajoute les 300.000 étrangers, principalement originaires de l’Est, qui ont préféré rentrer chez eux après quelques années passées dans la Péninsule.

C’est ce qui ressort d’une étude menée par l’Observatoire Statistique des Consultants du travail qui dans leur rapport « Où est le travail ? » analyse les déplacements des italiens pour des raisons de travail pendant les années de la crise.

Les flux internes au Belpaese changent également la carte du pays. Aussi, la Lombardie a gagné 100.000 nouveaux résidents entre 2008 et 2015 alors que la Campagnie, au Sud, en a perdu 160.000.
« L’Italie est un pays avec des opportunités très différentes et une situation d’hétérogénéité interne qui n’a pas d’équivalent en Europe », évoque les experts dans le rapport.

Un éventail qui confirme combien l’offre de travail dans les 110 provinces italiennes diffère entre le nord et le Sud. On passe en effet d’un taux d’occupation de 37 % dans la Province de Reggio Calabria au Sud, à un taux de 72 % dans la Province de Bolzano au Nord.

La rédaction (www.lepetitjournal.com/Milan) – Mercredi 5 juillet 2017

Source photo : pixabay

HAUSSE DU CHÔMAGE – La préoccupante situation des jeunes Italiens

Après 8 mois positifs, le nombre d’actifs en Italie chute de nouveau en mai, provoquant un taux de chômage de 11,3 %, selon l’Istat, l’institut de la statistique italien. On estime ainsi 51.000 travailleurs en moins par rapport au mois précédent.

Malgré cette mauvaise nouvelle, la dynamique annuelle reste positive. En effet, on compte 141.000 actifs de plus par rapport à mai 2016, soit une légère hausse de 0,6 %.
A noter : seuls les travailleurs de plus de 50 ans augmentent ainsi que ceux bénéficiant de contrats à durée déterminée.

La situation des jeunes continue à empirer : 37 % sont au chômage en mai 2017, soit 1,8 points de plus que le mois précédent.
L’Eurostat, qui vient également de publier les chiffres du chômage relatifs à la zone euro, s’alarme du taux de chômage des jeunes italiens, bien supérieur à celui de la moyenne européenne, resté stable en mai à 18,9%.

Cette situation place le Belpaese à la 3ème position avec la Grèce (46,6 % en mars 2017) et l’Espagne (38,6 %). Les jeunes italiens ont de quoi envier leurs homologues allemands, dont seuls 6,7 % sont au chômage.

La rédaction (www.lepetitjournal.com/Milan) – Mardi 4 juillet 2017

Source photo : pixabay.com

ÉCONOMIE – L’écart entre le Nord et le Sud de l’Italie s’aggrandit

La différence Nord-Sud est une situation connue depuis de nombreuses années dans la Péninsule. En 2017, le fossé continue de s’agrandir selon une étude comparant le PIB par habitant, le taux de chômage, le taux d’activité et de l’exclusion sociale de toutes les régions de la Péninsule, de 2007 à aujourd’hui.

Aujourd’hui, le PIB par habitant est de 32.889 euros ans le Nord, 18.426 euros dans le Sud, soit une différence de près de 15.000 euros, environ 800 euros de plus qu’il y a 10 ans, selon l’étude menée par la Cgia Mestre et rendue publique le 24 juin dernier.

Pire, le risque de pauvreté atteint 46,4 % en 2015 dans le Sud. Il était de 42,7 % en 2007. En clair, près d’un habitant sur deux dans le Mezzogiorno se trouve en graves difficultés économiques. Au Nord, le seuil de pauvreté est passé de 16 % à 17,4 %.

Quant au marché du travail, la différence se révèle encore plus préoccupante. Surtout si l’on considère le premier de la classe, la région autonome de Bolzano, qui compte un taux d’occupation de 72,7 % et le dernier de la classe, la Calabre, qui a un taux de 39,6 %. De manière plus générale, il existe une différence de 22,5 points entre le Nord et le Sud aujourd’hui, soit 2,4 de plus qu’il y a 10 ans.
Enfin, si le taux de chômage a augmenté dans toute l’Italie ces dernières années, la différence entre le Nord et le Sud était de 7,5 points il y a 10 ans. Elle a atteint 12 points en 2016.

