Manille

ACTUALITE – Retour sur une semaine politique chargée

De retour d’une semaine d’évasions dans différents paradis retrouvés de l’archipel, la rédaction du petitjournal.com/manille vous propose de revenir sur quelques événements politiques qui ont ponctué la vie philippine durant cette période et continuent de soulever interrogations et inquiétudes. Aujourd’hui, point d’étape sur l’avancée du processus d’une possible restauration de la peine de mort.

Les débats parlementaires sur la possibilité et l’opportunité d’une restauration de la peine de mort aux Philippines se sont en effet nettement accélérés ces quinze derniers jours, semblant presque prendre de cours une opposition pourtant ferme et structurée.

Plutôt que de donner lieu aux controverses nourries qu’un tel sujet laissait pourtant attendre, la loi a été rapidement aménagée par ses défenseurs mêmes afin d’en faciliter le vote. Ainsi, la dernière version dudit projet de loi ne retient-elle que des crimes odieux en lien avec le trafic de drogue. Le pillage, la trahison ou le viol n’apparaissent plus dans la liste des délits passibles de la peine capitale.

Le champ d’application de cette peine a été également limité à des condamnés âgés entre 18 et 70 ans.

Le 1er mars dernier, la Chambre des représentants a voté le projet en deuxième lecture. Les amendements, que plusieurs parlementaires souhaitaient voir discuter, ont été rejetés. Le vote final du projet de loi, en troisième lecture, devrait avoir lieu avant le 15 mars prochain.

Malgré les nettes et rapides avancées de ce projet, l’opposition parlementaire n’a pas tardé à structurer son action. Harry Roque, membre de la Chambre des représentants, a ainsi rappelé sa détermination à déposer plainte pour inconstitutionnalité auprès de la Cour suprême dans le cas où la loi serait finalement votée par le Congrès. Selon lui, la restauration de la peine de mort violerait une clause de la Constitution philippine de 1987 : cette clause interdit en effet l’usage de la peine capitale pour les crimes odieux.

Dans le même temps, le président du Sénat, Aquilino Pimentel, a rappelé qu’il espérait et attendait de véritables débats au sein de sa chambre. Les sénateurs sont en effet conscients que l’accélération du processus législatif a sans aucun doute pesé sur le vote de la Chambre des représentants. Karen Gomez-Dumpit, commissaire aux droits de l’Homme, a émis le même vœu, dans l’optique d’un strict respect du processus législatif. Selon le décompte du sénateur Vicente Sotto III, leader de la majorité,12 sénateurs se prononceraient aujourd’hui en faveur du projet de loi quand 12 s’y opposeraient.

L’opposition continue également d’agir au sein de la société civile : les évêques catholiques de l’Eglise philippine et les universitaires engagés dans ce combat ont réaffirmé leur volonté de défendre leurs argumentaires contre la peine de mort.

Les militants d’Amnesty International, de leur côté, continuent de diffuser les études statistiques qui démontrent l’inefficacité de la peine de mort pour combattre la criminalité. Selon eux, "dire "oui "à cette proposition de restauration de la peine de mort est une honte et un affront à l’histoire des Philippines, nation forte qui a joué un rôle de premier plan dans la diffusion des droits de l’Homme en Asie."

François COUDRAY (www.lepetitjournal.com/manille) lundi 06 mars 2017

 
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