Melbourne

EMPLOI - Le recrutement en Australie

Notre article « Vivre en Australie : après le rêve la réalité », vous expliquait que s’adapter et vivre en Australie pouvait parfois être un parcours semé d’embuches ou tout du moins plus difficile que ce que l’on peut imaginer. Cela est aussi le cas lorsqu’on est à la recherche d’un emploi.

Entre le CV français qui ne correspond pas aux normes australiennes, les diplômes qui ne sont pas toujours reconnus ici, l’expérience australienne qui est nulle ou peu importante et le réseau qui est différent, le francophone n’a pas toujours les bonnes cartes en main pour trouver un travail au pays des kangourous. Pourtant, les francophones sont de plus en plus nombreux à venir chercher un emploi en Australie, attirés par les moins de 5% de chômage du pays et la qualité de vie.

Mireille Giraud, Orange business service, nous raconte son expérience :

« Je voulais m’installer en Australie et malgré une expérience internationale j’ai dû adapter mon discours au marché que je prospectais. Avant de venir en reconnaissance à Sydney j’ai préparé mon discours : pourquoi j’étais venue en Australie, quelles étaient mes compétences, j’ai refait mon CV, j’ai activé mon réseau, j’ai essayé de comprendre comment marchait le sponsorship, j’ai rencontré des chasseurs de têtes, des gens travaillant dans mon domaine… Et c’est deux jours avant de repartir en France,  que j’ai trouvé un emploi à Melbourne.

Je pense que les jeunes qui viennent ici ne sont pas préparés, on leur a vendu du rêve. Même si c’est vrai que tout est possible ici, il faut s’accrocher. Chercher du travail c’est un boulot à plein temps. Les personnes qui partent en Visa Vacances Travail (VVT) ou Programme Vacances Travail (PVT) doivent profiter du fait de pouvoir travailler et prendre un vrai travail, pour ensuite voir si l’entreprise peut les recruter derrière. Quoiqu’il arrive, ça leur fait une expérience sur le marché australien, et c’est alors plus facile de trouver du travail ailleurs.

Une fois embauché, il faut savoir prendre les habitudes aussies : il faut arriver tôt, prendre le temps d’aller boire un café avec ses collègues (parce que la plupart du temps, les décisions se font à ce moment-là), parler comme eux, faire des barbecues… En France, tu invites les gens pour les connaitre, en Australie, les gens t’invitent une fois qu’ils te connaissent. Prendre des verres fait partie de la culture, mais ça ne veut pas dire qu’on est amis. Rentrer dans leur cercle, c’est quelque chose qui met beaucoup de temps.

Il faut bien parler anglais aussi, sinon ça reste un frein. Il faut pouvoir avoir des sujets de conversations qui nous semblent "triviaux", comme le footy, le rugby… C’est important ici. Il faut savoir parler de rien en fait, montrer qu’on est intéressé par le pays, être perçu comme quelqu’un qui a envie de s’investir. Moi, je dis que je suis une ‘Fraussie’ (French-Aussie). Ça fait rire les gens, et le courant passe mieux".

 

Une présence francophone en hausse

Le nombre de francophones installés en Australie a presque doublé en quelques années : en 2011, il était estimé à 75 000. Les Français, eux, sont plus 49.250 à vivre et travailler en Australie. De plus, il existe aujourd’hui plus de 250 entreprises françaises en Australie.

En 2011, 18.000 Français ont opté pour le visa vacances-travail, qui permet plutôt de trouver des petits boulots, mais permet également de chercher un travail plus qualifié ensuite.

La "liste des qualifications prioritaires" (Skilled Occupation List) indique les qualifications dont l’Australie manque: santé, ingénierie, éducation… Pour savoir si votre travail en fait partie, allez sur le site, ici 

Pour aider dans votre recherche

Les Young professionnal de la FACCI organisent le 23 mai à Melbourne un apéritif à thème sur la recherche d’emploi, le Business Series Tchin Tchin HR-Recruitement. Pour plus d’informations, ici.