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La rédaction (www.lepetitjournal.com/Milan) – Mardi 27 juin 2017

Source photo:  Wikipedia

ISTAT – Une population italienne toujours moins nombreuse

L’Istat révèle les dernières statistiques, photographie de l’Italie. Et les démographes ont de quoi s’inquiéter : le nombre de naissances continue à chuter, les résidents italiens sont toujours moins nombreux alors que la population étrangère augmente. En clair, le Belpaese est un pays vieillissant.

Plus de 60 millions de personnes vivent sur le territoire italien au 31 décembre 2016, dont 8,3 % d’étrangers selon les chiffres révélés par l’Istat hier. Une population qui continue à baisser par rapport à l’année précédente avec 76.106 individus en moins, alors que la population étrangère augmente de plus de 20.000 individus.
A cela s’ajoute une population vieillissante. En effet, le nombre de naissances continue de chuter depuis 2008. Pour la deuxième année consécutive, le nombre de nouveau-nés ne dépasse pas la barre du demi-million : 473.438 exactement dont 14, 7% de bébés étrangers, eux aussi en baisse. Le nombre de décès quant à lui (615.000), en légère baisse par rapport à 2015, demeure supérieur à celui des naissances.

Nouveaux italiens
En 2016, on dénombre 200.000 « nouveaux italiens », un chiffre en hausse par rapport à 2015. Parmi eux, la moitié sont des Européens dont 23,2 % de roumains et 8,9 % d’albanais, les deux nationalités les plus représentées.
Les régions du Nord et du Centre restent les plus attractives, aussi bien pour les étrangers que pour les italiens eux-mêmes.

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La rédaction (www.lepetitjournal.com/Milan) – Mercredi 14 juin 2017

CULTURE - 26 musées d’art moderne d’Italie en une carte

Contemporeananemente Italia, lancée lors du G7 de la culture à Florence, est une nouvelle carte qui permet de visiter 26 musées d’art moderne et contemporain pour 30 euros, pendant 6 mois, soit jusqu’au 31 décembre 2017.
Du MAXXI de Rome à la Fondation Prada à Milan et Venise en passant par le Musée d’Art Moderne de Bologne, il est possible d’accéder une seule fois (pour une journée de visite donc) dans chacun des 26 musées adhérents.
C’est la première fois qu’une telle initiative consacrée à l’art contemporain implique des musées répartis dans tout le pays et pas seulement au niveau du même région.
A noter : la carte est nominative et ne peut être cédée.

Les musées participants à l’initiative :
Fondazione La Triennale di Milano; Fondazione Prada (Milano e Venezia); Museo del Novecento di Milano; Pirelli HangarBicocca di Milano; Fondazione Mario Merz di Torino; Fondazione Sandretto Re Rebaudengo di Torino; Castello di Rivoli Museo d’Arte Contemporanea; Fondazione Musei Civici di Venezia; MAMbo, Museo d’Arte Moderna di Bologna; Museo Novecento di Firenze; Centro per l’Arte Contemporanea Luigi Pecci di Prato; Azienda Speciale Palaexpo – Palazzo delle Esposizioni di Roma; Fondazione MAXXI Museo nazionale delle arti del XXI secolo di Roma; Galleria Nazionale d’Arte Moderna e Contemporanea di Roma; MADRE – Museo d’arte contemporanea Donnaregina di Napoli; MAN, Museo d’Arte Provincia di Nuoro; Fondazione Fotografia Modena; Galleria Civica di Modena; Fondazione Pino Pascali di Polignano a Mare; Museo MAGA di Gallarate e Palazzo Leone da Perego di Legnago; MARCA, Museo delle Arti di Catanzaro; Museo Nivola di Orani; Museo Riso di Palermo.

