AVIATION – L’aéromodélisme rétro à Mexico a un maître

Marco Antonio Guillermo nous a ouvert la porte de son atelier: un univers avec des ailes. Sur les murs, des dizaines d’avions attendent la prochaine sortie, l’heure où ils domptent le ciel. D’où lui vient cette passion? Comment donne t-il forme à ces avions ? Comment volent-ils ? Marco Antonio Guillermo nous livre les secrets de l’aéromodélisme rétro

Photos: Marion Du Bron

Dans les rêves d’un enfant
Marco reçoit pour ses 11 ans le kit d’un Piper Cub, un avion mythique des années trente. C’est le début d’une passion. Dès lors il utilisera systématiquement son argent de poche pour s’acheter ses maquettes, les construire et les faire voler.

La construction des avions : un travail d’orfèvre
Comment fabrique-t-on ces avions ? Avec de la patience, de la précision, du savoir faire, de l’habilité et de l’art. Marco construit ses avions de A à Z (à l’exception du moteur). D’abord, il élabore les pièces à partir d’un patron. Le squelette de l’armature est taillé dans le bois de balsa, un bois d’Amazonie d’une extrême légèreté. Il est ensuite recouvert de papier japonais ou de tissu, la soie étant particulièrement prisée pour ses qualités intrinsèques qui optimisent l’aérodynamisme. Il faut parfois plusieurs semaines voire plusieurs mois pour lui donner vie. Marco fabrique l’hélice à la main, tâche longue et laborieuse mais ainsi elle est plus belle et plus légère. L’assemblage des diverses pièces est aussi un moment délicat car il faut mettre l’élastique à l’intérieur du fuselage et le relier à l’hélice, ce qui permettra à l’avion de prendre de la hauteur. On peut remplacer l’élastique par un moteur mais on perd alors la magie du silence. Enfin, les ailes, la queue et le nez de l’avion sont fixés et l’avion est prêt au décollage. Quel est secret pour que les avions volent ? La conception et la construction doivent être parfaites. L’avion est un oiseau.

Les avions mythiques
Les avions de la première moitié du XXe siècle appartiennent à une époque mythique, le temps des pionniers, ces aventuriers fous qui défiaient la gravité, les premiers vols, les premières traversées: c’est qu’ils avaient une confiance absolue dans leurs engins. D’ailleurs les avions des années 20 volent toujours. On comprend alors la fascination de Marco pour ces avions avec des noms hollywoodiens : Piper, Spook, Silver Streak, Cleveland Gull, Pacific Ace, Jaguar, Porkey, Pee Wee, Mr Malcolm, Sparky, Tiger, Phantom, Cruiser, Wisp, Mr-Bryo, Eugenie. Lors du vol libre qui se nomme ainsi car non télécommandé, certains avions se perdent, à moins qu’ils n’aillent voler vers d’autres cieux, explorer le monde, à la recherche du temps perdu.
Trop rares sont les passionnés au Mexique de ces oiseaux de bois et de soie et Marco apparait ici comme un solitaire. Sans sponsors, participer aux festivals aux USA, au Canada ou en France est illusoire car transporter ces avions dans de bonnes conditions, cela requiert une logistique particulière. Alors levons nos yeux encore une fois sur ces avions et laissons nous porter par la magie : amis, bon vol !

Marion DU BRON (www.lepetitjournal.com/mexico) mercredi 6 février 20123

Pour en savoir plus: Site Internet

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