Mais vous pouvez aussi contacter différents organismes en Australie qui aident les expatriés francophones dans leur recherche d’emploi : le FACCI, UFE Avenir et différentes entreprises de recrutement francophones.

La French-Australian Chamber of Commerce and Industry - FACCI

Le site "My australian job" créé par la FACCI  aide les demandeurs d’emplois expatriés en Australie. L’objectif de ce site est de proposer une plate-forme de recrutement unique pour les demandeurs d’emplois de plus en plus nombreux (aussi bien pour les francophones que pour les professionnels multilingues).

Cette plate-forme permet aux entreprises de trouver des candidats en fonction de leurs compétences et des connaissances requises pour le job. Les entreprises peuvent publier leurs offres d’emploi sur le site, quels que soient leurs contrats (plein-temps, mi-temps, temporaire, stages, etc.), pour des fonctions diverses, particulièrement celles qui souffrent d’une pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Les candidats ont la possibilité d’accéder aux offres disponibles en Australie après avoir créé leur profil professionnel afin que leur CV soit mis à disposition des recruteurs. Depuis sa création début 2013, "My Australian Job" a enregistré plus de 1.000 candidatures, principalement de francophones.

L'Union des Français de l'Etranger Avenir - UFE Avenir

L’Union des Français de l’étranger (UFE) est la plus importante association de Français à l’étranger. Elle a pour fonction de venir en aide aux Français installés à l’étranger, que ce soit pour l’emploi, l’installation, le côté social...

Créée en 2005, UFE Avenir est destinée aux jeunes membres de l’UFE  ou aux jeunes expatriés : jeunes actifs, VIE ou étudiants. UFE Avenir permet aux jeunes membres de l’UFE d’échanger autour de manifestations le plus souvent à caractère festif. Rejoindre l’UFE Avenir, c’est profiter de l’expérience de ceux qui sont déjà partis, rejoindre un réseau de jeunes à l’étranger, avoir les conseils pour trouver un job, un stage, un logement…

Polyglot

Polyglot est un groupe qui propose des solutions aux entreprises qui souhaitent s’étendre au niveau international. Ils assistent leurs clients au niveau du recrutement, des ressources humaines, de la formation et du développement, de la traduction et de l’interprétation ou des solutions d’affaires. Pour eux, les principaux secteurs qui recrutent pour le moment sont l’informatique, l’ingénierie, le secteur minier, les secteurs dans le pétrole et le gaz, les services financiers, la construction et le luxe, qui sont en manque de personnel qualifié. Les secteurs porteurs sont, eux, plutôt tournés vers l’Asie. Un informaticien qui parle mandarin sera par exemple une perle rare très demandée en Australie. Sans surprise, les jeunes sont une grande majorité de leurs clients. Les bilingues sont, eux, souvent recrutés pour être managers, géologues, ingénieurs, assistants personnels ou gestionnaires des opérations.

The DHR Group

Le DHR Group s’est spécialisé afin d’aider les organisations à se construire par le biais de leurs employés. Il possède 2 divisions : le service de recherche et l’orientation de carrière, afin d’aider leurs clients à trouver des employés compétents et à développer leurs capacités pour le futur. L’entreprise cherche à développer la capacité des entreprises ou du personnel à différents niveaux : le recrutement, le maintien et la performance. 

Julia Szuflak (www.lepetitjournal.com/melbourne) mardi 21 mai 2013

Melbourne

EBOLA - L'Australie prend des mesures radicales pour se protéger face a l'épidémie

Le ministre de l'Immigration australien Scott Morrison a déclaré lundi devant le Parlement que le gouvernement suspendait provisoirement son programme d'immigration en provenance de Guinée, de Sierra Léone et du Liberia. La suspension concerne également le programme humanitaire. Cela signifie que les nouvelles demandes de visas ne sont plus instruites et les visas temporaires déjà accordés aux personnes n'ayant pas encore quitté leur pays sont…