Pour acheter la carte, il suffit de se rendre dans l'un de ces 26 musées.

En bonus, grâce à un partenariat avec Trenitalia, les titulaires de la carte Contemporaneamente Italia bénéficient d’une réduction de 20 % sur tous les billets de train, alors que les détenteurs d’une Cartafreccia de Trenitalia ont droit à une réduction de 10 % sur l’achat de la carte.
Une motivation de plus pour partir en week-end…culturel.

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La rédaction (www.lepetitjournal.com/Milan) – Vendredi 9 juin 2017

Photo : Entrée du Musée MAXXI à Rome (Wikimedia Commons)

VTC – Uber en Italie, c’est fini

La justice italienne vient d’interdire Uber sur son territoire dans une décision rendue le 7 avril, selon le Corriere della Sera.

Nouveau coup dur pour l’entreprise américaine Uber. Le tribunal de Rome a décidé d’interdire l’application de son territoire ainsi que toute forme de promotion, selon le quotidien milanais le Corriere della Sera.  Après avoir déjà banni Uberpop en juin 2015, le service à bas prix utilisant des conducteurs non professionnels, tous les services sont ici visés : Lux, Suv, Van, Black, Select, Uber X et XL.
Les juges ont ainsi donné raison aux taxis et met fin à une guerre légale enclenchée il y a 2 ans pour concurrence déloyale.
Les avocats d’Uber déclarent au Corriere della Sera vouloir ne pas en rester là : « Nous allons faire appel de ce jugement basé sur une loi vieille de 25 ans. Le gouvernement italien ne peut plus perdre de temps et doit désormais décider s'il veut rester ancré dans le passé ou s'il veut permettre aux Italiens de bénéficier des nouvelles technologies. »
Uber a 10 jours pour faire appel ou mettre un terme à ses services en Italie. A défaut, il s'exposera à une amende de 10 000 euros par jour.

La rédaction – (www.lepetitjournal.com/Milan) – Lundi 10 avril 2017

Source photo: flickr.com @freestocks.org

VESPA – Les USA visent à bloquer les importations de plusieurs produits italiens et français

L’administration Trump vise à limiter les importations d’une série de produits européens. En ligne de mire notamment, des symboles italiens et français comme le scooter Vespa, le roquefort, les eaux de Perrier et San Pellegrino…

La Vespa, symbole du made in Italy depuis les années Dolce Vita (1960), le roquefort et autres fromages français, l’eau de Perrier et la San Pellegrino… Ces produits pourraient devenir les premières cibles européennes du protectionnisme voulu par Donald Trump, selon les révélations du Wall Street journal.
L’offensive de l’administration américaine serait une réponse à l’interdiction européenne, contentieux qui remonte aux années George W. Bush, d’importer la viande bovine américaine nourrie aux OGM. En particulier, l’Union européenne reste accusée par les producteurs américains de ne pas ouvrir suffisamment ses marchés aux viandes non traitées, malgré un accord de 2009.
La punition viserait à augmenter jusqu’à 100 % la valeur déclarée du produit, ce qui revient en clair à doubler le prix de ce dernier. De quoi dissuader plus d’un consommateur à acheter !

La rédaction - (www.lepetitjournal.com/Milan) – Vendredi 31 mars 2017

Source photo: piaxabay

Milan

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COACHING – L’effet miroir de mes parents

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GESTION DE CRISE – Les consuls face à l’exceptionnel

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TRIBUNE - La marginalisation des Français de l'étranger est En Marche

"Make French People abroad great again !Je me permets d'interpeller officiellement les 10 députés de la République En MARCHE à l'étranger. Dans le discours du President de la Republique à Versailles, comme dans le discours de politique générale du Premier Ministre on ne trouve aucune mention aux Français de l'étranger". Une tribune de Boris Faure, Conseiller consulaire des Français de Belgique
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