SANTE - La grossesse en expatriation

Les analyses ont confirmé la bonne nouvelle, vous êtes, bel et bien, enceinte. Certains signes vous avaient mis la puce à l'oreille, mais maintenant…
Actualité Australie

EBOLA - L'Australie prend des mesures radicales pour se protéger face a l'épidémie

Le ministre de l'Immigration australien Scott Morrison a déclaré lundi devant le Parlement que le gouvernement suspendait provisoirement son programme d'immigration en provenance de Guinée, de Sierra Léone et du Liberia. La suspension concerne également le programme humanitaire. Cela signifie que les nouvelles demandes de visas ne sont plus instruites et les visas temporaires déjà accordés aux personnes n'ayant pas encore quitté leur pays sont annulés. Les personnes ayant obtenu des visas permanents sur des bases humanitaires sont, elles, soumises à trois séries d'examens médicaux, avant leur départ, et une nouvelle fois à leur arrivée en Australie. Les autres détenteurs de visas longues durées doivent, avant de partir, se soumettre à trois semaines de quarantaine.Cette annonce survient alors qu'une jeune fille de 18 ans, arrivée il y a 12 jours en Australie en provenance de Guinée, a été placée à l'isolement dans un hôpital de l'Etat de Queensland après avoir présenté de la fièvre. Les tests se sont révélés négatifs pour le virus Ebola mais elle subira de nouveaux examens ce mercredi.D'autres Etats ont pris également des mesures drastiques comme les Etats-Unis avec l'instauration d'une quarantaine obligatoire pour tous les voyageurs ayant eu des contacts avec des malades en Afrique de l'Ouest, même en l'absence de symptômes (Etat de New York). La Belgique a déclaré qu'elle avait arrêté les expulsions forcées d'immigrés clandestins vers les pays africains touchés par Ebola.Plus de 10 000 personnes ont été contaminées par le virus Ebola dans huit pays - principalement en Afrique de l'Ouest - depuis le début de l'année, et près de la moitié sont mortes, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) Flore Gregorini (Lepetitjournal.com/sydney), jeudi 30 octobre 2014
A la une

ERIC-EMMANUEL SCHMITT - "J’ai découvert que j’étais français à l’étranger"

Romancier, réalisateur, dramaturge, conteur… À 54 ans, Éric-Emmanuel Schmitt est une machine naturelle à créer. À succès aussi puisque ses œuvres littéraires et théâtrales sont saluées de par le monde et reçoivent des récompenses en Italie, en Espagne, en Allemagne, en Suisse et, bien sûr, en France. À l’occasion de la sortie de son nouveau roman épistolaire Le poison d’amour, paru aux éditions Albin Michel, qui plonge dans le journal intime de…
France/Monde
En direct d'Asie Pacifique
Expat
Expat - Emploi

SINGAPOUR - Paradis des start-up

Start up Singapour
Selon une étude menée par la Singapore Venture Capital and Private Equity Association (SVCA), Singapour serait le meilleur endroit pour créer et développer une start-up en Asie du Sud-Est .

EXPATRIATION - Je me sens nulle… Est-ce normal docteur ?

"Si je vous disais, Docteur Bobo, que pas plus tard qu’hier je suis restée paralysée au téléphone car il fallait que je prenne rendez-vous chez un médecin et que l’on m’a demandé des tas d’informations notamment sur mon assurance, et là j’ai paniqué. C’était un échange dans la langue locale que je pensais « maîtriser » et pourtant en raccrochant je me suis sentie si « nulle »".
Expat - Politique
Magazine
Les trophées

TROPHEES 2014 – Les sept lauréats ont été récompensés au Quai d’Orsay

La cérémonie des Trophées des Français de l’étranger, organisée par lepetitjournal.com, s’est déroulée ce jeudi 6 mars, dans le cadre prestigieux du Ministère des Affaires étrangères. Devant leurs proches, les élus, les partenaires et la Ministre déléguée chargée des Français de l’étranger, Hélène Conway-Mouret, les sept lauréats ont été récompensés pour leur parcours d’exception.